Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Matt Andersen

Honest Man

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Canadien, Matt Andersen est originaire du New Brunswick. Chanteur/guitariste, il a entamé sa carrière musicale en 2002, au sein d’un groupe baptisé Flat Top. Depuis, il a multiplié les enregistrements et les tournées à travers le monde, démontrant un talent capable de s’exprimer aussi bien en studio que sur la route. Il a d’ailleurs décroché plusieurs prix dont quelques awards. Il a également magnifié le célèbre International Blues Challenge de Memphis, en 2010, comme solo performer. Bien reçu par la critique, son dernier elpee, "Weightless", remonte à 2014. La voix de Matt est souvent comparée à celle de Joe Cocker. Pourtant, elle n’est pas liée à un style particulier. Roots, sa musique est susceptible de se colorer de blues, de country ou de rock. Les sessions sont été réalisées au sein de différents studios, à New York, Nashville, dans le New Jersey et même à Kingston, en Jamaïque. La production a été assurée par Commissionner Gordon Williams, dont la carte de visite mentionne – notamment–  la mise en forme d’œuvres publiées par Carlos Santana, Joss Stone et Quincy Jones. L'accent a été posé sur la voix d’Andersen, plutôt que sur l’aspect musical. D'ailleurs, Matt, excellent gratteur, privilégie les cordes acoustiques. De nombreux musiciens ont cependant participé aux différentes séances de studio.

L'opus s’ouvre par "Break away". Le climat est ensoleillé, jamaïcain pour être plus précis, un reggae ma fois particulièrement chaleureux. La voix l’est tout autant, et bien mise en relief. Jolie ballade, "The gift of love" lorgne déjà vers Joe Cocker, en moins graveleux. Enrichie de claviers et de chœurs féminins, la ligne mélodique est particulièrement agréable à l’oreille. Imprimé sur un mid tempo, "Honest man" est légèrement coloré de funk, un southern R&B classieux dont les interventions vocales évoquent toujours feu le légendaire chanteur britannique, même si les inflexions sont plus personnelles et bien moins ravagées. La production met bien en exergue les cuivres. C'est dans le dépouillement que l'on mesure la richesse vocale de cet artiste. A l’instar de "I'm giving in", une superbe ballade qui libère énormément d’émotion. Un cri d’amour dans son dénuement le plus total. Juste la voix et le piano. "Quiet company" nous entraîne à Nashville, au cœur de la country. Une sèche et une lap steel aux accents blafards. La voix devient envoûtante tout au long de "Let's get back", une ballade à la mélodie impeccable. Orgue, piano et banjo se conjuguent avant de céder le relais à un trombone magique. "All the way" baigne subtilement dans du soul/funk alors que chargé de feeling, "Last surrender" nous ramène à Memphis, afin de faire revivre l'esprit d'Otis Redding. Une seule plage rythmée, "Who are you listening to?". Un rock entraînant, dansant, abordé dans l’esprit du rocker de Detroit, Bob Seger. Le piano balise le rythme, alors que Benji Bouron s’autorise une sortie remarquée sur sa gratte. De bonne facture, cet LP s’achève par "One good song", une dernière ballade pleine d'émotion…

 

Matt Andersen

Weightless

Écrit par

Matt Andersen est canadien, du New Brunswick très exactement. Auteur/compositeur/chanteur/guitariste, il a entamé sa carrière en 2002. Au cours des dernières années, il a publié "Second time around" en 2007, "Something in between" en 2008, "Piggyback" et "Live at Phoenix Theatre" en 2009 et "Coal Mining blues" en 2011. Sans oublier, au cours de ce même exercice, "Push Record", en duo avec Mike Stevens, et "Spirit of Christmas", un album de Noël. Janvier 2010, il avait remporté le réputé International Blues Challenge de Memphis!

Matt possède un timbre vocal aussi graveleux et ravagé que celui de Joe Cocker. Et c’est manifeste dès "I lost my way", la plage qui ouvre l’elpee. Pour ce r&b de toute bonne facture, il est soutenu par d’excellents musicos, et notamment une armée de cuivres et de chœurs. Tout au long de l’opus, on remarque que lors de la mise en forme, Steve Berlin (Los Lobos/ex-Blasters) est venu ajouter son grain de sel… Caractérisé par sa superbe mélodie, "My last day" est une ballade lente, colorée par l'orgue Hammond de Ross Billard, une piste que chante Andersen comme un Cocker juvénile… La tendresse envahit "So easy", une autre ballade country transcendée par les interventions cristallines de la pedal steel que se réserve un autre Canadien issu de Vancouver, Paul Rigby. Le titre maître baigne dans le r&b, une piste légère qu’illustre parfaitement la plume reproduite sur la pochette ; et pourtant, on ne peut pas dire que la corpulence d'Andersen soit un argument de poids (?!?!) pour refléter cette subtilité. Son partenaire habituel et ami, Mike Stevens (NDR : un spécialiste du bluegrass) vient apporter son concours à l’harmonica. La six cordes sort enfin de sa réserve sur "Alberta Gold", un titre imprimé sur une rythmique sobrement rock. Il était temps! "Let's go to bed" reconduit un peu la formule utilisée pour "So easy" : l’intimité et la tendresse. Sentiments que traduit parfaitement la pedal steel. Andersen libère le max de sensibilité sur les compos les plus paisibles. Il élève pourtant la voix sur "The fight", un combat valeureux et convaincant. Sans aucun doute, la plage qui m’a botté le plus. Délicatement country, "Drift away" opère un retour à la country. Un peu de rythme qui anime "City of dreams" suffit pour libérer les cordes acoustiques et amplifiées. "Between the lines" est empreint d’une douceur extrême. Paisible, la voix se laisse cajoler par les interventions limpides de l’orgue et de la guitare, échangeant des baisers, des roses et du chocolat…

 

Matt Andersen

Something in between

Écrit par

Matt Andersen est chanteur/guitariste. Un Canadien qui réside sur la côte est. Il impose par sa stature. Mais c’est surtout un artiste étonnant à la voix puissante et expressive. Il puise largement ses sources dans le blues, country et rock américain. A ce jour, il comptait deux disques enregistrés ‘live’. Tout d’abord un EP intitulé “Bold and beaten” ; et puis un elpee répondant au titre de “Second time around”. « Something in between » constitue son premier opus concocté en studio. La production a été confiée à son ami Paul Miner. Né en Angleterre, il vit aujourd’hui au Canada. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées sur le vieux continent. A Lincoln, très exactement. Au nord de Londres. Pour la circonstance, il a bénéficié de la collaboration de quelques requins de studio. En l’occurrence le drummer Henry Spinetti et le bassiste Dave Markee ; deux musiciens qui ont bossé en compagnie d’une pléiade d’artistes. Dont Eric Clapton. En compagnie duquel il a accompli un fameux bail. Un certain Norman Barrett est également de la partie. C’est le second guitariste. J’ignore si nous sommes en présence du même gratteur qui sévissait au sein de Gravy Train, un combo de prog qui s’était illustré au début des 70s, notamment en signant quelques elpees pour le label Vertigo. Mais c’est plus que probable.

Revenons cependant à l’ami Matt! Il a une sacrée voix. En outre toutes les comparaisons émises lors de cette chronique, sont à mettre à son crédit. L’opus s’ouvre par “Come by”, un titre très southern rock qui mêle cordes électriques à un dobro acoustique. Manifestement, il est ici hanté par le spectre de Gregg Allman. Le titre maître est une bien jolie ballade country. Matt joint sa voix aux chœurs gospel. Dan Cutrona siège derrière le piano. “Working man blues” campe un boogie bien carré. Matt marque le tempo de sa slide aux accents métalliques. La production insiste beaucoup sur les effets de voix qui étreignent celle du leader ; ce qui lui permet de laisser libre cours à son talent de gratteur. La voix d’Andersen trahit parfois des similitudes avec celle de Joe Cocker. Elle est bien sûr moins ébréchée ; mais s’avère tout aussi chaleureuse et graveleuse. Et elle colle parfaitement à des plages empreintes de quiétude comme “So gone now” et “Broken man”. Ou encore sur la chanson qui m’a le plus fait flasher. En l’occurrence la reprise du “Wrote a song for everyone” de John Fogerty. De quoi vous flanquer des frissons partout. A cet instant, Matt nous réserve sa meilleure sortie sur les cordes. J’épinglerai encore une référence. Celle relative à Bob Seger, le rocker de Detroit. C’est manifeste sut la ballade rock “Stay with me”. Cutrona se réserve l’orgue Hammond ; mais le line up est différent. En fait ces sessions d’enregistrement s’étaient déroulées au Canada. Tout comme sur le tendre “How I wish”. Matt est d’ailleurs un bluesman qui déborde de sensibilité. Et “Better man blues” en est la plus belle illustration. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que Matt est également susceptible de s’attaquer au swing et au jazz. A l’instar de “Baby come back home”. Ou encore en fin de parcours, lorsqu’il se retire en chantant “Bold and beaten”, face à un quartet de cordes. Démontrant ainsi sa capacité à varier son répertoire. Un album fort intéressant !