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Matt Walsh

Under suspicion

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Matt Walsh est chanteur/harmoniciste/compositeur. Il s'exprime par la voie du blues depuis quarante ans déjà. D’origine irlandaise, il s’est établi depuis longtemps à Münster, en Allemagne. Dès 1978, il fonde l'Electric Blues Band en compagnie du guitariste Erhard Hirt. Un patronyme qu’il va transformer par la suite, et très modestement, en Matt Walsh Blues Band. En 1999, il rejoint Janni Pestos (NDR : préposé aux cordes) chez Master Charge à Stuttgart. Puis Reloaded. Il a aussi partagé un duo en compagnie de l'excellent gratteur teuton, Gregor Hilden. Agé aujourd'hui âgé de 60 ans, il a monté son Acoustic Quartet en recrutant des musiciens locaux : le percussionniste Markus Passlick, Matthias Fleige aux guitares acoustiques et le bassiste Jürgen Knautz.

Le Quartet signe les douze plages de ce premier opus. La qualité musicale est au rendez-vous. La prise de son des instruments acoustiques est impeccable. La production est soignée. Un ensemble de caractéristiques rencontrés dès le morceau d’ouverture, "Techno blues". L’éclectisme est également de rigueur. A l’instar de "Top heavy", couvert d’accents hispaniques. Markus frappe son djembé, ses bongos et secoue un shaker. Matthias aligne des notes bien élégantes, dans un registre proche de Paco de Lucia. Il y manifeste énormément de lucidité et de panache. Ce n'est certainement pas un accident, car la même recette est reproduite lors du brillant "Since my baby's gone" ainsi que pour "Me and mine". Dépouillé à l'extrême "Checking out" baigne au sein d’une ambiance feutrée. Matt chante de sa voix grave ce blues d’excellente facture. Il souffle de courtes phrases inspirées par Sonny Boy Williamson II, pendant que la basse acoustique de Jürgen plante le décor. Le titre éponyme est sans doute le meilleur morceau de l’elpee. Encore une fois un blues sobre. Chaque sonorité est importante. Parfois on pense au climat entretenu par Santana à une certaine époque. A cause des bruitages empruntés à « Caravanserai ». La basse de Jürgen est divine. Mais le climat devient franchement magique lorsque Walsh dispense un solo digne de Toots Thielemans. Le quartet est manifestement très à l’aise lorsqu’il s’enfonce au sein de la musique intimiste. Dans ce registre, il est capable de sortir les meilleurs effets. A l’instar de la finale "Always, always". L’opus recèle cependant quelques plages rythmées. Et je pense tout particulièrement à "The land of the blues", compo au cours de laquelle Matt se met à rêver debout. Il souffle dans son harmo, en imaginant être entouré de BB, Elvis, Stevie Ray, Willie Dixon et autres légendes. "Working stiff" est un superbe blues balayé par la brise de la cité des vents. Celle de Chicago, bien sûr. Tous les instruments sont bien en place. Une certitude : si on branchait l’amplification à ce moment précis, le résultat serait sans aucun doute très consistant! Une constatation qui vaut également pour "Joleen", même si le tempo est plus enlevé.