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Mitch Woods

Jammin' on the High Cs

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Agé de 64 ans, Mitch Woods est originaire de Brooklyn, à New York. Chanteur/pianiste, il pratique le boogie woogie et le jump blues. Il drive ses Rocket 88s depuis plus de trente ans. Cet opus immortalise toute une série de concerts accordés lors d’une croisière, organisée dans les Caraïbes. C’est d’ailleurs sur cette mer qu’elles sont le plus souvent organisées. A bord du navire, on y retrouve des stars du blues et du R&B. Cette formule existe depuis 2002 et remporte un succès certain. D’ailleurs la prochaine excursion –ce sera déjà la 26ème édition– se déroulera en janvier. Déjà sold out, elle accueillera en vedette Taj Mahal, Elvin Bishop, Sugar Blues, North Mississippi All Stars et la liste est loin d’être exhaustive. Cet elpee est sous-titré ‘Live from Mitch Wood's Club 88 on the Legendary Rhythm & Blues Cuise’. Le Mitch Wood's Club 88 est le piano bar installé sur le paquebot. C’est Mitch qui y siège en permanence. Ce qui n’empêche pas d’autres pianistes de se distinguer. Les prestations en ‘live’ ont été réalisées en janvier dernier. Les différents artistes se produisent au fil des soirées, selon différents horaires. Les 17 plages –pour la plupart des classiques du style– de cet elpee baignent dans la bonne humeur.

Pour entamer l’opus, il chante "Big Mamou", soutenu par les cuivres du Roomful of Blues. La voix de Janiva Magness est suave et accrocheuse tout au long du "Tain't nobody's bizness" de Freddie King. La qualité des prestations est cependant parfois inégale. Il est vrai que la plupart d’entre elles se déroulent au coeur de la nuit. Parmi les grands moments, on épinglera la performance à la guitare de Tony Castro sur "Rip it up", de Lucky Peterson pour le "Bright lights big City" de Jimmy Reed, de Popa Chubby sur le boogie "I want you to be my baby", un morceau signé Louis Jordan ainsi que de Coco Montoya sur "Rock me baby" et "Boom Boom. Sans oublier l’intervention à l’harmo de Billy Branch sur "Eyesight to the blind" et "Wee Wee hours". Quelques coups de cœur encore : l’accordéon zydeco de Dwayne Dopsie sur le "Jambalaya" de Hank Williams et "Whola lotta shakin' goin' on" ainsi que le claviériste Victor Wainwright pour le "Wine spo dee oh dee" de Stick McGhee. Des jams au cours desquelles Mitch se révèle brillant aux ivoires d’un bout à l’autre…

 

Mitch Woods

Gumbo blues

Écrit par

Mitch Woods est un passionné de boogie woogie, blues, jazz, swing et jump. Il est originaire de Brooklyn, à New York. Il fêtera ses 60 ans, en 2011. Il définit son style comme du ‘rock-a-boogie’, une forme qu’il teinte de jump blues des années 40 et 50. Son attaque au piano est chargée de nuances. Il s’inspire de toute une série de courants musicaux, dont le Chicago Blues, le West Coast jump blues, le boogie woogie de Kansas City et bien entendu le ragtime de la Nouvelle Orléans. Il compte déjà une belle discographie à son actif. Lorsqu’il militait chez les Rocket 88s, il a publié toute une série d'œuvres chez Blind Pig. Tout particulièrement, "Steady date". En 1994. Un disque dont la musique est largement inspirée par les groupes et artistes populaires d'autrefois. Dont Amos Milburn, Louis Jordan, Wynonie Harrus, Joe Liggins, Louis Prima et Roy Milton. Mais progressivement, il s’intéresse de plus en plus aux rythmes funky de la Crescent city de New Orleans. Professor Longhair, Fats Domino et Dr John, il les érige en maîtres. Parmi ses dernières sorties figurent "Big Easy Boogie", un Dvd paru en 2006, chez Club 88, et "Jukebox drive", en 2008, sur El Toro.

"Gumbo blues" est sous-titré "A tribute to Smiley Lewis and the pionneers of New Orleans Rhythm & Blues". Et Manifestement, il rend bien un vibrant hommage à cette musique néo-orléanaise d'une autre époque. Smiley Lewis était en effet un pionnier de ce style New Orleans. Il est né en 1913 et décédé en 1966. Il est le premier à avoir popularisé le fameux "I hear you knockin'"! Il est également le responsable de "Blue Monday", immortalisé par Fats Domino, et "Gumbo blues", qui donne son titre au présent elpee. Le célèbre producteur/compositeur/chanteur et musicien Dave Bartholomew signe la quasi-totalité des plages proposées. Il est toujours bien vivant et approche les 90 balais. Pour concocter cet opus, Mitch a reçu le concours de musicos issus de célèbre cité louisianaise ; en l’occurrence John Fohl, le guitariste de Dr John, Brian Cayolle et Amadee Castenell, les saxophonistes  d'Allen Toussaint, sans oublier le vétéran Herb Hardesty, saxophoniste de Fats Domino.

Ces  vieux routards ont des planches et il ne leur faut guère plus de cinq secondes, pour trouver le parfait équilibre, dans ce style R&B de la fin des années 40. Le résultat est très excitant. Grâce surtout à la section de cuivres et aux ivoires de notre maître de cérémonie. Les compos communiquent une bonne humeur contagieuse ; à l’instar de "Ooh la la", tellement proche de Fats Domino. Des chansons qui lui collent d’ailleurs à la peau. Sa voix est divine sur "Caledonia's party", une plage dont le tempo a quelque peu ralenti. Mitch pousse sur le champignon et passe au rock'n'roll sur "Ain't gonna do it". C'est dans la liesse générale que l’équipe chante en chœur le notoire "Big Mamou". Un seul reproche à ce disque : il est trop court. Car les compos sont toutes d’excellente facture. Aussi bien imprimées sur un tempo enlevé, à l’instar de la finale "Shame shame shame" (NDR : de la pure dynamite !) que sur les blues lents comme "Too many drivers" et les remarquables "Blue Monday" et "I hear you knockin'".

Mitch Woods

Big easy boogie

Écrit par

Mitch est issu de Brooklyn, un quartier populaire de New York. En 1971, il s'installe du côté de San Francisco où il fonde son Red Hot Mama Band. En fait, il s’est inspiré du surnom de sa copine et chanteuse, Susan Savoy. Après avoir opéré un périple à Hawaï, il fonde les Rocket 88's en compagnie des membres du groupe de David Bromberg. Mitch a enregistré cinq albums pour le label Blind Pig : "Steady date" en 1984, "Mr Boogie is back in town" en 88 (NDR : pour lequel il a reçu le concours de l'excellent guitariste Danny Caron), "Solid gold Cadillac" en 91 (NDR : Charlie Musselwhite, Ronnie Earl et des membres de Roomful of Blues sont de la partie), "Shakin the shack" en 91 et "Jump for joy" en 2001. Mitch a également concocté un elpee solo : "Keeper of the flame". En 1996. Un hommage aux bluesmen qui l'ont le plus marqué. Mitch Woods est un artiste qui s’est toujours évertué à perpétuer l'héritage culturel d'une musique américaine née il y a des décennies. Un style appelé boogie woogie ou jump blues, dont l’apogée a été célébrée, fin des années 40, par les ensembles de Louis Jordan, Joe Liggins et Louis Prima.

Mitch vit sa musique. Une bête de scène qui donne tout ce qu’il a dans le ventre sur les planches. "Big easy boogie" est partagé entre un CD audio et un DVD live, immortalisé à New Orleans. Pour la circonstance, il est entouré de collaborateurs de couleur noire, parmi lesquels figurent de nombreux musiciens de Fats Domino (NDR : il fête ses 78 ans cette année !) ; et en particulier le batteur Earl Palmer, le bassiste Ervin Charles Jr et le saxophoniste ténor Herb Hardesty.

L'album studio a été enregistré au studio Boiler Room de New Orleans. En novembre 2000. Sous la houlette du légendaire Dave Bartholomew. "Big easy boogie" donne immédiatement le ton. Nous opérons un retour dans le passé de plus d'un demi-siècle. Le boogie est au menu. Toute la scène est occupée par un front de cuivres impressionnant : quatre saxophones et une trompette. Bien entendu, le piano de Mitch Woods est omniprésent. Il est incontestablement le roi de la scène. "Thought I heard Satchmo say" met en exergue la trompette du redoutable Dave Bortholomew. Le climat exotique peut surprendre ; mais ne sommes-nous pas dans la cité du Mardi gras ? Une ville qui a toujours eu le cœur à la fête! "Fallin' for you" est une ballade indolente, comme les aimait Fats Domino. Mitch chante passionnément, la main gauche sur le cœur pendant que la droite parcourt les ivoires. La guitare de Jimmy Molière est bien mise en évidence. Tout en rythme elle colore cette jolie mélodie empreinte de simplicité. Superbe ! Imprimé sur un tempo entraînant et face aux chœurs féminins chaleureux de Charmaine Neville et Maria Muldaur, "Counting the days" baigne encore dans la même ambiance néo-orléanaise. Les musiciens s'enfoncent davantage au sein du quartier français. Dans la Bourbon Street ! Caractérisé par les congos irrésistibles d'Alfred Roberts, un joyeux "Mojo Mambo" nous invite à faire la fête. Mr Woods se lance dans son exercice de style préféré : le boogie woogie instrumental. Tout au long de ce "Crescent city flyer", le piano est absolument superbe. Earl Palmer marque autoritairement le tempo. Les cuivres entrent dans la danse! "Heart and soul to you" est une tendre ballade abordée dans l’esprit de Domino. Le sax ténor de Hardesty se détache du front de cuivres. "Shout, sweet and tender" carbure au pur rock'n'roll. Un fragment vivace, efficace, enfiévré. Impossible de tenir en place. La rythmique de Molière est placée en avant. Les cuivres se conjuguent à l'unisson. "Back in my arms again" épouse un tempo plus modéré ; un rock'n'roll moins débridé mais légèrement parfumé d’exotisme. "I left my baby at the Mardi gras cryin" rend hommage de la plus belle manière la musique de New Orleans. Celle de Professor Longhair, Allen Toussaint, James Booker,… Les rythmes syncopés invitent à se trémousser. Pour la circonstance, il se réserve un solo sémillant. En fin de parcours la reprise du "I'm ready" de Fats Domino est un réel plaisir pour les oreilles. L'album s’achève par la ballade lente "The ballad of Dr Daddy-O". John Mooney se consacre à la six cordes. La voix de Tex Stephens, disc jockey légendaire de la Crescent City, est bien présente. L'album honore la mémoire d'Ervin Charles Jr, décédé en février 2003, quelque temps après ces enregistrements.

Mais la fête n'est pas terminée et se prolonge même lors de la lecture d’un DVD d’une durée de près de 2h15'. Il recèle quelques plages de cet album enregistrées live au New Orleans Jazz & Heritage Festival. En 2002. On y retrouve pratiquement les mêmes musiciens. La plaque inclut également quelques prises studio opérées, sous la direction de Dave Bartholomew, lors de l'enregistrement de l'elpee. Sans oublier des interviews accordées par Earl Palmer, Herb Hardesty, Mitch Woods et Cosimo Matassa (NDR : le propriétaire des studios J&M au sein desquels ont enregistré Little Richard, Fats Domino, Ray Charles et bien d'autres) ainsi que des extras bibliographiques et discographiques.

Mitch Woods

Jump for Joy

Écrit par

Originaire de Brooklyn, Mitch Woods fêtera ses 50 ans cette année. Il s'est installé, voici 20 ans, sur la West Coast ; à San Francisco très exactement, où il vit toujours actuellement. M. Woods & his Red Hot Mama était sa 1ère formation. Depuis 80, elle a changé son patronyme en Rocket 88's. L’ensemble avai déjà commis 4 albums pour Blind Pig: "Steady date" en 84, "Mr Boogie's back in town" en 88, "Solid gold Cadillac" en 91, et "Shakin' the shack" en 93.

Le dernier album de Mitch remonte à 96 : "Keeper of the flame". Il est sorti sur Viceroy. Fervent adepte du boogie woogie et du jump R&B pratiqué au cours des 40s et des 50s, il reconnaît pour maîtres dans ce domaine, Louis Jordan, Wynonie Harris, Joe et Jimmy Liggins, Amos Milburn et Roy Milton. "Jump for joy" est totalement imprégné de cette musique qui jumpe et swingue tous azimuts. Mitch est parvenu à composer toutes les plages dans l'esprit de l'époque. Il est admirablement secondé par son fidèle guitariste Dany Caron et entouré par un véritable mur de cuivres composé de 4 saxes, de 2 trompettes et d'un trombone. Les arrangements sont signés Michael Peloquin. Pour le reste, il est difficile d'épingler l'une ou l'autre composition de l'ensemble, tant ce big band sound forme un tout homogène.

Les titres parlent d'eux-mêmes : "Jump in the groove and go", "Jive, Mr Boogie", Golden Gate jump" et bien sûr, "Jump for Joy". J'épinglerai quand même au passage, "Swingin' at the Savoy", référence évidente au célèbre Savoy Ballroom. L'un des héros de Woods est indéniablement Cab Calloway. Il est imparable sur "Palm tree tie". Dans le style, cet opus est vraiment excellent. Très à l'aise au piano, Mitch a su assimiler le meilleur des maîtres du boogie woogie. Dans cet exercice de style, "Walk across Texas" est un régal. Il a aussi digéré l'héritage de la Nouvelle Orléans. Et en particulier celui que nous a laissé Dr John et Professor Longhair. Il le démontre tout au long de "Not a good part of my life".