Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

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Mr. Oizo

Stade 2

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Nouvel opus de Mr. Oizo, « Stade 2 » constitue un pur exercice de style comme peut si bien les produire Quentin Dupieux, depuis ses débuts. L’électron libre d’Ed Banger n’en fait jamais qu’à sa tête et sa nouvelle production ne déroge pas à la règle. Les beats délirants, distordus et puissants issus d’un cerveau passablement dérangé (si en juge ses films complètement barrés comme ‘Rubber’, sorti l’année dernière) sont toujours au programme. Le hit « Flat Beat » pour la pub de Levi’s lui a permis de bénéficier d’une grande liberté d’action et le Français ne s’en prive pas. Les 13 plages de « Stade 2 » aux titres loufoques (« Camelfuck », « Oral Sax » ou « Douche Beat ») oscillent entre house, rock et acid tout en s’offrant des samples souvent drôles. Pas la moins mélodie à l’horizon, mais de l’électro massif et percutant. Un album libre et irritant à la fois mais probablement jouissif lorsqu’on est dans un état second (« Stade 2 » ?) Evidemment, celui-ci n’est pas prêt de passer sur France 2 !

 

Mr. Oizo & Gaspard Augé

Rubber

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Depuis que “Flat Beat” est devenu un hit planétaire, on a appris combien Quentin Dupieux était un drôle d’oiseau… Par contre, on sait moins qu’à côté de sa carrière musicale, l’homme se consacre également à sa véritable passion, le cinéma. Après avoir réalisé le très absurde ‘Steak’ en 2007, mettant en scène Eric et Ramzy en tête d’affiche, il a remis le couvert sur ‘Rubber’, présenté à Cannes l’année dernière. Difficile de décrire son synopsis en quelques lignes, mais ‘Rubber’ est l’histoire singulière –et c’est peu dire– d’un pneu sérial-killer sévissant dans les grands espaces américains. Pour illustrer cette escapade meurtrière, une musique appropriée était donc nécessaire. Et pourquoi laisser quelqu’un s’en occuper lorsqu’on se débrouille pas mal et que l’on dispose des relations nécessaires dans le milieu ? Mr. Oizo a donc fait appel à Gaspard Augé de Justice afin de composer la BO de son dernier ovni cinématographique.

Après une intro quasi-médiévale, « Symph08 », « Rubber » ne débute réellement que par le titre éponyme, un morceau musclé balancé dans le plus pur style électro cher à Mr. Oizo. Une bien courte réjouissance malheureusement ; car le reste d’album s’apparente souvent à du Enio Morricone un peu kitch (« Racket), lorsqu’il n’abuse pas de synthés 80’s (« Sheila ») ou encore de flûte (« Crowds & Guts »). Comme souvent dans les BO, trop peu de morceaux se démarquent du lot. Hormis « Trycicle Express », plage qui lorgne vers l’univers de Kraftwerk, le reste baigne au sein d’une musique d’ambiance. Une œuvre sise donc à des années-lumière des BO de Tarantino. L’intérêt de « Rubber » s’avère donc plus que limité, l’ensemble se révélant plus que probablement indissociable du film…