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Loch Lomond

Dresses

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Avant de servir de patronyme à un étonnant ‘one man band’, établi à Portland (dans l’Oregon), le Loch Lomond est avant tout une marque de Whisky écossaise… Entamée en 2003, l’expérience solo de Ritchie Young est devenue progressivement collective. D’ailleurs, en 2009, le line up comptait 9 musicos. Et Peter Broderick y a même milité. Deux ans plus tard, « Little me Will Start a Storm » avait provoqué au sein de nos organismes, cet effet revigorant propre à une savoureuse et euphorisante lampée d’alcool ! Dans la lignée de Beirut, Dark Dark Dark ou The Lost in The Trees, Young y proposait un folk richement orchestré. A cause du concours d’une multitude d’instruments à cordes ou à vent et de chœurs féminins. Des arrangements destinés à accentuer l’aspect émotionnel des compos.

« Dresses » recèle des pistes qui figuraient sur l’Ep « White Dresses » et quelques nouveaux titres, particulièrement bien torchés. Et c’est une bonne nouvelle, car la magie opère à nouveau, même si l’opus ne recèle pas de perles immédiates comme « Blue Lead Fence » ou « Tic ». En fait, il faut plus de temps pour s’imprégner des chansons de cet elpee. Car, à l’instar de Devotchka, lorsqu’il a donné une suite à sa BO de « Little Miss Sunshine » (NDR : un carton, faut-il le rappeler), ce que Loch Lomond a perdu en instantanéité, il l’a gagné en profondeur. Impeccables, « Tiny Step » et « Virgin Mountains » en sont certainement les plus belles illustrations. Soutenu par son orchestre de poche, Ritchie Young déverse délicatement, son expression sonore, dans nos tympans, à l’aide de sa voix aussi fragile que superbe. 

Après 10 ans d’existence, ces esthètes américains continuent donc de nous surprendre. Ainsi, ils sont parvenus à revêtir les plages de « Dresses », de leurs plus élégants apparats…

 

Loch Lomond

Little me will Start a Storm (Réédition)

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Sorti il y a quelques mois déjà, « Little me will Start a Storm », le 4ème album de Loch Lomond, mérite qu’on s’attarde à nouveau sur son cas, vu sa réédition enrichie de deux bonus tracks !

Issu de Portland (Oregon), ce mini-orchestre a en effet pondu un petit recueil de pop foutraque réellement attachant. Au départ, c’est-à-dire en 2003, Loch Lomond était le projet solo de Ritchie Young. Il s’est au fur et à mesure élargi, comptant jusque 9 membres, qui se partageaient alors la clarinette, la mandoline, le banjo ou le vibraphone… Ces 11 nouveaux morceaux composés par Ritchie Young semblent réellement avoir été enregistré spécifiquement pour vos oreilles, dans votre appartement, lorsque vous êtes seul. Des hymnes indie-rock tels que « Blue Lead Fences » ou « Blood Bank » se situent exactement entre l’orchestration joyeuse de Beirut et celle plus grave de Lost in the Trees. Un musique moins lyrique que celle d’Andrew Bird et moins lo-fi que chez Minus Story mais caractérisée par ce style en picking ou des chœurs chers au premier et un feeling mélancolique identifié chez les seconds. En outre, la voix nasillarde de Young communique un climat léger, mais étrangement enfantin, à l’ensemble… A découvrir absolument!

 

Loch Lomond

Little me will start a storm

Écrit par

Loch Lomond a plusieurs significations différentes: lac d’Ecosse ou whisky, écossais également, adulé par le capitaine Haddock (décidément on ne peut échapper à Tintin et ses compères pour le moment). Mais c’est aussi un groupe originaire de Portland.

Leur nouvel album « Little me will start a storm » balance entre des morceaux à la limite du ringard et des pistes d’une profonde intensité. « I Love Me » est, à ce titre, un exemple frappant. Loin de la puissante et abondante musique électrique des temps modernes, les Américains ont de quoi renvoyer quelques formations à leurs études. Au fil des mélodies de plus en plus prenantes, ce côté qui paraissait ringard et dépassé disparaît. Il laisse place à une qualité extraordinaire qui devrait faire de « Little me will start a storm » un des grands albums pop de l‘année. Il offre du rêve, du plaisir, de la volupté… Le summum est atteint par « TIC ». Il est plus enivrant que tout un lac de whisky dans lequel plongerait n’importe quel marin sans aucune hésitation. Une force que j’ai jusqu’à présent retrouvé dans peu d’œuvres musicales. Surtout qu’elle ne dépend pas d’un seul titre mais d’un ensemble époustouflant. Mais trêve de bavardages, je retourne à l’écoute de ce séduisant album et vous conseille de faire de même.