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Lower Dens

Escape From Evil

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La ville de Baltimore, dans le Maryland, enfante régulièrement des groupes hors normes. Sur la scène contemporaine, Beach House et Future Island en sont certainement deux des plus beaux fleurons. Beach House est d’ailleurs une des formations de dream pop la plus reconnue à l’heure actuelle. C’est justement un album d’un combo fort comparable que votre serviteur s’apprête à chroniquer. Lower Dens a d’ailleurs régulièrement assuré la première partie de ses mentors. Il s’agit également de deux bands s’appuyant sur une chanteuse à la voix androgyne, Victoria Legrand et Jana Hunter.

Le décor planté, nous pouvons maintenant nous intéresser à « Escape From Evil », le troisième opus du quatuor américain. Après deux premières productions complètement réussies, l’impatience était de mise. Le premier titre mis à disposition des mélomanes, quelques semaines avant la sortie de l’elpee, met directement les choses au point. « To Die In L.A. » débute sur un rythme très entraînant. L’instrumentation est certes simple mais terriblement efficace. Et que dire du refrain ? Jana entonne un « Die » qui résonne longuement dans votre tête et dont vous aurez bien du mal à vous débarrasser. La définition même de la chanson addictive.

Autant dire qu’après un tel trailer, la suite de l’LP était attendue avec grande curiosité. Et le single annonçait en effet la couleur. Le quatuor a pris un léger virage électro-dream pop sans toutefois trop s’éloigner du Lower Dens traditionnel, car la voix de Hunter est fortement mise en avant sur de nombreux morceaux un peu plus dépouillés (« Ondine » et « I Am The Earth », par exemple).

Malgré ces sonorités plus électroniques, les guitares sont présentes et permettent de surprenantes analogies comme par exemple le morceau de clôture, « Société Anonyme », qui adopte cette gratte atmosphérique spécifique aux Smiths. Nous n’attendions pas vraiment ce genre de surprises de la part des citoyens de Baltimore ; et pourtant ce dernier titre est clairement un des plus marquants de l’opus.

Tantôt joyeux et rythmé, comme sur l’hypnotique « Company », tantôt sombre et presque inquiétant, à l’instar de « Your Heart Still Beating », Jana Hunter et ses compagnons livrent un troisième LP qui se révèle le sommet de leur discographie. Puisant toujours au cœur de ses premières inspirations (Siouxsie and the Banshees, etc.), mais en apportant sa touche personnelle, Lower Dens franchit un nouveau cap et inscrit à l’encre indélébile son nom sur la carte mondiale de la dream pop. La réponse de Beach House est attendue pour fin août ; et pour cause, le duo y sortira son cinquième album.

Lower Dens

Twin-Hand Movement

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Absente des circuits depuis 2007, Jana Hunter avait publié deux Eps et deux elpees sculptés dans le folk. Sans oublier un split cd partagé en compagnie de Devendra Banhart. Des œuvres acclamées par critique. « Twin-Hand Movement » n’est pas on nouvel opus réalisé en solitaire, mais un long playing concocté par son nouveau groupe : Lower Dens. Un combo dont les musicos sont, comme elle, issus de Baltimore. Et première constatation, l’Américaine a abandonné ses confidences pastorales pour laisser place à la fée électricité. Tout au long de cet elpee, sa voix douce et profonde est moins mise en évidence. En fait, elle la met davantage au service de l’instrumentation basique guitare/basse/batterie, afin de permettre à la formation de développer un rock atmosphérique, chargé de nuances et souvent convaincant. Le disque recèle même en « Holy Water », un titre instrumental redoutable. Mais en général les compos baignent au sein d’un climat vaporeux, mélancolique, au spleen palpable. Superbe plage ‘shoegaze’, « Tea Light » conjugue parfaitement intensité et harmonie alors que le bouleversant « Rosie » lorgne carrément vers l’univers de Galaxie 500. En fait, ces sonorités ouatées, élégantes, Lower Dens les doit probablement à Chris Coady, producteur qui avait mis en forme « Teen Dream », le dernier album de Beach House. Et pour que votre info soit complète, sachez que ce disque est paru sur Gnomonsong, le label de Devandra Banhart et Andy Cabic (Vetiver).

Si plusieurs écoutes sont nécessaires, afin de bien s’imprégner de « Twin-Hand Movement », cette œuvre constitue certainement un des meilleurs albums paru en ce début d’année !