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MOCT

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MOCT (NDR : Men of Considerable Taste) est une jeune formation néerlandaise. Elle pratique un blues teinté de soul, qui correspond parfaitement à la philosophie du label Cool Buzz. Le line up réunit des musiciens issus de formations bataves comme The Strikes, Drippin' Honey ou les Backbones. Le plus notoire est incontestablement Peter Van der Pluym, chanteur/harmoniciste qui a longtemps milité au sein du Lester Butler Tribute Band. Il avait également participé aux sessions d’enregistrement du dernier elpee des Mannish Boys, "Shake for me". Un opus qui vient de paraître chez Delta Groove. Sander Kooiman se charge de la guitare. Il était le leader de Drippin' Honey aux côtés de l'harmoniciste Kim Snelten. Jules Van Brakel est préposé à la basse, alors que Joost Tazelaar siège derrière les fûts! Avant  d’opter pour le patronyme MOCT, le combo répondait au nom de Big Pete & the Backbones.

Mises en forme par les membres du band, les dix plages de ce premier opus ont été concoctées aux Pays-Bas. Quant au mixing il a été opéré à Nashville, par David Z et masterisé par Greg Reierson, à Minneapolis. Pas étonnant que chez MOCT, l’esthétisme est une constante.

Le long playing s’ouvre par le titre maître. Une ballade soul blues que chante impeccablement Big Pete. Sa voix est taillée pour ce type de répertoire. Sander Kooiman s’autorise une première intervention en mode rythmique. Vander Pluym sort l'harmonica de sa poche pour attaquer "Boogie disease". Pas du tout un boogie, mais une compo, au cours de laquelle la section rythmique balise l’ensemble et permet aux solistes de s’exprimer. La voix soul et l'harmonica largement amplifié lorgnent manifestement vers le regretté Lester Butler. Légèrement funky, parcourue de chœurs féminins, ce type de composition rappelle les meilleurs moments d'El Fish. Le style de MOCT est manifestement original. Mélodique, dansant, il laisse une large place aux acteurs rythmiques. Kooiman opère une intervention concise, mais très structurée, sur "Live to see the day" ; mais jamais il ne s’impose. Seul Big Pete laisse éclater son souffle puissant. Le tempo ralentit spectaculairement pour aborder "I love you more than you'll ever know", un bues lent signé Al Kooper. La pureté du chant est stupéfiante. Les accords de gratte exécutés par Sander sont subtils. Il ne concède que les notes nécessaires, à la manière du Peter Green de la grande époque. Une compo empreinte de grande sensibilité au cours de laquelle le rythme s’accélère progressivement. "Pressure" macère également dans le funk. La mélodie envoûte progressivement. Kooiman prend un billet de sortie en injectant un peu d'effet de réverb dans les cordes. MOCT adapte le "I want you" du Louisianais Tony Joe White. Une cover qui colle bien au style réservé et nonchalant du combo. Superbe ballade soul, "One more day" est une compo très mélodieuse, réminiscente des juke boxes de la fin des fifties. "Best girl" est imprimé sur un tempo vivace. Un rockin' R&B à la Feelgood, caractérisé par la meilleure sortie de Kooiman et les interventions toniques de Big Pete. L’opus s’achève, inévitablement, par un hommage à Lester Butler, dont MOCT adapte le "Way down South", époque Thirteen, une plage au cours de laquelle l’équipe bénéficie de la collaboration du sixcordiste originel ; en l’occurrence le Californien Alex Schultz, responsable d’une excellente sortie. Un groupe chargé de promesses…