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Midnight Movies

Midnight Movies

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Midnight Movies nous vient de Los Angeles. Un trio au line up plutôt insolite : une chanteuse/drummeuse, un guitariste et un guitariste/claviériste. Et à la musique tout aussi insolite. C’est en tout cas la sensation que nous laisse l’écoute de leur premier opus éponyme. A l’instar de Stereolab, la formation doit avoir beaucoup écouté le ‘krautrock’ (Faust, Can) et le Velvet Underground. A cause de la trame hypnotique, envoûtante, lancinante, répétitive de leur solution sonore. Une impression accentuée par le vocal impassible, monocorde de Gena Oliver. Mais M.M. a le bon goût de donner une coloration alternative à ses compositions. En lui administrant une bonne dose de feeling gothique, un peu dans l’esprit des groupes à chanteuse de la seconde moitié des eighties (His Name Is Alive, Cranes, Sundays). Mais aussi en se frottant à l’ambient (NDR : en jouant sur les oscillations des instruments, « Tide and sun » explore un monde parallèle à Boards of Canada) ou au psychédélisme. Mid tempo, « Love or a lesson » et « Oh twilight » libèrent ainsi un groove réminiscent des Dandy Warhols, alors que « Human mind trap » et « Time and space » sont littéralement torturés par des accès de guitares gémissantes, cosmiques, comme à la belle époque d’ « In-A-Gadda-Da-Vida » d’Iron Butterfly. L’opus épingle également une compo plus orchestrale, élégiaque, enrichie d’un violoncelle et de cuivres : « Words for a love song ».