Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Mars Attacks

Blood and Thunder

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Mars Attacks est une formation qui pratique du rockabilly. Au sein du line up, figurent un Suisse et trois Autrichiens. Soit le chanteur/guitariste Roland Riedberger ainsi que le gratteur soliste Martin Telfser, le contrebassiste Oliver Pfanner et le drummer David Karlinger. Le groupe est né en 1998 et a emprunté, pour patronyme, le titre d’un film de science fiction réalisé par Tim Burton. Sorti en 1996, il mettait notamment en scène, Jack Nicholson et Danny DeVito.

"Blood and Thunder" constitue déjà leur sixième opus. Il réunit quinze plages dont 14 sont signées par les membres du groupe. Un opus séparé en deux faces fictives. La première s’intitule "Blood side" (du sang) et concerne 7 plages. La seconde, "Thunder side" (du tonnerre), les huit autres.

La ‘Blood side’ s’ouvre par "Slow man" sur le rythme du cheval au galop. Manifestement, le chanteur est hanté par Elvis Presley. "Count to three" est une bien meilleure plage. Saignante, elle est lacérée par les coups de griffe portés par David, mais à l’aide d’un harmonica. "Heartbreakin' man" adopte le rockabilly cher au King, tout comme "Outer space inside the bar", titre écrit par Martin qu’il joue à la guitare, dans un style proche de Scotty Moore. Tendre ballade, "I gave you my life" bénéficie de chouettes arrangements tant de cordes que vocaux. Autre ballade, "Train to hell" est une compo un peu trop légère à mon goût. Ne témoignant aucun engagement, elle lorgne même vers la musique country, même si Roland se met à souffler dans une trompette. Curieux ces martiens !

La ‘Thunder side’ opère d’abord un retour au rockabilly. Plus nerveux, "Voodoo lady" est cuivré par le sax ténor de Manuel Staudinger, une piste au cours de laquelle Martin accorde sa (courte) sortie la plus sauvage. La trompette opère son retour sur "Overreation blues", une piste divertissante, rythmée, exécutée dans l’esprit des Seatsniffers. "Blood and thunder" constitue certainement la meilleure plage de l’elpee. Personnelle elle semble créée pour la route et adopte un tempo rock blues, réminiscent des Flamin' Groovies. "The only driver" est typiquement un blues qui rocke sur un tempo élevé. Et l’harmonica déchire, pendant que la guitare slide. Bien réverbérée, la guitare libère des sonorités ‘bayou’, tout au long de "Lonely night". En outre, le chant est convaincant. Excellent ! Une seule reprise, le "Promised land" de Chuck Berry ; et elle tient la route. "In the alley baby" assure la jonction entre le blues et le rock'n'roll, entre le Delta et Memphis, si vous préférez, une bonne dose d'harmonica à la clef. "I don't know" clôt le long playing. Et c’est encore une ballade. Vous l'avez deviné, c’est la ‘Thunder side’ qui m’a le mieux botté.