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Matt Schofield

Anything but time

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Matt Schofield et Ian Siegal sont certainement deux des bluesmen insulaires les plus performants sur la scène contemporaine. Ils relèvent d’ailleurs tous deux du même label, Nugene, une écurie qui assure très bien la promotion de ses artistes. Chanteur et guitariste, Matt est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est passé pro en 1995. D'abord pour accompagner l'harmoniciste Lee Sankey. Ensuite, la diva anglaise Dana Gillespie. Sept ans plus tard, il fonde son trio, en recrutant l'organiste Jonny Henderson et le batteur Evan Jenkins. De bonne facture, original, leur blues rock est largement teinté de jazz et de funk. A leur compteur, deux albums live et trois autres enregistrés en studio, entre 2004 et 2009.

Matt a pourtant changé de drummer pour concocter ce nouvel elpee. Kevin Hayes, qui avait soutenu, pendant 18 ans, Robert Cray, se charge aujourd’hui des fûts. Les trois musicos se sont rendus à la Nouvelle-Orléans pour réaliser leurs sessions. Et sous la houlette de John Porter. En outre, ils ont bénéficié de la collaboration du claviériste local, John Cleary, pour trois plages.

L’elpee s’ouvre par le titre maître. Une compo qui baigne dans le son Stax de Memphis, un style imaginé naguère par Booker T & The MGs. Jonni se charge évidemment des interventions à l'orgue Hammond B3, dispensant les parties de basse, à l’aide de ses pédales. Un fameux musicien ! Très musicale et pure, la voix de Schofield est assez proche de celle de Robben Ford. Parfaitement ficelé, "See me through" est un long slow blues traversé de spectaculaires envolées des cordes et tapissé de claviers. Soit l’orgue, of course, mais également le piano acoustique de Cleary. "At times we do forget" est certainement la piste qui symbolise le mieux le MSB. Du blues rock savamment teinté de funk. La mélodie est imparable. Orgue, guitare et percus se conjuguent parfaitement. En fait, on est en présence d’une reprise de Stevie Winwood, morceau qui figurait sur son album "Nine lives". Superbe ballade, "Dreaming of you" met en exergue le jeu rythmique de Schofield. Une approche technique qui n'est pas sans rappeler celle, si élégante, adoptée par Jimi Hendrix, sur "The wind cries for Mary". Excellent blues rock, le "Wrapped in love" d’Albert King est alimenté par une guitare très pêchue, particulièrement amplifiée. L’ombre du ‘Velvet Bulldozer’ plane tout au long de cette piste. Soutenu par Cleary au clavinet, "One look (and I'm hooked)" ouvre une parenthèse New Orleans funk. Imprimé sur un tempo enlevé, "Don't know what I'd do" est un remarquable morceau de blues, au cours duquel Matt se réserve un extraordinaire solo. Il synthétise des phrases de Freddie King pour se les réapproprier, avant de les adapter à son tempérament explosif. Et le titre final, "Share our smile again" est tout aussi brillant. Un excellent album!

Matt Schofield

Live from the Archive

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La popularité de ce gratteur anglais monte ne flèche. Faut dire qu’il bénéficie du soutien de Nugene, un label qui fait vraiment le max pour ses artistes. Et celui apporté à Matt et Ian Siegal, les deux fers de lance de l’écurie, en est la plus parfaite illustration. Schofield est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est donc encore fort jeune! Il accomplit ses premiers pas comme musicien professionnel au sein du groupe de l'harmoniciste Lee Sankey, avant de rejoindre le backing band de la diva blues anglaise, Miss Dana Gillespie. Il monte alors son propre trio au sein duquel figurent déjà les musiciens qui l’accompagnent aujourd'hui. Sous cette formule, il commet d’abord deux elpees ‘live’. Tout d’abord "The Trio : Live". En 2004. Puis "Live at the Jazz Cafe". En 2005. La même année, il publie "Siftin' thru ashes". Et deux ans plus tard, "Ear to the ground", un long playing sur lequel figure la reprise du célèbre "The Letter" des Box Tops. En 2009, il nous réserve encore "Heads, tails and aces".

Matt adore se produire en trio. Le soutiennent donc le claviériste Jonny Henderson, préposé aux parties de basse sur son orgue Hammond C3, et Evan Jenkins à la batterie. "Live from the Archive" est un nouvel opus immortalisé en public. En janvier 2007. Lors d’une diffusion radio opérée aux Pays-Bas. Au Bosuil, à Weert, très exactement. Ce qui explique le titre de l’elpee.

Le set s’ouvre par deux morceaux issus de "Siftin' thru ashes". Soit "All you need" et le titre maître. L’interprétation est de haute facture. Faut dire que les musicos jouissent d’une parfaite technique instrumentale. Et leur fusion de blues, jazz, rock et funk est impeccable. Un style qui me fait penser à Robben Ford (NDR : lui vit de l'autre côté de l'Atlantique). A cause de cette parfaite maîtrise des instruments ; et puis de cette cohésion infaillible au sein du combo. Après une brève présentation des acteurs, place à un blues lent particulièrement chaleureux ; soit le "Lights are on but nobody's home" d'Albert Collins. Plus, plus de 10' de bonheur ! Instru jazz funk, "Room at the back" (emprunté à « Ear the ground ») et "On my way", un blues imprimé sur un tempo allègre, mettent une nouvelle fois le talent d’Henderson aux claviers ; et manifestement, c’est un disciple de Jimmy McGriff et Brother Jack McDuff, deux des meilleurs organistes du genre. L’elpee recèle quelques reprises de blues. Tout d’abord le "Black cat bone" de Harding Wilson, un funk blues qui figurait au répertoire d'Albert Collins. "Sitting on top of the world", ensuite. Il relève de la plume de membres des Mississippi Sheiks et remonte aux années 30. Le trio nous réserve une version bouleversante de ce blues lent sorti tout droit d'une fin de soirée organisée au sein d’un club obscur. En finale, la nouvelle adaptation de l’inévitable "The letter" tient correctement la route. Mais se révèle un peu trop longue. Dix-neuf minutes dont le traditionnel solo de batterie et la participation vocale du public. En concert, la performance passe bien la rampe. Sur disque, c’est beaucoup moins évident…

Matt Schofield

Heads, tails & aces

Écrit par

Matt Schofield est un jeune chanteur/guitariste. De nationalité anglaise. Un Mancunien ! Une véritable star ; mais dont le statut n’a été acquis que très progressivement. Musicien brillant, il parvient à conjuguer habilement le blues, le jazz et le rock, en y injectant une fameuse dose de soul. Il est souvent comparé à l'Américain Robben Ford. Ses débuts remontent à 1997. Il tournait alors avec le Lee Sankey Band. Il a même enregistré en sa compagnie. Il a longtemps milité au sein du backing band de la chanteuse Dana Gillespie. Il a ensuite fondé le Matt Schofield Trio, flanqué de l'excellent organiste Jonny Henderson et du batteur Evan Jenkins. Son premier opus, "The Trio, Live", est édité  en 2004. C'est également le premier long playing paru sur le label Nugene Records. Dans la foulée, il concocte "Siftin' thru ashes" et "Live at the Jazz Cafe" en 2005 ainsi que "Ear to the ground", deux ans plus tard.

Depuis le trio s’est élargi à un quartet. Mais si Jeff Walker se charge de la basse, Alain Baudry a repris le rôle de drummer. Matt écrit la majeure partie de son répertoire. Il assume également la production.

"What I wanna hear" est imprimé sur un tempo rapide. Manifestement son style est inspiré par Albert Collins. Son maître ! Si son timbre vocal est plutôt frêle, il est très harmonieux. L'orgue Hammond de Henderson enrichit la solution sonore. Schofield libère tantôt un petit filet, tantôt un flot de notes, mais sans jamais sombrer dans la démonstration. Sa technique est constamment fluide, digne même de Robben Ford. Du New Orleans funk agite l’intro de "Live wire". La voix sert de cinquième instrument. Jonny est passé au piano électrique. Ballade savoureuse, "War we wage" libère un maximum de sensibilité. "Betting man" constitue un des sommets de l’elpee. Un blues largement imprégné de rock. Le riff est solide. La rythmique bénéficie d’un traitement de re-recording. La guitare de Matt est intenable. Il atteint ici le sommet de son art, tout en prenant soin de ne pas se départir d’un évident bon goût. Blues lent remarquable, "Lay it down" libère une dose phénoménale de feeling pur. A cause de cette conjugaison entre la voix et les cordes. Qui perdure pendant près de 9 minutes. Magique ! Matt écrase ses pédales pour créer des effets de distorsion –toujours parfaitement maîtrisés, il faut le souligner– sur "Can't put you down", une brève tranche de blues rock. Imprimé sur un mid tempo, "Woman across the river" est un autre blues au cours duquel Mr Schofield se réserve un nouveau solo de cordes. Un exercice de style brillant, mais aussi saturé de feeling. Ballade séduisante, "Nothing left" trahit manifestement des reflets jazzyfiants. La guitare enchante. Les interventions d’Henderson à l’orgue sont bien mises en évidence sur "I told ya". Mais il met son talent au service de son leader. Matt injecte une ponte d’agressivité dans sa voix pour attaquer le "Stranger blues" d'Elmore James. Et ma foi, il n’a pas à rougir de son adaptation. De toute bonne facture, cet opus s’achève par le tendre "Not raining now'.

 

Matt Schofield

Siftin´ thru ashes

Écrit par
Originaire de Manchester, ce jeune guitariste anglais fait son petit bonhomme de chemin. Lentement mais sûrement. Il n'a pas encore trente ans et s’est converti au blues à l'écoute de la discothèque de son père. Il fonde son premier groupe à l’âge de 13 ans, une formation au sein de laquelle milite déjà son claviériste actuel : Jonny Henderson. A 20 ans, il rejoint la formation de l'harmoniciste Lee Sankey en compagnie de laquelle il tourne quatre années et enregistre deux albums : "My day is just beginning" et "She's not alone". A la fin du siècle dernier, il était impliqué au sein de cinq formations différentes ; et notamment dans le backing group du chanteur/guitariste Ian Siegal et du pianiste Dino Baptiste. Il tourne ensuite avec Dana Gillespie pendant une période de deux ans. En 2000, il partage le projet de la chanteuse Corinna Greyson. En 2002, il rejoint Earl Green, l’ex-vocaliste de Paul Lamb et d'Otis Grand. Il est alors sollicité pour accompagner la tournée du Lester Butler Tribute Band, un périple destiné à rendre hommage au défunt chanteur/harmoniciste des Red Devils et de Thirteen. Dans la foulée, il rejoint le chanteur/harmoniciste de ce Tribute band. Qui milite alors chez les Urban Achievers. Un Néerlandais qui répond au patronyme de ‘Big’ Pete Vander Pluym. En 2003, il forme enfin son groupe qui implique bien sûr Jonny et Evan Jenkins à la batterie. Le combo avait déjà commis un premier opus : "The Trio, Live".
 
 
Le band s'envole dès "All you need". Matt dispense immédiatement de petites grappes de notes qui démontrent sa dextérité naturelle. L'orgue Hammond constitue un élément indispensable dans le décor sonore. Matt chante la plage titulaire. Sa voix est plutôt hésitante et frêle, mais son timbre demeure très musical. Un peu dans le style de Robben Ford. Pas étonnant d'ailleurs que sur les cordes, son style – qui me fait également penser au plus célèbre des frères Ford – évolue également dans un registre aussi jazzyfiant. Ses deux acolytes sont d’excellents instrumentistes. Ainsi, le drumming sémillant d’Evan Jenkins manifeste une grande légèreté. Mais c’est surtout l’organiste Jonny Henderson qui fait étalage de sa classe innée. Ce claviériste s'inspire beaucoup de ses maîtres : Jimmy Smith et Jimmy McGriff. Instrumental sculpté dans le jazz, "Djam" ressemble à une jam, mais de très bon niveau. Schofield y est remarquable. Slow blues impérial imprimé sur un tempo très lent,"Lights are on, but nobody's home" est esquissé par une guitare réminiscente du grand Mike Bloomfield. L’effet est saisissant et l'orgue Hammond omniprésent. Schofield empoigne sa guitare sèche pour reprendre "The letter", le hit des Box Tops. La version n'a rien de révolutionnaire mais est fort bien ficelée. A cause de l'orgue Hammond et des échanges vocaux. Et puis des accords jazzyfiants, créatifs et émancipés de la guitare électrique qui prennent naturellement le relais. Autre blues lent "Back at Quare one" est également un classique. Très bien ficelé, il démontre la complémentarité exemplaire des trois musiciens. Le guitariste s’inspire pour la circonstance de BB King ; mais y insuffle tous les artifices susceptibles d’être développés par un aussi jeune musicien. Funky et très rythmée, "People say" ne suscite guère d’intérêt. "How I try" évolue dans une ambiance au développement jazzyfiant très prononcé. Les instruments sont très bien joués. La connivence entre le guitariste et l'organiste est permanente. Blues rythmé, "On my way" navigue dans un univers très proche de BB King. Contagieux, l’orgue exerce toujours la même fascination. Compo lente, très atmosphérique, "Middle ground " possède toutes les caractéristiques jazz rock d’un Robben Ford. De l’excellent travail ! Les percussions de Jenkins marquent de leur empreinte "Hard lines". Une finale qui manifeste une puissance hors du commun. Nonobstant leur jeunesse, les musiciens démontrent manifestement qu’ils ont de la bouteille. Et qu’ils sont capables de concocter un opus de bonne facture. Pour votre information, sachez qu'un album enregistré en public par le trio vient de paraître : "Live at the Jazz Café!". Nous espérons vous le présenter tout prochainement.