Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le parfum de vie de Goudi

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Maxwell Street

Going back

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Maxwell Street est certainement l'un des plus anciens blues bands belges. Il vient de célébrer ses trente années d'existence. A la barre, les deux guitaristes originels sont toujours au poste ; en l’occurrence le chanteur Marino Noppe et Willy Devleeshouwer. Issus de Flandre Occidentale, ces deux musicos ont toujours eu un agenda particulièrement chargé et fréquentent régulièrement le célèbre Banana Peel, un club sis à Ruiselede. Fin du siècle dernier, Willy avait monté le Banana Peel Blues Band, une formation qui avait gravé un elpee  baptisé tout naturellement "Live at the Banana Peel". Il a également milité au sein de Catfish et épaule souvent Lightnin' Guy, chez les Mighty Gators. Marino apporte régulièrement son concours à de très nombreuses figures du blues, lorsqu’ils sont en tournée européenne. Le dernier en date ? Super Chikan. Il a acquis une fameuse réputation à la slide. La section rythmique de Maxwell Street réunit Joos Demeurisse à la basse et de Didier Feys à la batterie. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours de quelques invités, dont la chanteuse Tessa De Vreese et le claviériste Filip Ketels. Et la production a été confiée à Tiny Legs Tim, alias Tim De Graeve, un authentique country bluesman belge.

Le disque s’ouvre par la plage éponyme. Un titre issu de la plume de De Vleeshouwer, inspirée par le Chicago blues. La voix de Marino est soutenue par celle de Tessa, alors que Willy se réserve la partie de soliste. Signé Noppe, "I'm a lover" est un excellent blues lent, davantage marqué par le Chicago Westside. Entre la gratte et la voix s’établit un jeu de questions/réponses. Une voix chargée de passion et une six cordes bien sentie. La cover du "Ramblin'" de Robert Johnson est imprimée sur un tempo assez enlevé. Miss De Vreese la chante aisément, mais en puissance. Et Marino se lâche sur son bottleneck. Noppe a pris le micro pour attaquer le ludique "Hot pants", une piste légèrement calquée sur le "Killing floor" de Howlin' Wolf, mais dans un style proche d'Albert King. Mario chante d'un timbre âpre le "Cut off  my right arm" de Johnny Copeland, un blues mélodique tout au long duquel Filip Ketels siège derrière le piano, avant que la guitare ne prenne son envol ! Dominée par la slide, "29 ways" est un Chicago blues signé Willie Dixon. Direction New Orleans pour le "I went to Mardi Gras" de Snooks Eaglin. La guitare est continuellement créative. C’est elle qui imprime le tempo, alors que les ivoires de Ketels et les percussions de Didier Feys se chargent de baliser l’ensemble. Les guitares lorgnent vers BB King sur "The Gateway", un autre blues lent de toute bonne facture. Marino est un expert à la slide et il le démontre tout au long de "Somebody has to pay". Tessa l’épaule au vocaux sur cette plage qui baigne dans un climat digne d’Elmore James. Un climat qu’on retrouve lors de la finale, le "My heart beats like a hammer" de Jeremy Spencer (Fleetwood Mac), lui aussi jadis marqué au fer rouge par l’illustre gratteur chicagoan. Et on n’est pas au bout de nos bonnes surprises, puisque l’elpee nous réserve encore une adaptation du slow blues de Johnny Otis, "One hour past midnight", un "Two O'clock in the morning" écrit par Marino, inspiré de BB King, qui permet à Ketels de se multiplier aux ivoires, et une reprise du "Summertime" de Gerschwin, au cours de laquelle, judicieusement canalisée par les interventions de guitare aussi sobres qu’efficaces, la voix de Tessa est en état de grâce. Et on épinglera encore le "See see baby" de Freddie King, morceau qui illustre à nouveau la qualité des références puisées par le quatuor belge… 

 

Maxwell Street

Movin´along

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Maxwell Street réunit quelques figures séminales du blues anglais, des musiciens apparus au temps du british blues boom. Chris Youlden et Graham Vickerey se sont rencontrés en 1963 suite à une annonce parue dans le Melody Maker. Leur passion pour le blues les entraînent à vivre diverses expériences, dont celles du Down Home Blues Band et du le Lonesome Jax Blues Band en compagnie du futur Savoy Brown, Dave Peverett. En 1966, Graham monte son premier Shakey Vick Big City Blues Band flanqué du futur Foghat, Rod Price, à la guitare et de Mel Wright aux drums. Chris Youlden rejoint Savoy Brown en 1967. Il devient alors un des meilleurs vocalistes du blues anglais.
 
Chris, Shakey Vick et Mel Wright se sont retrouvés en 2002 pour enregistrer ces quatre titres sous le patronyme Maxwell Street. Un disque pour lequel ils ont reçu la collaboration du guitariste Bernie Pallo (NDR : il avait déjà joué pour Shakey) et du bassiste Peter Moody. Un Ep qui s’adresse aux nostalgiques du british blues. Plusieurs vocalistes se partagent le chant. Le grand Chris, deux titres. Il n’a rien perdu de son superbe timbre. Et le démontre dès le début de "Movin' along". L'accompagnement musical est sobre. Discret, l'harmonica se calfeutre dans l’ombre. Très anglaise, la guitare sort très peu de sa réserve. Youlden interprète encore "Bad mood blues" ; une plage imprimée sur un rythme plus proche de John Lee Hooker. Au cours de ce fragment qui ne manque pas d’allure, Shakey sort son l'harmonica. Une compo naturellement inspirée par Little Walter. Shakey chante "Somewhere in my dreams". Son timbre caractéristique est grave, sans trop de relief. Pallo extirpe un solo de ses cordes, mais sans jamais parvenir à faire jaillir l'étincelle que produisait les grands gratteurs anglais de l'époque. Shakey se réserve enfin "Just can't lose the blues", un morceau imprégné de south side Chicago Blues du maître des lieux : Muddy Waters en personne.