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Mark bird Stafford

Live at the Delta

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Mark est un chanteur/harmoniciste canadien. Originaire de Toronto, il doit son surnom de ‘Bird’ à son style, proche du légendaire saxophoniste de jazz, Charles ‘Bird’ Parker. Sans surprise, il avoue pour influences majeures, Little Walter, Sonny Boy Williamson et Big Walter Horton. Il se produit sur scène depuis 1985. A cours de sa carrière, il a monté différents groupes, et notamment Polaroid Blues Band ainsi que les Sly Dogs, dont il a ensuite changé le patronyme en Mark ‘Bird’ Stafford & The Rectifiers. Son premier album officiel, "The bird man", remonte à 1996. Il faudra attendre 2003 pour le voir publier son deuxième, intitulé "Harpspace". Il a aussi assuré en permanence la promotion de l'harmonica, en réunissant régulièrement, sous la bannière des Harmonica Knights, les meilleurs souffleurs du pays à la feuille d'érable ; et en particulier Jerome Godboo, Paul Reddick, David Rotundo, Raoul Bhanja, Carlos del Junco, Michael Pickett ou encore Bharath Rajamukar. L'album a été enregistré ‘live’ au Delta Chesea de Toronto, en juillet 2012. Bird est entouré de son backing group, soit deux guitaristes, un bassiste et un drummer. Le répertoire est uniquement consacré à des classiques du blues, et presque exclusivement de Chicago blues.

L’elpee démarre en force par "Pretty baby". Une compo composée par Little Junior Parker, en 1957. Issu de Memphis, cet artiste est disparu alors qu’il n’avait pas encore 40 ans. Atteint d’une tumeur au cerveau, il est décédé lors de son opération. La formation est bien soudée. La voix de Bird est admirable. Tous les instruments bien en place. Place ensuite au "Born blind" de Sonny Boy Williamson II. Rice Miller est son idole et son style est fort bien restitué. Stafford adapte ensuite un morceau de l'inévitable Little Walter. Un exercice de style instrumental réussi pour l’universel "Juke". Il embraie par le "Mellow down easy" du même compositeur. Remarquables, les soli sont partagés avec son guitariste Aaron Griggs. Bird restitue parfaitement et aisément le style de ses maîtres. Sa cover du "Sloppy drunk" de Sonny Boy Williamson I est saignante. Cependant, si les gratteurs assurent correctement leur job, il faut reconnaître qu’il existe une différence de classe entre le leader et ses partenaires. Le tempo ralentit et le style devient primaire pour "I found joy", un titre signé par Jimmy Reed. Bird souffle, bien entendu, dans les aigus. Il les pousse même à leur paroxysme. Il opte à nouveau pour une compo de Rice Miller, "I don't know", une piste au cours de laquelle il embrasse la technique de Sonny Boy avant d’accorder un billet de sortie à un sémillant Briggs. Direction Baton Rouge, en Louisiane, pour "Got love if you want it", un swamp blues signé Slim Harpo. Mark termine son concert par trois plages de Willie Dixon, le plus grand compositeur du blues de Chicago, trois plages popularisées par Little Walter. Tout d’abord l’indolent "Can't hold out much longer", un sommet de ce live, caractérisé par un dialogue étonnant entre Bird le souffleur et Bird le chanteur. "It’s too late brother", ensuite. Très jump et parcouru d’un léger swing entretenu par la section rythmique. Enfin, le morceau final. Une véritable leçon d'harmo accordée sur l'instrument chromatique, face aux percussions de Tyler Burgess. Pas de doute, Stafford est un musicien particulièrement brillant.

 

Mark bird Stafford

Harpspace

Écrit par

Aujourd’hui fixé à Toronto, Mark ‘Bird’ Stafford est monté sur les planches du blues au milieu des années 80, en fondant le Polaroid Blues Band. Ce chanteur/harmoniciste canadien est ensuite passé chez les Sly Dogs, responsable de l’album "Sly dogs and the Bird", en 89. La formation change de nom et commet l’elpee "Mark ‘Bird’ Stafford & the Rectifiers", en 91. C’est à partir de cette époque que Mark drive son propre groupe, en compagnie duquel il enregistre un troisième opus en 96 : "The Bird man".

« Harpspace » constitue sa dernière plaque. Une œuvre de très bonne facture, dont il tire une légitime fierté et pour laquelle il est toujours épaulé par les mêmes musiciens : Pete Schmidt à la guitare, Shane Scott à la basse, Bob Vespaziani aux drums et Tyler Yarema au piano. Sa réputation lui a, en outre, permis de recevoir le concours d’une brochette d’excellents musiciens, parmi lesquels on retrouve le guitariste Jack de Keyzer, le Texan Mel Brown et le saxophoniste Pat Carey (Downchild Blues Band). Les influences majeures de Bird sont, ma foi, forts classiques : Sonny Boy Williamson II, Little Walter et James Cotton chez les anciens, Kim Wilson, Rod Piazza et William Clarke chez les contemporains.

L'album s’ouvre par le titre maître. Un instrumental très swing. La section rythmique est légère. Le piano de Yarema se détache au sein d’un climat jazzyfiant, mais proche du boogie. Mark a saisi l'harmo chromatique. Il souffle dans un style fort proche du son West Coast. Peter Schmidt pratique, sans surprise, le jump. La carte de visite de la formation. Pour demeurer sur la Côte Ouest, Bird s'attaque avec bonheur au "Gangster of love" de Johnny Guitar Watson. Tous les musiciens évoluent à un excellent niveau. Mais le pianiste mérite une mention spéciale. Mark tire son épingle du jeu sur son "I'll be back". Toute l’étendue de son talent y est mise en exergue. Un Texas shuffle puissant, au tempo irrésistible, pas éloigné d'un certain RJ Mischo flanqué de Mel Brown au piano. Caractérisé par une nouvelle grande sortie de l'harmo, l’amusant "Bunnie bop boogie" est ponctué d’accents de rumba. "Party girl" marque un retour au jump. Mais avec un zeste de T-Bone Walker. A cause des cuivres de Pat Carey. Peter y démontre avoir parfaitement assimilé le style sur ses cordes. Complainte issue d'un cabaret de nuit, "Ruby" est un blues lent qui s’est vêtu de jazz. La voix claire de Bird est soutenue par le piano et de la trompette de Yarema, soudain saisi du don d'ubiquité. C'est à nouveau aux accents latino-américains que nos Canadiens s'attaquent à "I'm a loving man". Inspiré par Sonny Boy Stafford, il souffle avec puissance et élégance ; et lorsqu'il dialogue avec Schmidt, l’échange est opéré à haut niveau. Très roots, "Take a step back" est inspiré par le Delta blues. Il est alimenté par un duo échangé entre Stafford et son ami et compatriote Jack DeKeyzer. Classique signé Jimmy Reed, "Shame shame shame" est contaminé par les maîtres de Chicago. Ce n’est pas une réelle surprise. Mark poursuit dans le même registre en empruntant largement le rythme à Muddy Waters, pour attaquer "Follow my heart". "I'm coming" nous ramène du côté de Los Angeles. A cet instant Bird n’a jamais été aussi proche de Piazza. Il joue et chante même dans le style de Rod. Imprimé sur un bon rythme, "I've had my fun" est forgé dans le même moule. En bénéficiant de la présence de musiciens particulièrement brillants, cet opus mérite toute votre attention…