La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Mike Eldred

Elvis Unleaded

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Le Mike Eldred Trio est un ensemble qui pratique du blues et du rockabilly. Drivé par le chanteur/guitariste Mike Eldred et secondé par les ex-Blasters, John Bazz et Jerry Angel, il est issu de la banlieue de Los Angeles. Fin de l’année dernière, il avait publié un excellent elpee de blues, "61 and 49", titre qui se référait au célèbre carrefour sis près de Clarksdale, dans le Mississippi. Leur premier opus était éponyme. Il remonte à 2002. L’an dernier, le combo avait rendu un hommage à Elvis Presley, en gravant "Elvis Unleaded". Ce disque vient de bénéficier d’une réédition.

Lors des sessions d’enregistrement, le trio avait bénéficié de la participation de quelques collaborateurs. Et notamment l'extraordinaire pianiste californien Gene Taylor, Jerry Donato au sax ténor, Scott Yandell à la trompette et du JOBS Quartet. Au menu, vingt plages puisées dans le répertoire du King Elvis, tant de ses disques et de ses musiques de films ! De quoi proposer un éventail de rockab’, de rock'n'roll et de slows langoureux, que le King avait le don de caresser de son timbre vocal chaleureux.

Le long playing alterne cependant morceaux notoires et autres moins populaires, à l’instar de l’ouverture de la plaque, "Burning love", un single très rock paru en 1972. La version du M.E.T. est soulignée par les chœurs du JOBS Quartet. On passe aux affaires sérieuses, dès "I feel so bad", une compo signée Chuck Willis et reprise par Elvis en 1961. Sur cette piste, Taylor brille aux ivoires. "Rip it up" est plus connu. Un r'n'r sauvage au cours duquel les échanges entre accords de piano et de cordes sont épiques. Première ballade doowop, "Don't" a été le premier n°1 de Presley. C’était en 1958! Et la flip side, "Love me" a également été retenue. Parmi les auteurs qui ont le plus prêté leur plume à Elvis, figurent incontestablement Jerry Leiber et Mike Stoller. De leur répertoire, "Jailhouse rock" (NDR : n°1 en 57), "Little Egypt" et "You're so square" y sont proposés. Sans oublier le subtilement boogie "T.R.O.U.B.L.E", au cours duquel Gene Taylor ne tient plus en place. Sculpté dans le blues, le "Lawdy Miss Clawdy" de Lloyd Price nous conduit près de New Orléans, et profite des interventions exquises d'Eldred et Taylor. Dans le même style, "One night of sin" était issu de la plume de Smiley Lewis. Impossible de passer sous silence "Long tall Sally", un véritable pétard signé Robert Blackwell et surtout un succès pour Little Richard. Côté blues encore, on épinglera "Big Boss man", un grand hit décroché par Jimmy Reed en 1960 qu'Elvis adaptera plus tard, en 1967. Le long playing nous réserve encore une cover du célèbre "Heartbreak Hotel", encore un n°1, mais en 1956. Cet album rend également un hommage aux Jordanaires, le backing band de Presley et à son gratteur de génie, Scotty Moore, qui affiche 81 piges aujourd'hui.

 

Mike Eldred

61/49

Écrit par

La formule trio jouit toujours de mes faveurs. Et pour cause, son impact est immédiat, tant dans l’univers du blues que du rock'n'roll. Le MET tourne inlassablement près de ses terres. C’est-à-dire du côté de Los Angeles, en Californie. Mike Elder en est le chanteur et le guitariste. Il excelle dans le domaine du rockabilly. On le considère même comme un spécialiste. Sa première idole, c’était Scotty Moore des Jordanaires, le backing band du King Elvis! Il avait tapé dans l'oreille de Brian Setzer et Lee Rocker. Il a d’ailleurs participé aux sessions d’enregistrement de deux elpees gravés par Lee Rocker. John Bazz est préposé à la basse (NDR : formidable nom pour un bassiste !) C’est un des fondateurs des Blasters, un remarquable combo de rockab’. Quant au drummer, Jerry Angel, également un des piliers du band, il a apporté son concours à un nombre incalculable d’artistes ; et notamment les Blasters, Brian Setzer, Doug Yoakam et Leon Russell. En 2012, MET avait enregistré "Elvis Unleaded", un long playing dont les 20 titres issus du répertoire d'Elvis Presley, avaient bénéficié de la participation du mythique Gene Taylor, au piano.

Mile Eldred nous entraîne d’emblée sur les rives du Mississippi. Il est d’abord seul pour chanter "Don't go down there", avant d’être rejoint, à l’instar des work songs de naguère, par les chœurs –féminins et masculins– de l’Emmanuel Church Gospel Choir. Les amplis sont ensuite branchés. Place alors au boogie instrumental, "Jake's boogie". "Louise" est un blues légèrement teinté de jump. Nous sommes à L.A. La plage swingue. Mike est rejoint par une deuxième gratte, celle d'un des ténors locaux du genre, Kid Ramos. Roots song, "Mr Newman" est à la fois cool et immédiat. Délicieuse, la six cordes adopte un profil proche de Mark Knopfler. Rockabilly boogie éblouissant, "She's a rocket" déménage littéralement. Les accords de piano d’Ike Turner sont sautillants. Il est insatiable derrière ses ivoires. Jeff Turmes tire son épingle du jeu au sax baryton. Ike est toujours au poste pour "Jimmy, Jimmy", un rock'n'roll infernal. Très lent, "Ruby's blues" est un blues instrumental réminiscent des exercices de style opérés par Ronnie Earl. Plus roots et laidback, "Ms Gayle's chicken house" est un autre instrumental. Il bénéficie de la collaboration de Scotty Moore en personne. Le rythme agite à nouveau "For a girl", une compo bien texane soutenue par Riley Osborne à l'orgue Hammond. Somptueuse ballade, "This old train" fleure bon le sud, mais du côté de la frontière mexicaine. Les arrangements vocaux sont savoureux. Cesar Rosas (Los Lobos) se charge des cordes acoustiques. Ce long playing privilégie manifestement le blues. Eldred est vraiment brillant tout au long d’"I ain't comin' back", une compo balisée par le riff de "Help me". Le swing développé par John et Jerry pousse Mike au sommet de son art, sur le west coast jump, "Looke here". "61/49" évoque le célèbre carrefour de Clarksdale, dans le Delta, au croisement des highways 61 et 49. Un ‘crossroad’ légendaire où le mythique Robert Johnson aurait vendu son âme au diable. Ce morceau rend hommage à Delta blues. Eldred se réserve le bottleneck. Sa voix est particulièrement expressive. Une œuvre d’excellente facture…