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Leadfinger

The floating life

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Avant de fonder Leadfinger, Stephen O’Brien a sévi chez Brother Brick, Proton Energy Pills, Asteroid B-612, The Yes Men et Challenger 7. Mais Leadfinger, c’est avant tout le projet de cet Ecossais émigré en Australie depuis l’âge de 3 ans. Pour partir en tournée, il s’est quand même décidé à recruter un drummer et un bassiste ; mais lors de l’enregistrement de « The floating life », il a tout fait pratiquement seul. Et franchement, ce premier opus de Leadfinger est excellent. Epousant parfois le timbre de Tom Verlaine, de Paul Westerberg ou d’Ed Kuepper, mais sans en avoir les inflexions, sa voix gémissante est peut-être un peu limite, mais sa fragilité est bouleversante. L’ombre de l’ex Saints plane d’ailleurs sur la plupart des ballades. Et en particulier cette sensibilité mélodique typiquement australienne (« Back is the ‘burgh », « The music had the last say »). Eclectique, cet opus alterne donc compos plus acoustiques et franchement électriques. Acoustiques d’abord. A l’instar du country blues « I went looking » au cours duquel il fait glisser délicatement son bottleneck sur sa sèche. Technique qu’il reproduit sur le titre maître, une compo franchement lo-fi dont les lyrics sont directement inspirés d’un poème écrit par le poète australien John Forbes. Electriques ensuite. Dispensant même une véritable intensité blanche. Comme sur le très ‘Paisley Underground’ « Boo Radley », une compo balayée de riffs de guitare cinglants. Ou « The Philadelphia ruse » oscillant constamment entre cordes tintinnabulantes (Television ?) et ‘crazyhorsiennes’. Stephen rend également hommage à la bande du défunt Phil Lynott, à travers « Thin Lizzy », mais en s’appuyant sur une rythmique typiquement ‘Stones’ ; et puis il adresse un clin d’œil au « Rebel Rebel » de Bowie sur « The Sydney way ? » Un excellent album !