Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Magnolia Electric Co.

Coup de vent…

Écrit par

La formation menée par Jason Molina se produisait mardi soir au cœur de l’ABBox dans le cadre du « Tribute To Alan Lomax », l’hommage au grand artiste folk organisé par la salle bruxelloise. L’ex leader de Songs:Ohia est venu défendre son œuvre la plus récente, « Josephine », écrite à la mémoire d’Evan Farrell, leur bassiste décédé il y a peu.

20h10. Les lumières s’éteignent. Tirés à quatre épingles, Molina et ses camarades s’avancent tranquillement sur scène. Le songwriter arbore une petite moustache à la Tom Selleck. Le concert débute par le titre-maître du dernier recueil de la formation. « Josephine », le labeur le plus axé ‘americana’ de Magnolia Electric Co. se traduit par un spectacle ‘live’ chargé d’effets. Jason Molina en fait un peu trop et sa prestation souvent ‘surjouée’ devient exponentiellement agaçante au fur et à mesure que les titres s’enchaînent. Les musiciens, eux, s’en sortent largement mieux et parviennent à allouer de la substance aux morceaux les moins passionnants de « Josephine ». « Whip-Poor-Will » et « The Rock Of Ages » prennent ainsi tout leur sens.

Les membres de Magnolia Electric Co. privilégient les compositions les plus allègres de leur discographie. La force de l’écriture de Molina résidant principalement au cœur des compositions les plus affectées, on ne peut s’empêcher de ressentir une légère déception. Malgré la performance impeccable des musiciens, la formation a délivré un set tristement banal…

Organisation : Ancienne Belgique

(voir aussi notre section photos) 

Magnolia Electric Co.

Josephine

Écrit par

Les travaux de Magnolica Electric Co. n’ont jamais été particulièrement joyeux. Et le cinquième ouvrage de la bande à Jason Molina est loin de constituer une exception à la règle. D’autant que « Josephine » est hanté par le fantôme d’Evan Farrell, bassiste de la troupe qui s’est éteint l’an dernier. Résolument tourné vers les sonorités country, « Josephine » est une œuvre touchante (« Heartbreak At Ten Pace »), affectée (« Map Of The Falling Sky »), mais également pleine d’espoir (« Hope Dies Last »). Elle ne manque d’ailleurs pas de souligner le talent d’écriture indéniable du prolifique Molina.

Bien qu’il n’arrive pas à la cheville du très bon et sous-estimé « Fading Trails », publié en 2006, ce nouvel ouvrage recèle quelques merveilles du genre (« Song For Willie », « Knoxville Girl ») et des morceaux un peu moins indispensables (« Shenandoah », « Shiloh », « The Rock Of Ages », « An Arrow In The Gale »). « Josephine » trace une nouvelle route pour Magnolia Electric Co. L’œuvre est certes honorable mais il aurait peut-être été préférable que Molina et ses camarades continuent à tracer celle sur laquelle ils s’étaient engagés…

 

Magnolia Electric Co.

Fading Trails

Suite des aventures de Jason Molina au pays des matins qui déchantent : après le gracieux mais souffreteux « What Comes After The Blues », il st de retour pour un Ep de neuf titres. En fait une compile de quatre sessions différentes, concoctées sous la houlette de James Lott, de David Lowery, de Steve Albini et de lui-même. Si les trois premiers titres (sessions « Nashville Moon », Albini) dévoilent leur spleen à la « Rust Never Sleeps » et donnent à voir un soleil noir quand on ouvre les yeux, ce n’est qu’un mirage de plus. Une vision de l’americana, renfrognée, atrabilaire, mystique, sauvée du marasme par un songwriting affûté. Après le temps se gâte encore (sessions « Black Ram », Lowery), et le riff bat en retraite (« A Little At A Time ») : ‘C’est comme une épée qui vous coupe la tête et qui pleure’, dirait sans doute Dylan, avant de pisser dans son froc en écoutant le reste (le piano hanté de « The Old Horizon »…) A la fin Molina est tout seul chez lui (« Spanish Moon Fall and Rise », « Steady Now »), et on dirait qu’il va se pendre dans sa cave. ‘The world does have to end pain’, gémit-il en grattant sa guitare… C’est un peu décadent ? Et ce n’est pas fini : après « Pyramid Electric Co. », Molina sort ces jours-ci son deuxième disque solo, « Let Me Go, Let Me Go, Let Me Go ». Espérons qu’il ne mette pas les voiles pour de bon, ce serait un beau gâchis.

Magnolia Electric Co.

What Comes After The Blues

Songs : Ohia, suite et fin… Mais que tout le monde se rassure : Jason Molina, le fils thuriféraire de Neil Young, n’a pas déposé sa guitare. Il a juste changé de groupe, et de nom (indice : il s’agit du titre du dernier disque de Songs : Ohia), mais au final rien de bien neuf sous le soleil cramé de la country la plus crépusculaire. Entouré d’une ribambelle de musicos au doigté fourmillant (dont Michael Kapinus, des excellents Okkervil River), l’Américain à la voix lancinante (cfr Will Oldham, Steve Wynn, Bob Seger) nous gratifie encore une fois d’un beau disque de country-rock rural, moins tourmenté que ses prédécesseurs. Après le live « Trials & Errors » (enregistré à l’AB en 2003), Molina tente ici de raviver la flamme d’un genre qui, dans ses meilleurs moments, reste plutôt souterrain. A l’instar d’un Bonnie « Prince » Billie ou d’une Carla Bozulich, Jason Molina s’empare des traditions américaines pour mieux les fourvoyer, actrices d’un spectacle nocturne qui annonce des lendemains qui déchantent. Si le titre d’ouverture, « The Dark Don’t Hide It », rappelle le Young de « Tonight’s The Night », des morceaux comme « Hard to Love a Man » ou « Northstar Blues » semblent tremper dans le spleen consumé de la Grande Dépression. « Que reste-t-il après le blues ? », suggère le titre de l’album… Un sentiment d’avoir vécu sans réussites (« How can I be the only one / Whose heart refused to try ») et sans lumières (« I Can Not Have Seen the Light ») ? L’envie d’avoir envie, et d’autre chose que de souffrance (« I can’t remember what comes first / Is it the hurt / Or knowing that it hurts ») ? Le mélodrame, façon Molina : on s’en repaît avec voracité, comme si l’avenir n’était qu’une abstraction.