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Mel Brown

Homewreckin´ done live

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Mel Brown est né en 1939. A Jackson, dans le Mississippi. Il a grandi au sein d'un environnement familial bercé par la musique. Son père, John Henry ‘Bubba’ Henry, deviendra même une influence majeure pour Mel. Dès son plus jeune âge, il a le privilège de monter sur scène pour accompagner le prestigieux Sonny Boy Williamson. Fin des années 50, il émigre à Los Angeles pour y rejoindre le Johnny Otis Band, au sein duquel il jouera de nombreuses années. En 1968, il signe chez ABC. Il y commettra pas moins de six albums. Jusqu'en 1971. Il passe ensuite chez le Bobby Blue Bland Band. Et en 1983, il devient membre de l'Antone's, célèbre club house band d'Austin, au Texas. Une opportunité qui lui permettra d'accompagner Buddy Guy, Junior Wells, James Cotton, Snooky Pryor, Stevie Ray Vaughan et quelques autres… En 86, il entre chez les Icebreakers d'Albert Collins. Puis flanqué des Silent Partners, il commet l'elpee "If it's all night, it's all right". En 1989. Sur le label Antone's. L'année suivante, il s'installe au Canada. Il ne fera, cependant sa réapparition qu'en 1998. En participant à l'enregistrement de "Can't stop blowin", un opus de son ami Snooky Pryor. Qui paraît sur Electro-Fi. Il opère son retour en 1999. Toujours sur le même label. A travers le superbe "Neck bones & Caviar". Et en 2001, le duo Snooky et Mel se réunit de nouveau pour commettre "Double shot!".

Enregistré en public au Wally's Pub de Guelph dans l'Ontario, " Homewreckin' done live " se limite à un répertoire fort classique. Histoire de mettre son auditoire en poche. Mel est entouré de son band, les Homewreckers : John Lee aux claviers, Al Richardson à la basse, Jim Boudreau aux drums et David Wiffin au saxophone.

En guise d'hors-d'œuvre, il nous sert "Woke up this morning" de BB King. Tous les musiciens sont bien en place. L'ambiance relaxante. La guitare s'évade sans fioritures. Elle n'en fait pas trop. Faut dire que Mel est un musicien d'expérience. Il lève modestement le rythme pour embrayer par une version personnalisée de "Fanny Mae", caractérisée par un riff poussé par le sax. Le ton est au swing. La guitare navigue à un niveau très élevé. Un détour par Chicago se traduit par des canons du blues. Tout d'abord, le très lent et brûlant "The sky is crying". Une compo abordée dans un esprit très classique. "I'm your hoochie coochie man", ensuite. Un titre imprimé sur un tempo plus enlevé que d'ordinaire. Mel Brown attaque alors "I'll play the blues for you", un classique d'Albert King. Le premier solo est accordé par le très doué John Lee, avant que la guitare ne prenne son pied. "Honeybee" est une plage très réussie. Elle adopte un mode west coast, très swing. Le piano de John Lee virevolte dans tous les sens. La guitare opte pour un mode jazzy particulièrement passionnant. Mel se fend alors d'une version kilométrique du traditionnel "Hey Joe". Théâtre d'un long délire de guitares, capable de véhiculer un maximum d'émotions bien senties, elle s'étale sur plus de 12'. L'homme possède de la sensibilité à revendre. La guitare cède le relais au saxophone, sur une rythmique reggae, avant de libérer l'orgue. Le concert se termine par une version nerveuse du "Turn on your love light" de Deadric Malone. Une nouvelle jam de libération. Cet album n'est peut-être pas extraordinaire, mais cette musique ne peut que se goûter live. Lorsqu'il monte sur les planches Mel ne sait pas vraiment quel sera son répertoire. Tout dépend de l'attitude et de la réaction de son public. Une chose est sûre, les Homewreckers sont une excellente machine à jouer le blues.

 

Snooky Pryor & Mel Brown

Double shot!

Écrit par

Au cours des années 80, Snooky et Mel ont joué ensemble au célèbre club texan, l'Antone's d'Austin. Mel a ensuite participé à la confection de l'album "Can't stop blowin'" de Snooky, sur ce label Electro-Fi. Début de l'an 2000, Mel Brown nous a gratifié d'un superbe album "Neck bones and caviar". Les voici de nouveau ensemble pour ce nouvel opus. Une formule familière à Snooky, puisqu'il joua longtemps avec Johnny Shines et surtout Homesick James.

Les deux musiciens sont tous deux originaires du Mississippi. Snooky a 79 ans, Mel, 61. Ce n'est pas la formule du duo acoustique qui a été retenue mais bien l'ensemble électrique. Faut dire qu'ils ont accompagnés par les Homewreckers. John Lee au piano, Al Richardson à la basse et Jim Boudreau à la batterie.

Tout ce beau monde démarre pied au plancher par "Dirty rat". C'est fou l'énergie que peut encore déployer à près de 80 ans, Mr Pryor. Il possède un style très personnel à l'harmonica ; et si les mêmes phrases reviennent régulièrement, c'est avec un plaisir sans cesse renouvelé que nous le retrouvons. Sa voix, juste ce qu'il faut de ravagé, reste autoritaire. Elle mène "Early in the morning" pendant que John Lee fait frétiller au piano. "Big leg beat" est un très long blues lent, particulièrement inspiré par le Chicago Blues. Snooky et Mel s'y sentent comme des poissons dans l'eau. Mel est également un vocaliste intéressant. Il chante "Rock this house" (de Jimmy Rogers), flanqué de Michaël Fonfara, bien excité derrière ses ivoires. Blues bien rythmé, renforcé par son attaque sur l'harmonica, "Let your hair down woman" est du Snooky Pryor typique. Un de ces petits joyaux dont il nous gratifie à chaque album. Traversé par une implacable intervention de Brown à la guitare, "So fine" poursuit dans le rythme. "That's all right" est un autre titre de Jimmy Rogers. Il est chargé d'émotion et intensité, mais cette adaptation est beaucoup plus lente que la version originale. Pour "Do the boogaloo", le sémillant Snooky nous invite à la danse joyeuse. Mel chante merveilleusement, d'une voix chaude, de soul man, "Easy my mind", un blues au tempo modéré. A pleurer! Un excellent album!

 

Mel Brown

Neck bones and Caviar

Écrit par

Mel Brown est né à Jackson, dans le Mississippi en 1939. Il a fait partie des orchestres de Johnny Otis, d'Etta James et, durant onze ans, du Bobby ‘Blue’ Bland. En 1982, il se fixe à Austin, au Texas et devient l'un des piliers du célèbre club Antone's. Il a d'ailleurs sorti un album en compagnie des Silent Partners, "If it's all night, it's all right". Depuis 1989, il s'est curieusement installé à Ontario, au Canada, où il se produit régulièrement avec son groupe, les Homewreckers. Avec lesquels il a d'ailleurs sorti "Live at Wally's" en 98, un elpee qui n'a jamais bénéficié de distribution à l'échelle internationale.

Ce disque, c'est vraiment du caviar. Un mets fin qui se goûte avec délicatesse. Ouverture royale, "Woman wanted" de Muddy Waters salue une interprétation minimaliste avec le maximum d'émotion et de sensibilité à la clé. Suit une version vigoureuse de "I ain't drunk" de Joe Liggins, un titre qu'il jouait déjà derrière Albert Collins voici bien longtemps. Quand il reprend "You're the one" de Z.Z Hill, le prince du blue soul, c'est le Mel Brown chanteur qui nous séduit par la majesté de sa voix. La variété est au rendez-vous. C'est évident sur le funk "I want to hold onto you baby" et le jazz instrumental "Summer magic", mené de manière experte sur sa Gibson Super 400. La 2ème partie de l'album est marquée par de superbes reprises. Et notamment "Get out of my life woman" d'Allen Toussaint, qui développe une bien belle partie d'orgue Hammond du canadien Robert Lee, et une savoureuse version de "I believe in my soul" de Ray Charles, introduite par la voix baryton de Mel. Quant au traitement opéré sur " Goin' down slow ", il est vigoureux, jazzyfiant, et libère une telle quantité de groove, produite par les sacrées parties de piano et de guitare, qu'on a peine à reconnaître la version originale. Mel se met seul derrière le piano pour délivrer le traditionnel "Lord have mercy" ; une adaptation assez proche de ce que fait le vétéran louisianais Henry Gray. La fin de l'opus est un véritable bonheur. "Blues on the Green" révèle le shuffle que l'on n'attendait plus. Puissant comme à l'époque glorieuse d'Antone's. Que dire enfin de son interprétation du fameux "I'm in the mood" de John Lee Hooker. L'intensité libérée y est tellement dramatique. Brillant, Mel invite Al Lerman de Fathead à souffler dans sa musique à bouche. Et ce superbe CD s'achève de la même manière qu'il s'était ouvert. Précipitez-vous!