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Magneta Lane

Dancing With Daggers

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Riot Grrrl. Comme un relent du mouvement féminin entonné au début des années 90’s. Lexi Valentine (chant/guitare), Nadia King (batterie), et French (basse) s’agitent au sein de Magneta Lane. Le trio punk-pop laisse entendre ses réminiscences des Pretenders et autres Runaways. Produit par Jesse F. Keeler, bras droit des locomotives Death From Above 1979, « Dancing With Daggers » impressionne surtout par sa vitesse d’exécution (moins de 30 minutes au compteur). Pour le reste, la rage est contenue et le trio de Toronto se contente de délivrer dix chansons faussement rebelles. Comme un film révolutionnaire tourné sous les palmiers d’Hollywood, le premier album de Magneta Lane nous laisse une impression mitigée. « Dancing With Daggers » sonnera peut-être une énième rébellion adolescente en Amérique. L’Europe restera de marbre. La Prude Albion assurant déjà au continent son lot mensuel d’excentricités musicales. Chez Magneta Lane, les robes et les guitares remplissent la penderie. Et, dans le cas présent, l’habit ne fait certainement pas le moine !