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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Mike Bader

Matches my feelings

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Ce chanteur/guitariste est originaire de l'Iowa. Il fêtera bientôt ses cinquante ans. Il s’est cependant établi à Missoula, dans le Montana, depuis belle lurette. Son premier album, "Clearcut case of the blues", est paru en 2004. Le line up de base de la formation implique uniquement Mike et sa section rythmique. En l’occurrence, le bassiste Larry Hirshberg et le drummer Brandon Zimmer. La bande à Bader réunit manifestement des noms bien germaniques! Mr Mike a écrit les onze plages de son elpee. Il nous invite à découvrir son univers très personnel, au cœur d’un blues mâtiné de R&B, zydeco, reggae, funk, etc. et vivifié par des tas de rythmes différents.

 Caractérisé par ses tempi syncopés, "Wrong name woman" nous propulse dans le monde musical de la Nouvelle Orléans, mais revu et corrigé par Bader. Le piano de son ami, Tom ‘T-Bone’ Giblin (qui collabore aux projets de Lonnie Brooks et Mighty Joe Young) marque bien le rythme. Le timbre de Mike est un peu rude, mais l’artiste est doué à la six cordes. Il libère ses notes sur le fil du rasoir. Son style est assez personnel. Les changements de rythme sont légion ; et lorsque le tempo s'élève, Tom passe du piano à l'orgue. Une excellente entrée en matière ! "Matches my feelings" démontre le potentiel du gratteur. Son jeu ne bascule jamais dans la facilité et tient bien la route. Les courtes notes dispensées épousent les lignes rythmiques. Introduit par son jeu rythmique et le piano de Tom, "Defies gravity" est un blues imprimé sur un tempo assez lent et dont l’approche sur les cordes demeure toujours fort intéressante. Mike est épaulé par ses frères : Bob à la batterie, Dave à la basse et Tom également capable de souffler dans un harmonica. Le MBB aborde le R&B, en bénéficiant du concours de chœurs féminins ainsi que du saxophone de Jason Hicks. Cette composition de bonne facture est illuminée par la voix de Miss Joan Zen. "Phunky dread" embrasse les rythmes exotiques de la Jamaïque. Une plage instrumentale funkysante couverte d’accents reggae. Blues rythmé, "Call me the Grizz" lorgne vers le Chicago Westside. Le spectre de Magic Sam n'est pas loin, mais Mike Bader y colle sa touche toute personnelle. Toujours un peu dans le même style, mais en plus soul, "Keep on movin" campe une très bonne ballade syncopée par le funk. Une plage chantée avec passion. L’impact de "Been grounded" est direct. Un blues sans fioriture partagé, à nouveau, entre les quatre frères Bader. L’approche de la guitare rappelle parfois la simplicité du BB King des débuts. Soutenu une nouvelle fois par l'ami Giblin aux ivoires, "Smokin' Buffalo" trahit une sensibilité boogie. "Jump shufflin' bllues" est une titre dont le nom est suffisamment explicite. Un shuffle imprimé sur un tempo bien trempé, mêlant blues et jump. Chaleureuses, les cordes sont inspirées par BB King et mises en forme à la sauce Bader. De très bonne facture, cet elpee (le second du MBB) s’achève par "High & wide". Sculptée dans le funk, cette plage souffre de la présence de sons synthétiques produits par les claviers. Mais que cette exception (qui confirme la règle) ne ternisse pas la bonne impression générale laissée par cette œuvre…  

Mike Bader

Clearcut case of the blues

Écrit par
Mike Bader est né en 1958. A Cedar Rapids, dans l'Iowa. Il reçoit sa première guitare à l’âge de 12 ans, et monte un groupe l'année suivante. Au cours des 70’s et des 80’s, il fréquente un autre guitariste : Craig Erickson (NDR : devenu depuis célèbre). A cette époque, il assiste aux concerts d’Albert et BB King, Luther Allison, Buddy Guy, Jimmy Dawkins, Albert Collins et des Allman Brothers. Ils deviendront ses influences majeures dans l’univers du blues. En 1981, il s'installe dans les Montagnes Rocheuses et devient Park Ranger à Yellowstone. Fin des 90’s, le virus musical refait surface et le pousse à se produire en solo lors de shows acoustiques consacrés au blues. Puis il se décide à fonder son propre groupe. Bien qu’établi depuis à Missoula, dans le Montana, il est redescendu l’an dernier à Cedar Rapids pour enregistrer son premier album. Un opus constitué de onze compositions personnelles. Un disque pour lequel il a reçu le concours de son frère Dave à la basse, de Tom Giblin aux claviers et de Mike O'Connell à la batterie.
 
"Power shaft blues" ouvre l’elpee en toute décontraction. Une plage chaleureuse qui affiche directement la couleur du style adopté par Bader : la voix est posée bien à l'avant, l'orgue colore l'ambiance ; et lorsque la guitare prend enfin prend le large, c’est avec économie et réserve. Une forme musicale où se mêle nonchalance et bonne humeur ; que Bader qualifie de ‘meat and potatoes blues music’. Une configuration qu’il reproduit sur "Four times the pain". La bande à Bader éprouve quand même quelques difficultés à masquer ses origines teutonnes. Et n’hésite donc pas à s’attaquer rageusement à un "Auf wiedersehen blues", au cours duquel Tom rejoint ses frères à l'harmonica. La voix émerge très souvent de d'ensemble. La rythmique n'est pas un modèle de légèreté, mais elle soutient bien les solistes ; et en premier lieu Mike, dont la slide est bien aiguisée tout au long de "Don't want to know". Mike laisse cependant entrevoir une capacité à diversifier son style. Instrumental particulièrement jazzifiant, "Octavio" en la plus belle illustration. Le titre maître est un blues à la fois remarquable, lent et très long. Le jeu de guitare est immaculé, très mélodique. L’atmosphère plaintive, empreinte d’une grande tristesse. Mike épanche son trop plein d’émotion avec une grande sensibilité. Une rythmique très caractéristique du reggae envahit "Never too late". Les musiciens contribuent à entretenir cette atmosphère, y compris la guitare de l'ami Erickson et l'harmonica de Tom Bader. Les cordes de Mike vagabondent dans la reverb. L'effet est très réussi. Intermède instrumental nourri au zydeco louisianais, "Shufflin' in A" se trémousse sur des rythmes dansants. La guitare y excelle face à l'orgue et l'accordéon de Dan Funsch. Mike force un peu sa voix à l'avant-plan pour interpréter "Here I am now", un R&B aux arrangements bien ficelés. Une ambiance stimulante qui se prolonge tout au long de "Funky ED". Toujours aussi dansante, mais nettement plus funky (NDR : le titre !), cette plage instrumentale ouvre la porte aux cuivres activés par Jason Hicks. Ce qui n’empêche pas ce morceau de s’accrocher puis de s’étendre, autorisant ainsi les sorties remarquées de l'orgue, du sax et de la guitare de Craig Erickson. Giblin est vraiment brillant aux claviers. C’est vrai qu'il a longtemps joué en compagnie de Lonnie Brooks, mais aussi de Mighty Joe Young. L’opus s’achève par un nouveau slow blues somptueux ; mais davantage dans un style proche du Chicago blues classique des 50s. Tom s’y réserve l'harmonica, Giblin le piano électrique. L’interprétation est traditionnelle mais très efficace ; en outre la guitare évolue dans son espace sonore de prédilection. Une manière bien agréable de clôturer cet album d’excellente facture…