L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Minco Eggersmann

Kavkasia

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Le nouvel opus de Minco Eggersman est inspiré d’un trip opéré en 4x4 par l’artiste et son épouse à travers le Caucase, en Georgie. Sa musique dépeint ainsi la beauté de cette nature montagneuse, accidentée, dont il a observé les métamorphoses depuis le début de l’hiver jusque la naissance du printemps. L’opus recèle très peu de morceaux chantés. Il y a bien « Dance », une plage réminiscente du Floyd circa « Echoes », au cours duquel la voix campe un hybride entre Mark Hollis (Talk Talk) et Brian Eno. Puis le chant indien sur « Melisma & Gurian », souligné de chœurs atmosphériques. Et enfin le lent et intense « Mount Ararat », mais en général, le climat général baigne dans une forme d’ambient. Piano, cordes acoustiques, basse, cuivres et tout particulièrement saxophone, trompette(s), violoncelle, chœurs et même grandes orgues (« The other side of dawn »), sans oublier le zeste d’électro,  alimentent une expression sonore orientaliste ou spirituelle, propice à la méditation. Elle se frotte également parfois au jazz (NDR : les onze minutes de « Tbilissi calls » et ses cloches d’église) et pourrait également servir de B.O. pour un film (« The other side of dawn »). L’elpee s’achève par « Home of the brave », une piste plutôt classique à connotation médiévale, qui lorgne manifestement vers Henry Purcell (NDR : pensez notamment à « Trumpet Tune », mais sans les orgues d’église).

 

Minco Eggersmann

Reservoirs

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ME, c’est le projet solo de Minco Eggersman, un drummer/producteur mieux connu pour son implication chez At The Close Of Every Day et The Spirit That Guides Us. Ce Néerlandais est également un compositeur talentueux, peu connu en Francophonie. Et également un excellent chanteur. « Reservoirs » constitue donc son nouvel opus solo. Un disque dont les lyrics traitent d’illusions, de mystère, de cauchemars et de souvenirs. Minco apprécie tout particulièrement David Lynch. Ce qui explique sans doute pourquoi l’approche de sa musique est parfois cinématographique. Mais dans l’ensemble, cet elpee baigne dans un climat fort 80’s. D’abord à cause de cette basse mélodieuse. Réminiscente de Mick Karn. Parfois, lorsqu’elle glisse vers l’ambient, l’expression sonore rappelle même Japan ou plus exactement l’œuvre en solitaire de David Sylvian voire de Jansen & Barbieri. La voix de Minco campe elle, un hybride entre celle de Dean Wareham (Luna) et Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon), une voix tourmentée, fragile, que vient régulièrement consoler celle de Mariecke Borger, tour à tour angélique ou atmosphérique. Cette œuvre nous plonge régulièrement dans une ambiance ouatée, parfois même propice au farniente, à l’instar de « The shimmering », une plage (?!?!) au cours de laquelle on a l’impression d’être allongé(e) sur le sable, à moitié endormi(e), bercé(e) par la cymbalisation des cigales. Mais par bonheur, ce disque nous réserve quelques titres plus intenses. Souvent mid tempo. Alimentés par des synthés (parfois des accords de piano caverneux), des cordes de guitare cristallines, tintinnabulantes (« Center at beauty ») et secouées par des interventions de drums arides, tour à tour syncopées, percutantes ou sporadiques (« Southwold »). S’il n’y avait ces interludes ‘ambient’, filmiques, ce disque aurait décroché le titre de ‘must’ !

 

Minco Eggersmann

The Wagon fair

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Premier opus solo pour Minco Eggersmann, leader de At The Close Of Every Day. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours de l’un ou l’autre invité. Et en particulier de l’harmoniciste Thomas Denver Jonsson et du joueur de pedal steel Fredrik Wilde. D’un bassiste, d’une pianiste et d’une choriste également. Tout un petit monde qui n’intervient que très pudiquement tout au long de l’opus ; laissant l’essentiel du gâteau sonore à la six cordes acoustique et à la voix de Minco. Dans un style qui rappelle Mark Eitzel et Mark Kozelek. D’abord à cause de la voix profonde, torturée, bouleversante de Minco. Et puis de sa manière de jouer de sa guitare sèche. Tantôt en picking, tantôt à travers des accords plaqués et douloureux ; mais le plus souvent pour tramer une contre mélodie. Les douze fragments de « Wagon fair » sont, en outre, inspirés par une nouvelle inspirée de “The Devil’s playground”, un documentaire que la BBC a consacré à la communauté Amish implantée au Nord de l’Amérique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Amish.)