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Old Crow Medicine Show

Best of

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Ce groupe a fait ses premiers pas dans la rue. A New York, mais également au sein de plusieurs villes du Canada. Le folk singer Doc Watson le remarque alors qu'il se produit à Boone, en Caroline du Nord. Il l’invite à participer à son festival, le Merlefest. Dans la foulée, le band a l’opportunité de jouer au célèbre temple de la country music, le Grand Ole Opry, à Nashville. Depuis, il a tourné à travers le monde entier et décroché plusieurs Grammy Awards. A ce jour, il a enregistré cinq albums studio ! Ce "Best of" réunit quatorze titres dont deux inédits. Ils sont extraits des trois elpees parus sur le label Nettwerk. Ce sextuor se partage une multitude d’instruments, dont les guitares, le banjo, la mandoline, le violon, l’harmonica, les claviers, la basse et la batterie. Et il puise ses sources essentiellement dans le folk et la country.

Le recueil débute par le plus grand succès du groupe, "Wagon wheel". Ce titre figurait sur le premier long playing, gravé en 2004. Un éponyme. Paru en single il deviendra disque d'or en 2011 et de platine, en 2013. Cette compo bénéficie de solides harmonies vocales, alors que le violon est à la fête. En outre, le refrain a été emprunté à une chanson de Bob Dylan. Cette plage synthétise le style du quintet. Une plage entraînante. Des voix en harmonie. Et des cordes bien mises en exergue. Dans un style proche, "Tell it to me" se distingue par ses interventions à l’harmo bien senties. Davantage country/blues, "Down home girl" réserve de beaux échanges entre l'harmonica de Ketch Secor et la gratte traitée au bottleneck par Critter  Fuqua. "CC Rider" se nourrit généreusement de blues. A l’archet, Secor est un plaisir permanent pour les oreilles. Et il s’y illustre tout au long d’"Alabama High-test", de "Big time in the Jungle", de "Humdiger" ainsi que du très bref "Fall on my knees". "My good gal" est une très jolie ballade roots. Le long playing recèle deux inédits. Ils achèvent le long playing.  Soit "Heart in the sky". Puis "Black-haired Québécoise". Chanté dans la langue de Molière, ce dernier titre est très représentatif du style proposé par O.C.M.S.. Qui vient de publier un nouvel opus. Intitulé "50 years of Blonde on Blonde", il célèbre, bien entendu, les 50 ans de la sortie du légendaire double album de Bob Dylan!

 

Old Crow Medicine Show

Tennessee pusher

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Old Crow Medicine Show pratique un style qui répond au qualificatif d’americana. Un style qui puise ses sources profondément dans la tradition yankee ; même si discrètement, il affiche une attitude rock’n’roll. Il y a une dizaine d'année, le quintet a quitté New York pour se fixer à Nashville, dans le Tennessee. Et dès leur arrivée, les musiciens commencent à fréquenter les lieux sacrés de la musique country.

Edité en 2004, leur premier elpee est éponyme. Intitulé "Big iron world", le second paraît en 2006. « Tennessee pusher » constitue donc leur troisième. Il a été mis en forme par Don Was  (Rolling Stones, Bob Dylan, Bonnie Raitt,…) Et son travail de production est franchement impressionnant. Les Crows me paraissent encore bien jeunes. Leur énergie débordante invite parfois à se secouer sur la piste de danse. A l’instar de l’ouverture tonique "Alabama High test". Un morceau presque rock'n'roll, au cours duquel la slide s’insinue et le violon détonne. Ou encore de l’allègre "Humdinger". Le groupe jouit s’un solide potentiel d’écriture. Il me rappelle même Bob Dylan, à ses débuts, lorsqu’il était soutenu par le Band. 

Harmonica aux tonalités aigues et orgue colorent judicieusement "Highway halo". "Lit him up" baigne au sein d’un climat troublant. Ketch Secor et Willie Watson se partagent les lead vocaux ainsi que les guitares acoustiques, l'harmonica et le violon. Une des voix est plus frêle, mais elle est saturée d'émotion. Longue fresque sonore, "The greatest hustler of all" me rappelle les plus jolies ballades des Rolling Stones. Celles composées à l’époque de "Sticky fingers" voire d’"Exile on main street'". Au cours desquelles banjo, harmo et slide guitare faisaient bon ménage. Un profil qu’on retrouve sur "Crazy eyes". L’elpee recèle quelques compos personnelles. Qui possèdent un potentiel commercial indéniable. A l’instar su superbe "Methamphetamine". Si le courant principal de leur musique traverse le plus souvent la country de Nashville, le honky tonk et le bluegrass ont également leur place. Banjo et violons balaient ainsi "Next go round" alors "That evening sun" bénéficie des interventions limpides de Gill Landry à la slide, et à nouveau d’une envolée d’archets. L’Old Crow Medicine Show emprunte également et régulièrement la route de Memphis, pour y puiser à d’autres sources plus proches du blues et du rock. "Motel in Memphis", le country/blues énergique "Mary's kitchen" et le titre maître en sont les plus parfaits exemples. Ce superbe album s’achève par "Caroline", une compo aux accents dylanesques particulièrement prononcés…