Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Los Campesinos!

Hello Sadness

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Un titre hommage à Françoise Sagan, pour étaler la confiture, un album enregistré à Girona (Espagne), pour le côté ‘exotique’, des claviers vintages, pour la hype, un pop-rock dans le vent, pour imiter ses pairs… « Los Campesinos ! » aurait-il sorti, sabots aux pieds, la panoplie complète destinée aux clubs des popeux branchés ? Une plaquette pop de plus ? Fort heureusement, le bilan de « Hello Sadness » n’est pas si dramatique. Le quatrième long-playing des génies pop-rock en provenance de Cardiff  respire la générosité et la sincérité. Dix titres, évoquant l'amour, la rupture, la perte, le chagrin, les corps emmêlés, spontanément sortis des tripes de Gareth Campesinos ! Un album instinctif dans lequel le chanteur s’épanche sans retenue, parle de lui, confie son expérience. Le contexte général change alors le décor musical. Il amorce une certaine rupture artistique et donne à entendre des compositions sensiblement teintées de mélancolie (« Every Defeat A Divorce (Three Lions) », « Hate For Island »).  

Après avoir conquis l’Europe et les Etats-Unis, grâce à trois albums salués par la critique, mais également à des tournées intenses accomplies aux quatre coins du monde, lui permettant de se produire dans des festivals prestigieux tels que le Primavera en Espagne ou le festival des Inrockuptibles en France, la formation galloise nous revient aujourd’hui à la tête de chansons pop directes et concises, à l’image du premier extrait « By your hand ». Des arrangements à la production, en passant par la qualité des textes, tout indique que « Los Campesinos! a changé de cap. De quoi ravir les fans et attiser la curiosité des autres ! ‘C’est par l’urgence, les couleurs, l’excentricité et l’hédonisme que Los Campesinos! rénove la pop music’.

Un détour intimiste qui aura néanmoins le mérite d’attirer la curiosité des amateurs du genre.

 

Los Campesinos!

Romance Is Boring

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Une chose est sûre : Los Campesinos! ne risquent pas de se faire oublier. Les sales gamins en sont déjà à leur troisième LP en un peu moins de deux ans. En 2008, les Gallois dessinaient un large sourire sur le visage des critiques en publiant le sautillant « Hold On Now, Youngsters… » Neuf mois plus tard, ils accouchaient d’un « We Are Beautiful, We Are Doomed » en demi-teinte. Pour son troisième labeur, la grande famille Campesinos a pris le temps de développer ses idées avant de les coucher sur papier. Il en résulte un assortiment de morceaux un peu plus funs et réfléchis. Après une entrée en matière sous forme de cafouillage (« In Media Res »), « Romance Is Boring » renoue avec le son festif typiquement ‘Campesinosien’ (« There Are Listed Buildings », « Romance Is Boring », « This Is A Flag. There Is No Wind »,…).

Mais Los Campesinos! demeure une formation qui se cherche encore. Les brouillons « Plan A », « I Warn You : Do Not Make An Enemy Of Me » et « Who Fell Asleep In » empêchent « Romance Is Boring » de réellement décoller. Mais cette recherche constante permet également au septuor de dévoiler une facette plus posée (« The Sea Is A Good Place To Think Of The Future », « A Heat Rash… », « Coda : A Burn Scar… »), déjà introduite au sein de « We Are Beautiful, We Are Doomed », mais beaucoup plus mise en valeur sur cette galette. Et ‘les paysans!’ ne seraient évidemment pas ce qu’ils sont sans leur bonne palette de titres à rallonge. « Romance Is Boring » n’atteint pas le niveau de « Hold On Now, Youngster… », mais s’en rapproche à nouveau. C’est déjà ça.

Los Campesinos!

We Are Beautiful, We Are Doomed

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Enregistré dans l’urgence entre deux tournées, « We Are Beautiful, We Are Doomed », le second bébé de Los Campesinos! éclot quelques 9 mois à peine après la naissance de « Hold On Now, Youngsters… », le premier opus des Gallois. Cette urgence, le septuor la transpose sur l’entièreté d’un disque qui s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. Los Campesinos! ne cherche manifestement pas à innover ou à se réinventer mais tente simplement de ne pas se faire oublier. Le résultat de « We Are Beautiful, We Are Doomed » est plutôt attendu. Très peu de morceaux se distinguent du reste de la discographie du groupe. L’étincelle se fait attendre mais bien que certains extraits s’avèrent supérieurs aux autres, il y manque un single de la trempe de « You! Me! Dancing! », ce tube immédiat qui invitait ses auditeurs à faire des bonds sur leur matelas en chantant à tue-tête son refrain. Il faut d’ailleurs craindre que le combo ne puisse jamais reproduire une semblable perle…

« We Are Beautiful, We Are Doomed » se rapproche largement plus du petit caprice d’une bande de joyeux lurons que d’une œuvre achevée. Seuls « The End Of The Asterisk » et le joli « Heart Swells/Pacific Daylight Time » permettent à l’auditeur de différencier les deux ouvrages de la bande. Les fans seront probablement ravis de l’ensemble, mais Los Campesinos! devront produire un troisième recueil sensiblement différent s’ils veulent rester dans les bonnes grâces des autres.

Los Campesinos!

Hold On Now, Youngster…

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« Hold On Now, Youngster… » était attendu comme le messie par les critiques, les bloggeurs et autres accrocs de MySpace. Les campagnards gallois se sont donc hâtés à l’écriture de leur premier recueil, tout en gardant la ligne de conduite adoptée sur leur EP « Sticking Fingers Into Sockets ». Une sage décision qui permet aux singles « Don’t Tell Me To Do The Math(s) » et l’entêtant « You! Me! Dancing! » de côtoyer 10 nouveaux morceaux tout aussi respectables et à la hauteur de ce qu’on attendait des sept Campesinos.

« Hold On Now, Youngster… » s’ouvre sur les enthousiasmants « Death To Los Campesinos! » et « Broken Heartbeats Sound Like Breakbeats », évoquant un mariage impromptu entre les vocalises hermaphrodites d’Architecture In Helsinki et les instrumentations les plus surexcitées d’Arcade Fire. Los Campesinos! envoient ensuite une série de ritournelles du même acabit, dont un « My Year In Lists » bref mais efficace, un « We Are All Accelerated Readers » dévoilant la facette plus posée et réfléchie de la formation ainsi qu’un « Sweet Dreams, Sweet Cheeks » euphorisant.

L’ensemble forme une galette jouissive qui devrait immanquablement se traduire par un interminable échange de bonne humeur entre la foule et le septuor, lors des festivals de cet été. Reste à voir si l’on se souviendra encore de ces bons moments d’ici quelques mois.