New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Malajube

Labyrinthes

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2009 sera-t-elle l’année du rock Made in Québec ? Les paris sont ouverts. Et à Malajube de partir une nouvelle fois favori. Deux ans après la publication de « Trompe-l’œil », le combo semble avoir bien grandi. Les quatre jeunes Canadiens ont élargi leurs influences et réussi à canaliser l’incroyable énergie dispensée sur le disque précédent. Ils publient aujourd’hui un troisième recueil à la fois classieux et subtil dont le thème récurrent semble être la mort. Suite logique de « Trompe-l’œil » qui faisait la part belle aux maladies. Mais il s’agit là de l’unique point de liaison entre les deux ouvrages. « Labyrinthes » se démarque par ses mélodies complexes, ses décharges prog rock et son homogénéité. Seul hic, le dynamisme de son précédent elpee n’est ici plus qu’un lointain souvenir. Une étrange mutation que fans et critiques pourraient n’apprécier que très moyennement. Mais « Labyrinthes » est à l’image de ses géniteurs et s’apprivoise donc lentement mais sûrement. Une bonne raison pour lui laisser sa chance…

 

Malajube

Trompe-l’œil

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Le plus souvent assimilé à la scène indie-rock canadienne, Malajube en représente alors la face déjantée. L’explosion brute et juvénile. S’ils projettent des atmosphères denses et puissantes rappelant Broken Social Scene et Arcade Fire, ils restent cependant à mille lieues de leur abstraction et leur lyrisme grandiloquent. Malajube célèbre la vie, la vraie. Dans sa version nature, la mettant à l’honneur à travers ses aspérités du quotidien, ses reliefs ingrats et ses jouissances indomptables. Une pop terre-à-terre que les Montréalais livrent, ô surprise, en français. Certes, un français étouffé et crié, plutôt à deviner que livré à découvert ; mais suffisamment clair pour déguster les paroles crues de ces jeunes délurés. Le cœur y côtoie les tripes, la brutalité s’habille de sensualité, des mélodies rosées enrobent des refrains douteux. Un album bigarré. Sous couvert de métaphores il fait endosser un air juvénile à un contenu criant ce vécu aussi souvent excitant qu’indigeste. Faussement candide, les textes de « Trompe-l’œil » peuvent être d’une gravité insoupçonnée –« Le crabe » y symbolise le cancer, « Monogamie » y dissimule le drame des amours déchus,… Cet art de l’illusionnisme figure aussi au cœur d’univers franchis sans transition évidente, où un style peut aisément en acheminer un autre ; sur « La Russe », le clavier et le vibraphone plongent dans un univers intergalactique d’où surgit ensuite, inattendu, le rap de Loco Locass. De même, « Monogamie », sous un faux départ en ballade acoustique, convoque ensemble pop, chœurs et rock progressif. « Ton plat favori » s’érige en hommage à la musique de saloon, tandis que s’émeuvent les violons et s’étirent les sanglots longs des pianos d’automne. Vif et dense, « Trompe-l’œil » l’est aussi par son instrumentation variée (piano, violon, vibraphone, xylophone, violoncelle, flûte traversière) et ses collaborations improbables (le chant de Pierre Lapointe, le rap de Loco Locass et le génie de Martin Pelland - The Dears). Cocasse et coquin, il approfondit les folies du premier album (« Le Compte Complet » – 2004), sans évacuer le sourire et la fraîcheur d’un tempérament sans complexe. Fougueux sans tomber dans la démesure, joyeux et grave à la fois, Malajube séduit par son côté pathétiquement humain, où le jeune fou est toujours aussi le pirate balafré.