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Menomena

Magistral !

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Réduit à un duo depuis le départ de Brent Knopf chez Ramona Falls, Menomena se produisait à Bruxelles, le jour de la St Nicolas, sous la coupole de la Rotonde du Botanique. Il venait y défendre son nouvel album : « Moms ». L’occasion de revoir un groupe dont on connaît toutes les qualités scéniques et surtout de jauger leur musique, depuis le changement de line up.

C’est au Belge Sis Matthé, aka Stacks, que revient l’honneur d’ouvrir la soirée. Autrefois actif chez White Circle Crime Club, l’Anversois nous présente aujourd’hui son projet solo. Et sur les planches, il n’est entouré que de machines. Pendant une bonne demi-heure, il va dispenser une musique minimaliste et sympathique. Mais il faut bien avouer que tous les esprits sont déjà tournés vers Menomena.

La formation issue de Portland monte sur l’estrade vers 21h. La salle est presque comble, et il est difficile de se faufiler jusqu’au podium. Les deux membres fondateurs sont accompagnés par trois musiciens multi-instrumentistes. De quoi apporter une dimension nouvelle à leurs compos. L’instrumentation est d’ailleurs plus dense, notamment sur les morceaux extraits de « Moms ». Davantage psychés aussi. Suivant leur bonne habitude, les musicos troquent leurs instruments, quasiment à chaque morceau. Justin Harris est au centre de la scène. Il manifeste un maîtrise parfaite, tant au saxophone baryton, à guitare ou la basse. Et ce sont toujours les drums qui fédèrent l’expression sonore. Quant aux harmonies vocales, elles sont, comme d’hab’, impeccables. La prestation frise la perfection. Elle durera une heure et demie, ‘encore’ compris. Frise, car on n’entend pratiquement pas les interventions du saxophone soprano. Menomena ne se contente cependant pas de jouer les titres du dernier elpee, mais –histoire de satisfaire l’auditoire– n’oublie pas son ancien répertoire. Et en particulier une reprise de « Horses », accordée en rappel, pour achever ce concert tout bonnement magistral…

(Organisation Botanique)

 

Menomena

Friend and foe

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Après un curieux premier album, Menomena ouvre à grand fracas son univers en boîte de Pandore. Il suffit de se pencher sur la densité picturale de la pochette pour comprendre le ton de « Friend and Foe ». Un album qui se déploie sur des terres foisonnantes dont on s’émerveillera inlassablement des reliefs et des aspérités. L’envol s’opère instantanément à travers une rythmique fascinante, martelée avec la rigueur d’une marche funèbre. Puis, de l’intransigeance, des mélodies imparables prennent le large. Menomena ou lorsque la discipline fait surgir les formes les plus déconstruites. C’est au cœur du paradoxe que naît le génie des trois Américains. Rien de strictement novateur pourtant ; Wolf Parade et TV on the Radio avaient déjà amplement creusé les ornières de l’indie rock démembré. Mais l’efficacité est irrémédiablement présente. « The Pelican » hisse l’album à ses premières hauteurs ; à cause d’un piano malmené qui scande des voix presque plaintives dans un vertige d’émotions. Le mystère d’une telle puissance tient jusqu’à « Wet’n rusting », single agréablement schizophrène, où la candeur pop effleure une gravité troublante. Le dramatique exerce la fascination sans léser l’harmonie mélodique. Et, toujours, l’intérêt demeure dans le côté abrupt des profondeurs. En surface, l’écoute de « Friend and Foe » peut glisser et s’étioler par ses breaks parfois épuisants. Mais à qui laisse tomber ses résistances, s’offre une œuvre dense, riche et intense.