Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (11 Items)

Le Skeleton Band

Tigre-Teigne

Écrit par

Actif depuis 15 ans, Le Skeleton Band traduit en musique ses envies d’explorer les ambiances blues poisseuses liées au bayou ou issues de la Nouvelle-Orléans, mais dans l’esprit des incantations chères à 16 Horsepower ou à Tom Waits. Sur ce 4ème album studio, enregistré en Italie, ces 4 Montpelliérains épicent leur folk/blues de banjo (« Hearken Me ») ou de mandolines, tout en adoptant une attitude théâtrale voire cabaret assumée. Enfin, la pochette de cet elpee est joliment illustrée par le célèbre tatoueur Jean-Luc Navette.

Malcolm Middleton

Summer of ‘13 (a)

Écrit par

Aidan Moffat et Malcolm Middleton sont co-leaders chez Arab Strap, une formation de post folk qui se réunit encore épisodiquement depuis 2011. Parallèlement, ce dernier a lancé sa carrière en solitaire, dès 2002. Et « Summer of ‘13 » constitue déjà son sixième album solo. Il a également publié plusieurs elpees sous le patronyme de Human don’t be angry. Bien qu’âgé de 43 balais, il faut avouer que l’Ecossais ne chôme pas.  

Pour concocter ce nouveau long playing, il a reçu le concours de Miaoux Miaoux à la mise en forme ; un producteur notoire dans le milieu de l’électro/pop. Pas étonnant, dès lors, que l’électronique soit bien présente tout au long de la plaque. Les synthés et les samples dominent même largement l’instrumentation organique. Il y a quand même de la guitare sur « Little Hurricane ». Mais pas de pistes folk minimalistes. Plutôt des plages dans l’air du temps. A l’instar de « Information In The Voice » et « Music Ticks ». Ou encore du single coloré et presque dansant « Steps » ainsi que du titre maître et de l’excellent « Like John Lennon Said », un morceau construit en crescendo. Malcolm a quand même conservé le ton solennel de ses interprétations. Qu’il communique à travers sa voix sur « Lullaby » et à l’aide du piano, tout au long de « Big Black Hole ».

En gravant « Summer of ‘13 », Malcolm Middleton est donc parvenu à opérer un compromis entre ses envies de dancefloor et son spleen typiquement scottish…

 

Malcolm Middleton

Summer of '13 (b)

Écrit par

Depuis le split d’Arab Strap (NRR : un groupe écossais qui a exercé une énorme influence sur des tas de groupes et artistes, et tout particulièrement dans l’univers du post folk) en 2006 (NDR : dix ans déjà !), les deux têtes pensantes du défunt combo écossais se consacrent à leurs carrières individuelles. Des carrières bien actives quoique trop souvent injustement ignorées sous nos cieux.

« Summer of 13’ » constitue, en effet, le 4ème opus solo de Malcolm Middleton dont la sensibilité bien particulière lui permet de développer une forme de pop ‘indie’ dominée par des claviers foutraques, mais toujours caractérisée par sa voix très caractéristique de fausset. Pour concocter cet LP, il a reçu le concours du producteur électro/pop glaswégien Miaoux Miaoux et de quelques invités, dont Scott Simpson (First Aid Kit) et Gordon Anderson (aka-Lone Pigeon, ex-Beta Band). Et il a décidé de s’y lâcher se frottant curieusement au R’n’B (« Information in the Voice ») voire en lorgnant vers le funk (« You & I »). Adoptant un ton hédoniste, parfois proche de Why ? (« Steps »), sa musique cadre parfaitement avec l’esprit d’un artiste qui agrège à merveille mélancolie et allégresse. Le talent de Malcolm Middleton est demeuré intact. Et c’est une bonne nouvelle…

 

The Trouble With Templeton

Rookie

Écrit par

Méconnu sur le Vieux Continent, The Trouble with Templeton rencontre un certain succès chez lui, en Australie. Fondé en 2011, le groupe a choisi pour patronyme, le titre d’un épisode de la série américaine The Twilight Zone. Son leader, le chanteur/compositeur Thomas Calder, vient à peine de fêter ses 23 ans. « Rookie » constitue leur premier album. La sortie de ce disque a permis au combo d’assurer, la première partie des tournées, au pays des kangourous, de Father John Misty ou encore de Monsters and Men.

D’emblée, il faut reconnaître que Thomas Chalder a un sens aigu de la mélodie, à l’instar de « You Are New » qui fait instantanément mouche. Cet opus est partagé entre morceaux entraînants (« Six Months in a Cast ») et plus mélancoliques. C’est la rencontre entre l’instrumentation acoustique et électrique qui procure à l’ensemble, son relief particulièrement agréable. Une influence majeure ? Port O’Brien. Encore que « Whimpering Child » lorgne carrément vers Radiohead. Et la voix de Calder, proche de celle de Thom Yorke, n’est pas étrangère à cette impression.

Bref si l’ensemble tient la route, il faut déplorer l’un ou l’autre accident de parcours. « Like a Kid », tout particulièrement. Les interventions de grattes évoquent… Shaka  Ponk… De mauvais goût ! M’enfin, pour un premier essai, le résultat est plus que satisfaisant. Une fois de plus, Bella Union a eu le nez creux.

Jarekus Singleton

Refuse to lose

Écrit par

A peine âgé de 29 ans, Jarekus Singleton est un jeune bluesman originaire de Clinton, dans le Mississippi. Il s’est cependant établi à Tampa, en Floride. Il a une peau noire au teint clair. Vu sa jeunesse, il a une vision contemporaine du blues, insufflant à ses compos une énergie rock, des vibrations r&b et même des élans hip hop! Jarkus avoue une passion pour les King (BB, Albert et Freddie), Stevie Ray Vaughan et en même temps pour le rap. Il a l’ambition de créer le blues du XXIème siècle. Au cours des derniers mois, il s’est produit dans le cadre d’une multitude de festivals ; ce qui lui a permis d’être repéré par Bruce Iglauer, le patron d’Alligator, label sur lequel il a signé.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio PM Music, à Memphis. Il y a reçu le concours de son backing band, soit l’organiste James Salone, le bassiste Ben Sterling, et le drummer John ‘Junior’ Blackmon.

Dès "Refuse to lose", on se rend compte que le blues de Jarekus sera différent. La construction instrumentale est plutôt complexe. L’interaction entre la guitare et l'orgue est constante. Aux six cordes, Singleton impressionne. Il est capable de libérer un tourbillon de notes rock de sa gratte ou de la faire sonner carrément blues. Soutenu par la section rythmique, "Purposely" se distingue par son funk novateur. L'orgue confirme son rôle de catalyseur naturel pour les cordes du leader. Elaborée, la structure autorise un envol chargé de passion. Excellent ! Pur r&b, "Gonna let go" est une invitation à investir la piste de danse. La voix délicatement soul de Singleton caresse "Crime scene", un blues lent contagieux traversé par un solo de guitare beau à pleurer. Et on n’est pas au bout de nos (bonnes) surprises. "Keep pushin" emprunte davantage au rock qu'au blues pur et dur. Sous la conduite de la guitare, les  changements de rythme sont judicieux. L’orgue de Salone communique à nouveau ses impulsions chaleureuses à l’ensemble. Une rampe idéale pour le décollage des cordes suivant, tout en adressant un petit clin d'œil aux échanges entre Carlos Santana et Greg Rolie, opérés dans un passé assez lointain. La barre est placée très haute et n’est pas prête de retomber. "Suspicion" bénéficie d’une délicate touche jazz. "Hell" est un blues lent accrocheur souligné par la voix harmonieuse de l’artiste. "Here" vire au funk naturel. "High minded" campe un blues très classique. "Blame game" se révèle plus singulier ; à cause une nouvelle fois de sa structure mélodique alambiquée. Pour la circonstance, Jarkus est épaulé par Brandon Santini, un jeune prodige à l’harmo et le pianiste Robert ‘Nighthawk’ Tooms. "Come with me" achève l’elpee. Un R&B rocker imprimé sur un tempo nerveux, fruit de la parfaite osmose entre les cordes et l'orgue de Salone. Un excellent album !

 

Skeletons

People

Écrit par

Ce deuxième album de Skeletons (ou Skeleton$) est une œuvre dont on risque fort de se souvenir encore d’ici quelques années. Une qualité que l’on ne rencontre que très rarement. Dommage que mon top 20 de l’année soit déjà établi, sans quoi, ce « People » figurerait certainement sur le podium.

Cerveau de la formation new-yorkaise (Brooklyn, comme par hasard !), Matt Mehan appartient à cette catégorie de génies qui se foutent pas mal des formats préétablis. L’Américain redéfinit tout simplement les contours de la musique. Dans sa manière de composer tout d’abord. Loin de tout modèle, seul dans sa bulle. Mais la musique de cette formation à géométrie variable évoque irrémédiablement Animal Collective, Gstr Del Sol et Tortoise

Skeletons n’est pourtant pas le type de groupe qui accepte de se laisser coller l’une ou l’autre étiquette. Pourtant, il pourrait revendiquer relever du nu-folk, du post-math-rock et même du nu-jazz. A l’instar de l’artwork reproduit sur la pochette, la musique de Skeletons possède de multiples facettes. Difficile dans ce cas de décrire cette solution sonore, à l’aide de mots. En extrapolant, on pourrait cependant l’imaginer à la croisée des chemins d’Animal Collective (NDR : en compagnie desquels ils ont d’ailleurs bossé), Akron/Family, Battles et même Sufjan Stevens. Malaisé de faire mieux au niveau de références !

L’album s’ouvre par « L’il Rich », une plage qui aurait pu figurer au répertoire d’Animal Collective. Soit sur l’album « Sung Tongs » ou alors « Feels ». A cause de cette ligne de guitare en retrait, des chuchotements mélancoliques et des claviers atmosphériques. A l’instar du groupe de Baltimore, Skeletons maîtrise parfaitement l’art des crescendos psychédéliques. Les riffs de guitare hypnotiques dispensés tout au long de « Grandma » et « Tania Head » évoquent plutôt Battles. Chaque titre jouit de ses propres caractéristiques. Huit perles atypiques et majestueuses qui s’enfilent sans le moindre accroc. Et lorsque le disque est terminé, on n’a qu’une seule envie : appuyer une nouvelle fois sur la touche ‘play’.

Une chose est sûre, ce « People » risque fort de devenir mon disque de chevet. Et pour un bon bout de temps. Skeletons est clairement ma découverte de l’année.

 

The Shuffletones

Chicago Sessions

Écrit par

Cet album n'est pas sorti sur le label Blue Bella, mais il aurait pu. Il a été concocté au sein des studios ‘Rancho de Rhythm’, en mars 2007. Les Shuffletones sont un duo partagé entre le chanteur/guitariste Jeremy Vasquez et l’harmoniciste Ronnie Shellist. Lors des sessions d’enregistrement, ils ont reçu le concours du bassiste/guitariste/claviériste Nick Moss, du guitariste rythmique/bassiste/claviériste Gerry Hundt, du drummer Bob Carter et du pianiste Willie Oshawny. Jeremy signe les 11 plages de l'elpee. La production a été assurée par Moss et Hundt. Jeremy et Ronnie sont établis à Denver, dans le Colorado et ils ont voulu ici satisfaire leur rêve d'enregistrer un album de Chicago blues. Ce qui explique leur périple vers la cité des vents pour réaliser ces Chicago Sessions.

L’opus démarre en force par "That's alright". L'esprit de Chicago est bien présent. Shellist est un musicien talentueux. Il vit son instrument. Le timbre vocal de Jeremy est correct. Appliqué à la six cordes, il joue sur base d'accords rythmiques. Vasquez chante, en forçant un peu la voix, "Go back home", un boogie bien inspiré. Hundt siège derrière l'orgue. Ronnie démontre à nouveau son solide tempérament. Nick Moss empoigne la guitare pour introduire "Can't stop think'n about my baby", un slow blues intense, marqué par l'intervention inspirée et percutante aux cordes de maître Moss. Nous ne sommes ici pas tellement loin de Guitar Slim. "Ghetto song" porte bien les accents des Caraïbes. Ses rythmes exotiques sont chargés de percussions et lorgnent manifestement vers Santana. "Blues keeps me strong" est une plage rythmée, au tempo funky, illuminée une fois encore par le jeu très en verve de l'harmoniciste. Et lorsque ce dernier cède le témoin, c’est au gratteur qu’il le confie pour une intervention tout aussi créative. Une excellente plage! Jeremy chante passionnément "11 mile blues", une ballade douce, en s’accompagnant à la guitare acoustique. "Here I am Part 2" (on ignore où se trouve la partie, d'ailleurs) est un Chicago blues assez classique. Shellist introduit cette compo éclatante en soufflant rageusement dans sa musique à bouche. Manifestement, il la fait souffrir. Pendant ce temps tous les musiciens se mettent à son service pour assurer le rythme alors que Jeremy concède de petites phrases très incisives, dans un style rappelant un Buddy Guy rigoureux! "I like my coffee" trempe dans un climat plutôt R&B. Reminiscent de Memphis. Très vivifiants, les motifs de guitares lorgnent vers Albert King. On y décèle également un changement de tempo judicieux, opéré dans l’esprit du "All your love" d'Otis Rush. "Walk around the block" produit une accélération manifeste du tempo. La section rythmique est empreinte de légèreté et libère pas mal de swing. Moss est passé à l'orgue. Les deux solistes ont tout le loisir pour se mettre en évidence. "Married to the blues" est un bon Chicago shuffle. Ronnie souffle toujours aussi vigoureusement et avec une puissance constante. Jeremy ne manque ni de doigté ni de créativité face aux accords de piano déchaînés d'Oshawny. La finale est encore instrumentale. Vasquez nous y soumet une énigme. Mais on devine rapidement la solution, car ce "Freddy's grits" s’adresse de toute évidence au géant texan, Freddie King. Un bon album pour ce duo issu du Colorado.    

 

Emily Haines and The Soft Skeleton

Knives Don’t Have Your Back

Écrit par

Echappée de Broken Social Scene et en vacances de Metric, Emily Haines oublie les joyeusetés de l’electro-pop au profit des doux plaisirs de la combinaison piano-voix, enveloppée d’un joli voile de cordes. Accompagnée d’une sélection d’amis réunis sous un sobriquet choisi par la jeune femme elle-même, The Soft Skeleton, Emily Haines nous entraîne sur une route à la fois rocailleuse et brumeuse, sur laquelle on s’aventure prudemment, par peur de réveiller quelques êtres malicieux, toujours prêts à jouer un mauvais tour à quiconque les aura dérangés dans leur profond sommeil. On s’y promène sur la pointe des pieds, suivant le chemin tracé par la Canadienne. Malheureusement, au bout de quelques mètres, la route paraît de plus en plus laborieuse et le paysage donne l’étrange impression de tourner en rond. Aussi vrai que “Knives Don’t Have Your Back” soit un premier essai assez bien fignolé, il souffre néanmoins d’un manque de variation qui porte préjudice à l’ensemble. Intéressant le temps d’une séance d’écoute rapide, l’essai semble limite soporifique dès la deuxième. Charmant mais loin d’être impressionnant.

LeToya

LeToya

Écrit par

Question : 'Quelle est l’ex-Destiny’s Child ayant le mieux réussi sa carrière en solo : a) Beyoncé Knowles, b) Kelly Rowland, c) la figurante dont personne connaît le nom, d) LeToya Luckett?'. Beyoncé ? C’est votre dernier mot ? Pas de bol. A quelques semaines près, vous auriez peut-être récolté le pactole. Profitant de l’hibernation de ses ex-consoeurs, LeToya réussit un véritable tour de force aux Etats-Unis en squattant la pole position du Billboard, aussi bien du côté des singles que des albums. Une belle revanche pour la demoiselle qui, quelques années auparavant, s’est vu gentiment remerciée pour avoir osé suggérer le remplacement du papa à Beyoncé, manager des feues Destiny’s Child, par une personne neutre. De plus, LeToya ne manque pas d’humour. Après avoir intenté deux procès à ses anciennes camarades, elle déclare ‘Non, je n’ai pas de ressentiments envers elles’. Fatiguée de nourrir la rubrique potins des tabloïds, la jeune fille prend sur elle, efface l’ardoise et lance un nouveau girl band, Anjel. Un flop intégral. Il lui fallait donc faire un choix entre une carrière solo ou devenir serveuse au McDo. Et comme il aurait été triste de gâcher un tel potentiel commercial dans la vente de Big Mac, le label Capitol la prend ‘généreusement’ en charge et confie la production de son premier album solo à quelques uns des plus grands producteurs R’n’B (Jermaine Dupri, Terry Allen, etc.). « LeToya » débarque alors dans les bacs. Carton plein.

Question : 'Auquel de ces éléments doit-elle ce succès : a) ses hits potentiels, b) les photos sexy de la pochette, c) une production originale, d) une voix unique en son genre ?'. Réponse b ? C’est votre dernier mot ? Bien joué. En effet, hormis les charmantes images qui alimentent le livret, il n’y a pas grand-chose à retirer de cet essai éponyme. Condensé de R’n’B soporifique et de ballades mièvres aux textes clichés, « LeToya » est une simple relecture des tubes de ce genre musical, circa mid-nineties. On pense, sans la moindre excitation, à TLC (« So Special »), Toni Braxton (« Torn ») ou encore Brownstone (« Obvious »). Bref, toutes ces artistes aujourd’hui disparues de la circulation. Ce succès serait-il donc expliqué par une certaine nostalgie ? Le fait est que même les titres un tant soit peu ‘modernes’ n’ont rien d’original (« All Eyes On Me » et ses rythmes aussi arabisants et tubesques que le « Baby Boy » de sa principale rivale…). A l’heure où une certaine chaîne musicale n’en a plus que pour la Urban Music, LeToya peut dormir sur ses deux oreilles. Mais nul doute que l’heure de son règne est commercialement comptée. D’ailleurs, à ce propos, dernière question : ‘La femme à Jay-Z, elle sort pas un album bientôt ???’…

Malcolm Middleton

Into the woods

Écrit par
Malcolm Middleton n’est autre que la seconde moitié d’Arab Strap, duo qu’il partage en compagnie d’Aidan Moffat. En 2001, il commettait un premier essai en solitaire : « 5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol ». « Into the woods » constitue donc son deuxième opus solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de quelques invités, parmi lesquels figurent Paul Savage et Alan Barr des Delgados, Jenny Reeve (The Reindeer Section), Stuart Braithwhite et Barry Burns de Mogwai ainsi que son comparse Aidan Moffat. Malcolm possède une belle plume. Et il le démontre à travers les lyrics des 12 chansons de cet opus ; lyrics qui traitent des vicissitudes et des expériences de la vie amoureuse sous un angle tour à tour amer, humoristique, sarcastique, sordide et même autocritique. Des chansons qu’il interprète d’une voix chaude, légèrement nasillarde, caractérisée par un accent écossais très prononcé. D’un ton mélancolique, vous vous en doutez, mais très souvent sur un tempo allègre, insouciant et paradoxalement optimiste. Et dans un style qui mêle subtilement instrumentation acoustique, électrique et électronique (NDR : surtout en fin de parcours). L’ombre de Sophia n’est parfois pas très loin (NDR sous sa forme la plus énergique tout au long du complexe « Bear with me », la plus romantique sur le ténébreux « Autumn »). Celle des Pogues non plus (le celtique « Monday night nothing »). Allègre et gracile, « Break my heart » nous replonge même dans l’univers ‘postcard’ d’Aztec Camera’. Tourbillonnant entre noisy et psychédélisme, l’excellent « Loneliness shines » navigue quelque part entre Ride et My Bloody Valentine. Ondulant et funky, « No modest bear » ouvre la porte au mode électro. Qu’approfondissent « Solemn thirsty », proche d’un Notwist qui aurait opté pour des percus martiales et le très beau et mélancolique « Choir ». Une plaque qui s’achève paradoxalement dans un bluegrass échevelé, presque frénétique, intitulé « A new heart ». Epatant !

Skeletor

Hellfire Rock Machine

Écrit par
Vu la pochette et le titre aussi customisé, on se doute bien que Skeletor ne fait pas dans le hard fm à la Bon Jovi. Fans de Motorhead et de Monster Magnet ces musicos teutons viennent grossir les rangs d'une scène stoner-garage en pleine expansion, même si le style semble avoir connu le creux de la vague ces derniers mois aux States. L'Europe serait-elle le bastion du stoner rock? Vu le nombre de groupes qui naissent aux quatre coins du continent on pourrait bien le penser. Underground et fier de l'être, Skeletor ne va pas révolutionner le genre, mais pourrait bien gonfler l'affiche de certains festivals belges spécialisés dans le ‘garage’, le ‘psychobilly’ et le ‘stoner’. Tout simplement rock, axé à fond sur les bonnes guitares et les grosses mécaniques, ce groupe ferait sans aucun doute une excellente première partie pour les concerts de Peter Pan ou même de Fifty Foot Combo. Dès le décapant "Rockit!" les boys se retroussent les manches et dévoilent leurs batteries à mesure que l'album défile. "Losin my Mind", "Spader", "Rat Race", sont autant d'hymnes au vrai rock n' roll : celui d'Elvis, de Lemmy, d'Iggy et d'autres givrés qui ont forgé la légende.