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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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Lew Jetton

Palestine Blues

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Chanteur/guitariste, Lew Jetton vit aujourd’hui dans le Tennessee. Ce qui ne l’empêche pas de présenter la météo sur une chaîne de télévision locale, à Jackson. Ses débuts, il les a accompli dans le Kentucky voisin, au sein de 61 South, à partir de 1994. Et il va finalement en devenir le leader. Depuis le début de ce millénaire, le band à gravé quatre elpees, dont ce "Palestine blues", qui reflète une période difficile traversée par Jetton, ces 10 dernières années. Une décennie au cours de laquelle il a été confronté aux addictions à l'alcool et aux drogues, à la dépression, à la frustration et à l'absence de travail! "Palestine" est un quartier de Paducah qui abrite une communauté urbaine où il vit! La Palestine est aussi bien sûr un lieu de conflit, c'est un peu ce qu'il a vécu lui-même. Dix épisodes personnels, qui bénéficient, pour l'essentiel, du concours de la section rythmique de 61 South ; en l’occurrence le batteur Erik Eicholtz et le bassiste Otis Walker.

"Will I go to hell" pose d’emblée une question existentielle. Introduite par des sonorités de cordes empruntées à John Lee Hooker, la plage est rapidement contaminée par l'harmonica percutant de J.D. Wilkes (NDR : il a autrefois, milité au sein de 61 South et se consacre, depuis de nombreuses années, au chant, chez les Legendary Shack Shakers). Un brûlot abordé à la manière d’un boogie. Les riffs rythmiques sont puissants tout au long de "Oh my my", un rockin' blues dont le vocal solide ouvre la voie à envol enflammé sur les cordes. Ballade roots, "For the pain" est un morceau savoureusement suranné. Remarquable, la voix de Letton rappelle parfois celle du Van Morrison de la grande époque. Des riffs ‘rollingstoniens’ découpent "Mexico", une piste aux tonalités southern rock. Excellent ! Shuffle entraînant, "Sold us out" annonce le retour de J.D. Wilkes à l'harmonica ; et ses interventions sont toujours aussi saignantes ! Imprimé sur un mid tempo, "Don't need no devil" macère dans le delta. Les percus d’Erik tirent parfaitement leur épingle du jeu, alors que la voix est possédée et autoritaire. Très soudée, la section rythmique balise le troublant "Christ have mercy". Elle talonne les cordes du leader qui crachent des notes menaçantes. Roots/rock, "Drama" ne manque pas de charme. Une compo qui se singularise par l’excellente intervention vocale. Et l’elpee de s’achever par "Bout time", un blues/rock rapide et de toute bonne facture…

 

Lew Jetton

Rain

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Originaire du Tennessee, Lew Jetton a longtemps partagé son emploi du temps entre la musique et les prévisions climatiques. Ce chanteur/guitariste a ainsi longtemps bossé comme présentateur de la météo, sur une chaîne de télé locale. Dès 1994, il est engagé au sein de 61 South, un groupe établi dans le Kentucky ; un combo au sein duquel militait alors l’harmoniciste Col JD Wilkes des Legendary Shack Shakers. A ce jour, le collectif a commis trois opus : "State Line Bues", en 2000, "Tales from A 2 Lane", en 2006, et "Rain", en juin dernier. Soit après dix ans d’attente. Les sessions se sont déroulées au Coffee Street de Paducah, dans le Kentucky. Jetton est un artiste qui a plus d’une corde à son arc. Au chant, il est particulièrement convaincant. A la guitare, c’est un musicien affirmé. Et ses compos sont excellentes.

"Who’s texting you" ouvre l’elpee. Bien rythmé, ce superbe blues est très proche du style de Memphis. Spécifiquement southern, malgré son ton légèrement funk, il bénéficie d’interventions de guitares soignées, des interventions que se réservent Jetton et Alonzo Pennington, invité pour la circonstance. De bonne facture, "Move on Yvonne" adopte les accents swamp de la Louisiane, des accents entretenus par le vocal flemmard et l’harmonica tonique de Col J.D Wilkes, une piste au cours de laquelle J Solon Smith siège derrière le piano alors que Miranda Louise (NDR : issue de Nashville elle a notamment accompagné Lonnie Mack et Stevie Ray Vaughan) épaule Lew aux vocaux. Un riff bien acide et réverbéré hante "Mississippi rain", un titre alimenté par d’excellentes cordes, pendant qu’Erik Eicholtz imprime autoritairement le tempo et que Wilkes se révèle toujours aussi déterminé sur son harmonica. "Lay me down" est une ballade qui ne manque pas de style. Le chant est expressif et l’orgue de Dan Bell particulièrement chaleureux. Superbe ! Caractérisé par sa touche de country/gospel franchement savoureuse, le bref "Glory train" est à la fois rythmé, dynamique et rafraîchissant. Signé John Hiatt, "Feels like rain" campe un blues lent très roots. La voix de Lew est brûlante. Et tout est parfaitement mis en place, dans un univers southern, que domine l’orgue Hammond et la guitare de Sam Moore. Boosté par la section rythmique, "Done done it" est un blues/rock particulièrement entraînant. Blues plus classique, "Sandy Lee" est une plage nonchalante. Les cordes acoustiques et le piano de Smith y tirent parfaitement leur épingle du jeu. Un des meilleurs morceaux de l’elpee ! Chicago shuffle, "Keeping me awake" est un autre blues excitant. Le titre final nous replonge dans le climat de la Nouvelle Orléans. A travers une excellente version du "It’s raining" d’Allen Toussaint. Soutenue par les ivoires de Smith, la voix de Lew est éclatante. Excellent !