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Lucero

Among the ghosts

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Etabli à Memphis, Lucero clélèbre, cette année, son 20ème anniversaire en publiant un neuvième opus. Il pratique une forme de country-rock alternatif teinté de blues et de r&b. Les 10 titres qui figurent sur "Among the ghosts" sont signés par le leader, Ben Nichols. C’est également le chanteur. Il est soutenu par le guitariste Brian Venable, le drummer Roy Berry, le bassiste John C. Stubblefield et le claviériste Rick Steff. Cet elpee est bien plus rock mais moins cuivré que les précédents.

Dès le morceau d’ouverture, Nichols démontre que sa voix est à la fois puissante et envoûtante. Il s’agit, en outre, du titre maître, un petit joyau roots, remarquablement construit, au cours duquel tous les instruments sont bien en place. Les musicos reconnaissent avoir été influencés par les 80’s, et tout particulièrement, Cure. Et "Bottom of the sea" en est une parfaite illustration, une plage au cours de laquelle l’intervention au mellotron de Rick Steff est parfaitement intégrée. Excellent, "Everything has changes" est dominé par la voix de Nichols. Pop/rock, "Cover" lorgne vers Tom Petty. Atmosphérique, la guitare de Venable colle à la mélodie. Plusieurs pistes adoptent un profil bien alt country. A l’instar du dépouillé  "To my dearest wife, malgré la présence de cordes acoustiques et amplifiées, ainsi que du piano et de l’orgue. De "Long way back home", caractérisé par la voix proche de… Johnny Cash. Ainsi que "Back to the night", une superbe ballade roots, déclamée d’une voix grave, et au cours de laquelle, les cordes parviennent à se libérer. Très rock'n'roll, "For the lonely ones" clôt ce long playing. Sautillant, le rythme est irrésistible. Les saxophones se fondent dans l’ensemble. Une compo qui s’inscrit parfaitement dans le style Memphis…

 

Lucero

Woman & Work

Écrit par

Lucero nous vient de Memphis, dans le Tennessee. Une ville dont le cœur a toujours battu au son de la musique. Le rock'n'roll, blues et soul se sont toujours croisés, les labels Sun et Stax y étaient établis, Elvis Presley et BB King y ont vécu. La musique de Lucero est susceptible d’emprunter différentes facettes, telles que le rock sudiste, le punk (NDR : surtout à leurs débuts) et le country alternatif. C’est d’ailleurs ce que les musicos déclarent. Ce ne sont pas des débutants, puisque la formation est née en 1998. Leur dernier opus, "1372 Overton Park", était paru en 2009 chez Universal Music. Ce "Women and work" constitue leur huitième long playing. Une œuvre qui baigne dans le Memphis country soul teinté de rock et blues. Le chanteur/guitariste Ben Nichols, l’autre gratteur Brian Venable et le claviériste/accordéoniste Rick Steff en sont les figures de proue.

"Downtown" ouvre la plaque. Une piste attrayante, de brève durée, mais dont les interventions vocales me rappellent Rod Stewart, en moins éraillé. Les cuivres amorcent "On my way downtown", un excellent R&B. La voix de Ben Nichols s’inscrit parfaitement dans l’ensemble où chaque instrument tient parfaitement son rôle. Boogie, le titre maître est mis sur orbite par le piano de Steff, une compo qui rocke et rolle dans une chaude ambiance ‘memphisienne’ ! Jolie ballade, "It may be too late" trempe dans le R&B. Une compo indolente caractérisée par les interventions conjointes du piano et de l’orgue et dont la mélodie contagieuse rappelle les vinyles Stax d’une certaine époque. Rockin' R&B, "Jumper" déborde de dynamisme et libère énormément de groove. Du groove funkysant entretenu par les cuivres de Jim Spake et Scott Thompson. Un vrai coup fumant ! La voix de Ben emprunte un ton plus rugueux pour attaquer "Who you waiting on?", une piste qui baigne dans un climat roots. Lucero nous entraîne à Nashville pour aborder "Can't stand to leave you", un morceau de country populaire, parcouru par la pedal steel de Todd Beene. De toute bonne facture, cette plage bénéficie d’arrangements particulièrement subtils. "When I was young" et "Sometimes" adoptent un profil semblable. De solides compos nappées de claviers, déchirées par la slide ; mais au cours desquelles la pedal steel s'affirme. "Like lightning" replonge dans le rock'n'roll. Et cette belle tranche de musique yankee s’achève par "Go easy", un titre empreint de douceur, au cours duquel la voix de Nichols est enrobée d’un puissant chœur gospel…