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Le Loup

Hungry Like The Wolf

Écrit par

Le 27 février 2008, Le Loup déployait ses griffes pour la première fois dans la petite salle bruxelloise. Presque deux ans jour pour jour après avoir perpétré son premier carnage à la Rotonde du Botanique, la meute, dont deux membres se sont fait abattre en cours de route, revient semer la terreur. Pour attirer le gibier, elle s’est armée de « Family », une formidable deuxième galette, évoquant un Fleet Foxes voire un Grizzly Bear dévoré par des Animal Collective. Ce soir, c’est sûr, ça va sentir la bête !

A 20h15, une Rotonde à moitié remplie accueille les cinq bestiaux washingtoniens. Ils sont venus défendre leur nouvelle portée. En ouverture, on se repaît d’un « Saddle Mountain », immédiatement enchaîné par un « Beach Town » de toute beauté. Le leader de la troupe, Sam Simkoff, sautille devant son clavier. Le public, lui, se contient. Quelques fessiers gigotent sur les tribunes mais personne n’ose encore s’avancer sur le parterre, à découvert. C’est que Le Loup montre les crocs et accélère la cadence.

Les sonorités frénétiques de « Family » rejoignent harmonieusement celles de « The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millenium General Assembly ». « We Are Gods, We Are Wolves » s’échappe des baffles, très vite suivi par le titre-maître du deuxième Long Play et un « Outside Of This Car, The End Of The World » à la rythmique envoûtante. Difficile de rester le cul scotché aux gradins. Les proies bouillonnent. Le Loup s’en lèche les babines : ‘Tôt ou tard, vous succomberez !’ Déjà « A Celebration » vient clôturer le set.  Un berger s’approche et se laisse emporter par le son des percussions. Victoire ! Justement, un « Sherpa » salutaire va servir de rappel festif. Très vite, une bonne partie du troupeau s’approche à son tour, histoire d’allécher Le Loup, qui peut enfin se retirer, repu.

Organisation : Botanique

Le Loup

Dans la gueule du Loup

Écrit par

Riche d’un premier un premier essai irrésistible répondant au nom improbable de « The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millenium General Assembly », Le Loup était de passage à la Rotonde du Botanique ce 27 février. Histoire de donner un coup de griffes aux conventions.

Nous épargnant l’épreuve parfois pénible de la première partie, la meute s’est glissée sur scène aux alentours de 20h20. En une petite heure, les sept Canadiens ont électrifié la petite salle de leurs compos inclassables. Enchaînant les pépites de son premier ouvrage, telles que « We Are Gods ! We Are Wolves ! », « Canto XXXIV », « Le Loup (Fear Not) » ou « Planes Like Vultures », Le Loup aura offert à l’assistance une prestation somme toute classique mais loin d’être banale. Lorgnant beaucoup plus du côté de Panda Bear que de celui d’Animal Collective, le combo a démontré en deux temps trois mouvements qu’il n’était pas qu’une simple révélation instantanée mais plutôt une valeur indubitablement sûre de la scène indie. Clôturant leur set sur un nouveau morceau, « A Celebration », et le fabuleux « I Had A Dream I Died », Le Loup n’aura pas eu besoin de montrer ses crocs pour convaincre l’assistance.

(Organisation : Le Botanique)