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Mama Killa

The Ballad Of Jean-Sébastien Killa

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Ne pas confondre Mama Killa et Mama Killa. L’un est belge, l’autre français, bordelais plus précisément ; et le premier groupe cité revendique un droit de paternité sur le patronyme. Néanmoins, il faut admettre que l’amalgame s’établit naturellement.

Une fois passé cette identification, probable obstacle à la compréhension du projet, penchons-nous sur le sujet.

Car l’univers au sein duquel nous entraîne ce Mama Killa ne manque pas de personnalité.

Nonobstant son approche brouillonne, la formation révèle des aptitudes intéressantes.

Décliné en seize titres inégaux, ce généreux long playing sert de complément à un projet visuel et scriptural relatant les méfaits causés par une poupée maléfique.

Il s’agit donc d’un concept album, exercice périlleux, parsemé de pièges au sein desquels des tas d’artistes sont trop souvent tombés.

Trop d’idées ? Trop d’envies mal canalisées ? Un désir de trop bien faire ? Probablement. Mais aussi une production hyperléchée et des soli superflus.

Ecrasant, cet opéra Rock peine à décoller, mais propose lors de ses meilleurs moments quelques ambiances héritées d’influences majeures et notoires (Killing Joke, Goblin ou encore Queens of The Stone Age, entre autres)

En résulte une musique sombre, angoissante, dont les envolées épiques véhiculent des accents à la noirceur d’encre.

Surchargé, l’opus déborde d’énergie, mais mal dispensée, elle nuit à la concentration du mélomane...

Se référant au cinéma fantastique (on soulignera évidemment le rapprochement avec la bande son de ‘Suspiria’ version 1977), « The Ballad of Jean-Sébastien Killa » relate la narration chronologique d’un récit horrifique.

L’album s’achève par « Ulysses », comme un navire s’échoue sur une île déserte après un voyage mouvementé.

Mais qui après réparation, pourrait reprendre la mer afin de découvrir de nouveaux horizons…

Mama Killa

Spellbound

Écrit par

La dernière fois que Mama Killa s’était manifestée, c’était en 2015, lors de la sortie d’un premier Ep intitulé « Get your Own ». A l’époque, le stoner rock de la formation belge laissait entrevoir des horizons favorables. Un peu moins de 2 ans plus tard, cette dangereuse psychopathe changée en poupée (NDR : le patronyme s’inspire de la mythologie inca) refait donc surface…

Ben Derycke (batterie), Raph Troes (basse), Tim Meura (guitare) et Vince Lachenal (guitare, voix) sont donc de retour pour communiquer les messages de Mama Killa. Baptisée « Spellbound », cette nouvelle livraison est partagée en deux Eps : « Part one : in the House » et « Part Two : the Woods ».

Sur le premier disque, les riffs sont lourds. Le tempo est indolent, même s’il s’emballe circonstanciellement. Et les drums sont écrasants, à l’instar de « Death’s Beautiful ». Ce qui n’empêche pas la gratte de se réserver l’un ou l’autre solo bien senti. Un peu dans l’esprit de Queens of the Stone Age. En outre, on retrouve également ces climats angoissants qui nourrissent les films d’épouvante.

Si le second s’ouvre dans un climat semblable, grâce à « The Testament », la suite s’oxyde rapidement. Et tout particulièrement sur « 27 Shades of Pain ». Et dans ce style métallique, le combo bruxellois se révèle bien moins convaincant. On préfèrerait que le combo marche sur les traces du légendaire album de Sonic Youth, « Goo »…

Heureusement que ce métal se fond dans la prog, lors du morceau final, « Grin and Juice ». De quoi finir sur une bonne plus positive.

Bref, la mue de Mama Killa n’est pas complètement réussie. A force de montrer les dents, la psychopathe n’est plus écoutée. Elle serait mieux inspirée si elle faisait preuve d’un peu plus de diplomatie…

 

Mama Killa

Get your own (Ep)

Écrit par

‘Mama Killa’ c’est une divinité inca dans la mythologie et la religion incas. Mais également une légende construite par un quatuor bruxellois (Alsemberg) pour justifier son patronyme. Car cette ‘Mama Killa’ serait une dangereuse psychopathe changée en poupée par une sorcière. Elle part donc à la recherche de son fils, ‘Jean-Sébastien Killa’, et engage quatre musiciens afin qu’ils interprètent et chantent ses textes. Le line up du band réunit Ben Derycke (batterie), Raph Troes (basse), Tim Meura (guitare) et Vince Lachenal (guitare, voix). Et apparemment, il a bien été choisi pour accomplir ce challenge !

Derrière tout ce concept, se cache donc un groupe responsable d’un premier Ep qui tient la route. Le combo reconnaît pour influences majeures, Queens of The Stone Age, The Melvins, Fu Manchu ou encore Mastodon. Chez Mama Killa, la première guitare est puissante et la basse écrasante, la seconde gratte se chargeant de tracer les mélodies. Sur les trois premiers morceaux, Vincent Lachenal pose ses textes, alors que des chœurs viennent sporadiquement enrichir l’ensemble. Reste donc une dernière plage. Un instrumental percutant et hypnotique. Intitulé « Name Rub », il est hanté par un sample tout droit sorti d’un film d’épouvante (du moins on peut le supposer)…

Espérons que le fils Killa ne soit pas retrouvé de sitôt, histoire de voir ce que Mama Killa a dans le ventre…