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Malcolm Middleton

Summer of ‘13 (a)

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Aidan Moffat et Malcolm Middleton sont co-leaders chez Arab Strap, une formation de post folk qui se réunit encore épisodiquement depuis 2011. Parallèlement, ce dernier a lancé sa carrière en solitaire, dès 2002. Et « Summer of ‘13 » constitue déjà son sixième album solo. Il a également publié plusieurs elpees sous le patronyme de Human don’t be angry. Bien qu’âgé de 43 balais, il faut avouer que l’Ecossais ne chôme pas.  

Pour concocter ce nouveau long playing, il a reçu le concours de Miaoux Miaoux à la mise en forme ; un producteur notoire dans le milieu de l’électro/pop. Pas étonnant, dès lors, que l’électronique soit bien présente tout au long de la plaque. Les synthés et les samples dominent même largement l’instrumentation organique. Il y a quand même de la guitare sur « Little Hurricane ». Mais pas de pistes folk minimalistes. Plutôt des plages dans l’air du temps. A l’instar de « Information In The Voice » et « Music Ticks ». Ou encore du single coloré et presque dansant « Steps » ainsi que du titre maître et de l’excellent « Like John Lennon Said », un morceau construit en crescendo. Malcolm a quand même conservé le ton solennel de ses interprétations. Qu’il communique à travers sa voix sur « Lullaby » et à l’aide du piano, tout au long de « Big Black Hole ».

En gravant « Summer of ‘13 », Malcolm Middleton est donc parvenu à opérer un compromis entre ses envies de dancefloor et son spleen typiquement scottish…

 

Malcolm Middleton

Summer of '13 (b)

Écrit par

Depuis le split d’Arab Strap (NRR : un groupe écossais qui a exercé une énorme influence sur des tas de groupes et artistes, et tout particulièrement dans l’univers du post folk) en 2006 (NDR : dix ans déjà !), les deux têtes pensantes du défunt combo écossais se consacrent à leurs carrières individuelles. Des carrières bien actives quoique trop souvent injustement ignorées sous nos cieux.

« Summer of 13’ » constitue, en effet, le 4ème opus solo de Malcolm Middleton dont la sensibilité bien particulière lui permet de développer une forme de pop ‘indie’ dominée par des claviers foutraques, mais toujours caractérisée par sa voix très caractéristique de fausset. Pour concocter cet LP, il a reçu le concours du producteur électro/pop glaswégien Miaoux Miaoux et de quelques invités, dont Scott Simpson (First Aid Kit) et Gordon Anderson (aka-Lone Pigeon, ex-Beta Band). Et il a décidé de s’y lâcher se frottant curieusement au R’n’B (« Information in the Voice ») voire en lorgnant vers le funk (« You & I »). Adoptant un ton hédoniste, parfois proche de Why ? (« Steps »), sa musique cadre parfaitement avec l’esprit d’un artiste qui agrège à merveille mélancolie et allégresse. Le talent de Malcolm Middleton est demeuré intact. Et c’est une bonne nouvelle…

 

Malcolm Middleton

Into the woods

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Malcolm Middleton n’est autre que la seconde moitié d’Arab Strap, duo qu’il partage en compagnie d’Aidan Moffat. En 2001, il commettait un premier essai en solitaire : « 5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol ». « Into the woods » constitue donc son deuxième opus solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de quelques invités, parmi lesquels figurent Paul Savage et Alan Barr des Delgados, Jenny Reeve (The Reindeer Section), Stuart Braithwhite et Barry Burns de Mogwai ainsi que son comparse Aidan Moffat. Malcolm possède une belle plume. Et il le démontre à travers les lyrics des 12 chansons de cet opus ; lyrics qui traitent des vicissitudes et des expériences de la vie amoureuse sous un angle tour à tour amer, humoristique, sarcastique, sordide et même autocritique. Des chansons qu’il interprète d’une voix chaude, légèrement nasillarde, caractérisée par un accent écossais très prononcé. D’un ton mélancolique, vous vous en doutez, mais très souvent sur un tempo allègre, insouciant et paradoxalement optimiste. Et dans un style qui mêle subtilement instrumentation acoustique, électrique et électronique (NDR : surtout en fin de parcours). L’ombre de Sophia n’est parfois pas très loin (NDR sous sa forme la plus énergique tout au long du complexe « Bear with me », la plus romantique sur le ténébreux « Autumn »). Celle des Pogues non plus (le celtique « Monday night nothing »). Allègre et gracile, « Break my heart » nous replonge même dans l’univers ‘postcard’ d’Aztec Camera’. Tourbillonnant entre noisy et psychédélisme, l’excellent « Loneliness shines » navigue quelque part entre Ride et My Bloody Valentine. Ondulant et funky, « No modest bear » ouvre la porte au mode électro. Qu’approfondissent « Solemn thirsty », proche d’un Notwist qui aurait opté pour des percus martiales et le très beau et mélancolique « Choir ». Une plaque qui s’achève paradoxalement dans un bluegrass échevelé, presque frénétique, intitulé « A new heart ». Epatant !