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Millenniums

Hi-Fi Stereo

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L’album de Millenniums commence par une reprise carrousel de « Dominique », grand moment théologique de la regrettée Sœur Sourire. Cette instrumentation d’ouverture ne se réserve heureusement que 25 secondes. Les Belges tombent alors les masques évangéliques, révélant une personnalité entière, une musique pour faire le tour de la terre. En hélicoptère ou en montgolfière, la route sera aérienne. Et les perspectives musicales s’étendront toujours au-delà de la ligne d’horizon. Millenniums est d’ici et d’ailleurs, du jazz et du monde, du rock et du funk. Sous l’égide protectrice de Pieter Thys, l’orchestre brasse (band) les genres et délaisse l’académisme au conservatoire pour ne percevoir qu’un enchevêtrement de styles : une partie de genres en l’air. La fanfare croise les rythmes klezmer et le jazz s’acoquine de déhanchements latinos pour célébrer ce grand bal écervelé. « Hi-Fi Stereo », c’est un souterrain musical en ébullition : l’« Underground ». Comme si Emir Kusturica et son No Smoking Band se saoulaient à Rio de Janeiro en compagnie de Jaune Toujours. L’invitation au voyage est permanente. Aussi, « Isocube » se laisse-t-il introduire par l’annonce d’un départ imminent : ‘le transEurope express à destination de Dijon, Lyon, Valence, Avignon, Marseille, Toulon et Cannes va partir’ informe un timbre féminin robotisé avant de s’effacer derrière une voix chaude et hispanisante. Les sons convergent ensuite vers une salsa bossa nova jazzy. Plus loin sur le trajet, le sexe s’invite dans le train couchette. « Sexploitation Ska » se dénude, enlève ses dessous et en redemande : ‘encore, encore, encore’. Tout cela semble explicite : Millenniums tente de définir les normes érotiques d’un autre millénaire.