Les mille destins d’eightycuts

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

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Les Fauves

N.A.L.T 1 - A fast Introduction

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“N.A.L.T 1 - A fast Introduction” constitue le tout premier album de ce quatuor italien. De la région de Bologne, très exactement. Fait plutôt rare chez les Transalpins, ils chantent dans la langue de Shakespeare. Leur inspiration principale ? Les eighties ! Aussi bien le post punk, la new wave que le funk blanc. Pas étonnant que les chroniqueurs contemporains leur trouvent des affinités avec le punk funk de Radio 4 ou encore les Yeah Yeah Yeahs. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais remettons un peu les pendules à l’heure, parce que Les Fauves ont creusé bien davantage dans le passé. Une quasi-constante : la basse groovy, ténébreuse et élastique. Pour le reste, c’est beaucoup plus subtil. D’abord, il y a la voix, dont le timbre campe un hybride entre Alex Turner (Arctic Monkeys), Pete Doherty (Libertines, Babyshambles), Dean Wareham (Galaxie 500, Luna) et Steve Allen (Original Mirrors). Mais pour la musique, les réminiscences oscillent entre Jesus & Mary Chain (« Please please please ») et les Buzzcocks (l’enlevé « Alright »), en passant par PIL (l’excellent « No spaghindie » et son tempo épileptique). Et les Virgin Prunes. A cause de cette incursion dans l’univers du cabaret, même si les traces de funk blanc sont toujours bien présentes. Tout d’abord sur « Freak riot ». Et ensuite tout au long de « Tom Ponzi’s boogie ». Mais sur le deuxième morceau, on y rencontre également du boogie et des accès de basse gothiques (Bauhaus ?). Sans quoi, certaines plages sont hydratées par du clavier vintage ou rogné, comme à la belle époque des eighties. Et en finale (« The heroin melody »), le synthé est imprimé sur le tempo d’une valse. Il y a même un vibraphone qui flotte tout au long du curieux et déstructuré « Bombs on the Siae ».