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Muddy Waters

Authorized bootleg

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Le sous-titre de cet elpee "Live at the Fillmore Auditorium – San Francisco Nov 04-06, 1966" est sans équivoque. Oui nous sommes plongés au beau milieu des sixties. A une époque où la cité californienne de San Francisco est en pleine effervescence. La vague flower power, l'acid rock et la musique psychédélique connaissent leurs premiers soubresauts ; mais le blues n’est pas en reste. C'est ainsi que le Muddy Waters Blues Band monte sur les planches, trois soirées consécutives, du fameux Fillmore. Le vétéran chicagolais est soutenu par le remarquable harmoniciste Georges Smith, les guitaristes Luther ‘Georgia Boy’ Johnson et Sammy Lawhorn, le bassiste Mac Arnold ainsi que le drummer Francis Clay. Curieusement, le line up n’implique pas de pianiste. Et pour cause, Otis Spann n’avait pas encore était remplacé, même si la future participation de Pinetop Perkins était annoncée.

A l'époque, Waters venait de commettre un nouvel elpee : "Muddy, Brass & the Blues". Mais sur scène, il n'interprète aucun titre de ce disque, se concentrant sur son répertoire basé sur vingt années de blues au plus haut niveau. Les deux guitaristes se révélant plutôt discrets, c'est bien l'harmoniciste George Smith qui tire son épingle du jeu. Il le démontre dès le titre d’ouverture "Forty days and forty nights". Et confirme ce rôle lors de l’exécution du célèbre standard "I'm your hoochie coochie man". La prise de son est impeccable. Le timbre de Muddy est puissant et clair. Il est dans un grand jour. Excellent, Smith le talonne et se retrouve même à l'avant-plan. Autoritaire, la voix de Waters se muscle sur "Rock me". Il est très satisfait et fait quelque peu tinter son bottleneck pour annoncer un galopant "Baby please don't go", un morceau au cours duquel Smith opère une sortie féroce. Enfin, Muddy glisse son bottleneck au doigt pour y montrer toute sa dextérité. Et faire rugir à l'extrême sa slide. Il annonce ainsi un premier slow blues (NDR : la spécialité du roi du Chicago Southside !), le merveilleux "She moves me". Il est tellement dans son trip qu'il en oublie l’harmo de George. Heureusement à la seconde tentative, son souffle revient à la surface. La deuxième soirée est ponctuée par un "Got my mojo working" saignant!

La troisième date s'ouvre royalement par une de ses plus anciennes compositions : "You can't lose what you ain't never had". Pour la circonstance on entend distinctement le jeu de Lawhorn sur la première guitare et le groove libéré par la section rythmique. Trois titres ont déjà été interprétés la veille ; mais beaucoup moins réservée la guitare émerge nettement. "Thirteen highway" constitue la plus long plage, un slow blues vaporeux, évidemment, au cours duquel la slide du maître nous retourne complètement. Elle vous pénètre lentement avant de libérer ses saveurs… Quatre extraits de la première soirée figurent en fin de parcours. Tout d’abord l’inévitable "Hoochie coochie man", "Trouble no more (Someday baby)", une plage bien rythmée, ainsi que deux blues indolents certifiés conformes par Waters en personne : "Honey bee (Sail on)" et enfin "Long distance call". Une excellente tranche de blues urbain!

 

Muddy Waters

Stepping stones

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Paru sur le label anglais Proper, ce coffret est relativement bon marché ; mais surtout, il présente un certain intérêt pour celles et ceux qui ne possèdent pas une discographie exhaustive du grand bluesman. Le box réunit trois Cds et un Dvd.

Intitulé "Rollin' stone", le premier disque épingle des titres célèbres que Muddy Waters a enregistrés en s'inspirant de chansons existantes. Le second, "I'm ready", se concentre sur le répertoire du seul Muddy, au cours de ses années de gloire, vécues entre 1948 et 58. Le troisième, "The headhunters", est réservé à quelques grands bluesmen qui ont, à un moment ou un autre, partagé sa route. Et enfin, le Dvd (NDR : "Talkin' Muddy") est plus spécifiquement consacré à des interviews.

A ses débuts, Waters a été fort marqué par Son House. C’était même une de ses influences majeures. House avait concocté, son "Walkin' blues", en 1930. La version de Muddy date de 1950 et est caractérisée par un extraordinaire jeu de slide! La prise de 1941 implique mandoline et harmonica. Robert Lockwood avait gravé son premier disque en 1941. Chez Bluebird. Son titre ? "Black spider blues". Waters répond en 47 par son "Mean red spider". Chanteuse de R&B, Ann Cole enregistre "Got my mojo working" en 1956. Visiblement séduit, Mr Morganfield l'enregistre à son tour quelques mois plus tard ; et en fait une affaire désormais personnelle. Peu connu, Hambone Willie Newborn avait enregistré une version originelle de son "Roll & tumble the blues", dès 1929. Celle du "Rollin' & tumblin'" de Waters date de 1950. Baby Face Leroy se charge du chant ainsi que de la batterie et Little Walter l’harmonica! La même formule est reproduite pour des compos signées John Lee Sonny Boy Williamson I, Big Bill Broonzy, Memphis Minnie, Big Joe Williams, Sleepy John Estes ou encore Bo Diddley. Et confessons que les versions réalisées par Waters n'ont jamais à rougir face aux originales.

"I'm ready" réunit vingt plages de Muddy Waters, dont la majorité ont été immortalisées après 1954 et écrites par le puissant Willie Dixon. Caractérisée par le jeu primaire et éclatant sur la slide, les plus anciennes sont un réel plaisir, même si la voix est un peu plus lisse, quoique déjà puissante. A l’instar de "Canary bird". Certains titres sont de petites merveilles. Et je pense tout particulièrement à "Gone to main street". Concoctée en 1952 cette plage vivifiante n’a pas pris une ride ; en outre, elle est illuminée par les intervenions extraordinaires de Little Walter à l’harmonica. Le lent "Long distance call" est une plage tout aussi remarquable. Datant de 51, elle implique le même Walter qui est alors le tout premier harmoniciste à se servir de l’amplification. Les versions originales des meilleurs titres de Waters défilent : "Hoochie Coochie man", "Just make love to me" (NDR : étoffé par la basse caractéristique de Willie Dixon), "I'm ready", "19 years old", "Close to you",… "Young fashioned ways" remonte à 55. Le jeu typique d'Otis Spann au piano est savoureux. Et lors du cinglant "Sugar sweet", Junior Wells souffle dans l'harmonica.

"Headhunters" était le surnom des musiciens issu de la bande à Waters. Motif : ils avaient la réputation de ‘coupeurs de tête’ dans tous les clubs et toutes les tavernes du South Side. On en dénombre sept ! Et tout d’abord le brillantissime Little Walter. Harmoniciste prodige et innovateur, il est trop tôt disparu, à l’âge de 37 ans, suite à une bagarre. Lui sont réservés l’instrumental fétiche "Juke", un "Mean old world" qu’il chante en manifestant verve et passion, "My babe" et son "Just a feeling". Le flamboyant Buddy Guy débarque à Chicago en 1957. Il est alors âgé de 21 ans. L'année suivante, il entre en studio et enregistre "Sit & Cry" pour le label Cobra, un morceau qui exsude ses origines louisianaises, ainsi que "Try to quit you baby". James Cotton n'en a que 18, lorsqu’il rejoint le backing band de Howlin' Wolf. Nous sommes alors en 53. Deux ans plus tard, il épaule Muddy Waters. Trois titres se focalisent sut cette période, dont "Cotton crop blues", un superbe blues sevré d’harmonica, mais fustigé par des accords de guitare écorchés. Des compos mise en boîte au studio Sun, à Memphis. Junior Wells vient de fêter ses 18 printemps lorsqu’il succède à Little Walter au sein du Waters Band. Et sans complexe. Il en a deux de plus lorsqu’il adapte de superbes plages comme "Hoodoo man" et " Bout the break of day". Dès 1947, Jimmy Rogers rejoint le Muddy Waters Band. Il y restera jusqu'en 1954, c’est-à-dire avant d’embrasser une carrière individuelle. Il est considéré comme un des guitaristes les plus conséquents du Chicago Southside, et nous réserve trois compos personnelles datant de 1950 : "That's all right", "Ludella" et "Walking by myself". Contemporain de Waters Robert, Lockwood Jr était un musicien de studio notoire chez Chess. Son "Dust my broom", édité en 52, est probablement enrichi de la présence du pianiste Sunnyland Slim. Harmoniciste admirable, au jeu si personnel et expressif, Walter Horton a d’abord enregistré à Memphis. Dont "Black gal blues". Avant d’émigrer à Chicago. Il rejoint Waters au cœur des fifties. Publié en 56, son "Need my baby" en est un bel exemple.

Le Dvd "Talkin' Muddy" se concentre sur des interviews. Un sujet commun : Muddy Waters. Au crachoir : des producteurs, historiens du blues, auteurs, musicologues, et musiciens dont Charlie Musselwhite, Guy Davis et même Phil May, le chanteur des Pretty Things.

Muddy Waters

The Johnny Winter sessions : 1976 – 1981

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Au cours des dernières années de la vie de Muddy Waters, l'albinos texan a beaucoup côtoyé le seigneur du Chicago blues. De son véritable nom John Dawson Winter, le Texan d’adoption était né, en réalité, dans le Mississippi. A Leland très exactement. En 1944. Au cœur des années 70, il est au sommet de sa gloire en pratiquant un rockin' blues, hard et largement amplifié. C’est à cette époque qu’il devient le producteur de Muddy Waters. De cette collaboration, 4 vont naître : "Hard again" en 1977, "I'm ready" en 78, "Muddy 'Mississippi' Waters Live" en 79 et enfin "King Bee" en 81. D’excellente facture, cette compilation réunit des extraits de ces 4 productions, très judicieusement intitulées "The Johnny Winter sessions". Parmi les collaborateurs, on ne décèle que d'excellents musiciens ; et en particulier le drummer Willie ‘Big Eyes’ Smith et le pianiste Pinetop Perkins. Et pour cause, ils sont sur la brèche du début à la fin de l’opus.

L’elpee s’ouvre par un royal "Mannish boy", un morceau inspiré par le "I'm a man" de Bo Diddley. Le riff puissant trame la plage. James Cotton est préposé à l’harmo. La voix du maître est superbe, terriblement expressive. Le tempo hypnotique. La répétition incessante du même accord traduit le pouvoir d’envoûtement de la musique de Waters ; mais aussi son potentiel sexuel! La production de Johnny Winter confère une coloration franchement rock à l'ensemble. De quoi chatouiller les oreilles des bluesmen. A l’instar du "I want to be loved" de Willie Dixon, au cours duquel, les percus de Big Eyes Smith sont littéralement hantées. Des percus qui galvanisent la section rythmique pendant que l'harmo accrocheur de Cotton talonne toutes les phrases du leader. "The blues had a baby and they named it rock and roll" est un titre très significatif. Pour la première fois, Winter se met en évidence à la guitare. "Crosseyed cat" est encore un extrait de l'elpee paru en 77, sur lequel Waters se réservait les vocaux. Un morceau qui met en exergue les interventions bouillonnantes de Cotton. Il est alors au sommet de son art. De son côté, Pinetop Perkins s'amuse comme un petit fou derrière ses ivoires. Un bottleneck détonant mais séduisant froisse l’acoustique, "I can't be satisfied".

Pas moins de sept plages sont issues d’"I'm ready". Bob Margolin est passé à la basse. Le grand Jimmy Rogers est préposé à la guitare et deux souffleurs participent à cette série de toute bonne facture. Un noir : Big Walter Horton. Et un blanc : Jerry Portnoy. Le titre maître est le théâtre d’un véritable festival à l’harmonica. Se succèdent Big Walter. Puis Jerry. La version de "Rock me" est bien plus contemporaine que l’originale. Le leader sort enfin sa slide et impose l’intro tant attendue destinée à attaquer le blues lent magique "33 years". Le "I'm your hoochie coochie man" est un classique parmi les classiques. Johnny Winter s’illustre à la slide et Horton à l'harmo. "Good morning little schoolgirl" autorise Portnoy à prendre un ticket de sortie.

"Baby please don't go" relève de "Live", un opus remontant à 79. Jerry Portnoy s’est affranchi à la musique à bouche. Les échanges de cordes se multiplient entre Winter, Margolin et Luther Johnson. La même équipe embraie par "Trouble no more".

Quatre plages sont extraites de "King bee", le quatrième volume, dont une excellente reprise du titre maître. Et bien rythmée ! Ensuite, une adaptation délicate du "Mean old frisco" d'Arthur Crudup. Puis "Champagne & reefer", que Muddy attaque armé de sa slide, soutenu par Bob Margolin et Guitar Jr Johnson. Et enfin, "Keep me in trouble", un titre au cours duquel plane le souffle magique de James Cotton. 

"Walking thru the park" clôt les hostilités, un fragment immortalisé sur l'album de Winter, "Nothin' but the blues". Epaulés par Cotton, Muddy et Johnny conjuguent leurs vocaux. Vous savez tout ou presque sur le sujet  et ce qu’il vous reste à faire…

 

Muddy Waters

Muddy ´Mississippi` Waters Live

Écrit par
Né McKinley Morganfield, Muddy Waters a vu le jour le 4 avril 1913. Dans le Mississippi. Il est sans doute un des plus célèbres bluesmen de tous les temps. Un des rares personnages dont le nom sonne familier, même à ceux qui ne connaissent pas le blues. Un musicien que personne n'est prêt à oublier, même 21 ans après sa disparition. Les premiers témoignages transcrits sur support datent d'août 1941, lorsque Alan Lomax et John Work avaient recueilli sa prestation dans Stovall Plantation, où il travaillait. Deux ans plus tard, il émigre à Chicago où il allait très vite créer le blues urbain. Un blues citadin électrifié très caractéristique. Il s'entoure alors de compagnons musiciens devenus légendaires : Jimmy Rogers, Little Walter, Otis Spann,… Il allait enregistrer pour le label Chess sans interruption jusqu'en 1975. Avant de signer pour le label Blue Sky, du groupe CBS Epic, sur les conseils du guitariste texan, Johnny Winter. Quatre albums allaient suivre : "Hard again", "I'm ready", "Muddy Mississippi Waters Live" et "King Bee".
 
“M.M.W.L.” agrège le live susvisé ; mais est enrichi d’un second CD. Un elpee commis la même année, au club "Harry Hope's". L'album original a été immortalisé en août 78 au Harry Hope's à Cary, dans l'Illinois, et en mars 77 au Masonic Auditorium de Detroit. Produit par Johnny Winter, il bénéficie de la participation d’une fameuse brochette de musiciens. Autour de Muddy Waters, on retrouve ainsi les guitaristes Johnny Winter (NDR : of course !), Luther "Guitar Jr" Johnson et Bob Margolin, l'harmoniciste James Cotton, le pianiste Pinetop Perkins, le batteur Willie "Big Eyes" Smith et Charles Calmese, le bassiste de James Cotton.
 
Ce premier elpee recèle une superbe version de "Mannish boy" que Muddy avait écrite en s’inspirant du "I'm a man" de Bo Diddley. Muddy partage les vocaux avec l'albinos texan. Trois superbes blues lents nous permettent d’évaluer l’intensité du son et surtout la maîtrise de Waters à la slide : "She's nineteen years old", "Streamline woman" et "Howling Wolf". L’elpee épingle également d'excellentes versions de "Nine below zero" et de "Baby please don't go", un titre que lui avait enseigné Big Joe Williams lorsqu'ils faisaient route ensemble vers le Sud. Les nouveaux fragments procèdent de concerts accordés au Harry Hope's. La production y a été assurée par Bob Margolin. Muddy est toujours épaulé par Luther Johnson, Margolin, Smith et Perkins, ainsi que Jerry Portnoy à l'harmonica et Calvin Jones à la basse. Les prises s’ouvrent par un long medley de 12' : "After hours : Sormy Monday blues". Muddy y présente ses musiciens. Lorsqu’il aborde "Sormy Monday", il ne peut s’empêcher d’évoquer la disparition récente de T-Bone Walker. "Trouble no more" met en évidence le talent de Jerry Portnoy à l'harmonica. "Champagne & reefer" constitue une version prototype d'un titre qui figurera sur son opus suivant, "King Bee". Il chante également "Corrina, Corrina", "Hoochie Coochie man" (un de ses plus grands hits dans les 50’s) et "She moves me", un slow blues dont il avait le secret. Muddy n’oublie pas son fidèle pianiste Pinetop Perkins. Et le valorise en l’invitant à chanter "Kansas City" ou à assurer (NDR : mais ce n’est pas une surprise !) le "Pinetop's Boogie woogie" de Clarence Smith. Muddy permet encore à Portnoy de briller son instrument tout au long de "Made love". Une œuvre qui recèle encore "Everything's gonna be alright", que chante Guitar Junior Johnson et, en finale, un "Got my mojo working" imprimé sur un tempo élevé. S’étalant sur une bonne heure, ce disque ‘bonus’ constitue une occasion unique de revivre ce blues de haute facture dispensé par un artiste qui aura marqué à jamais l'histoire de la musique, et du blues en particulier...

Muddy Waters

The lost tapes

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Le meilleur des enregistrements studio de Muddy Waters date sans aucun doute des 50’s. Dans les années 60 et 70, Muddy était bien pus intéressant live qu'en studio. La redécouverte de bandes live de ce passé est toujours accueillie avec un plaisir non dissimulé par les blues freaks. Ces bandes oubliées ont été prises lors de 2 dates en 1971 aux universités de Washington et de l'Oregon. Muddy réapparaissait alors, après le décès de son pianiste Otis Spann en 1970, remplacé depuis, et comme vous le savez probablement, par Pinetop Perkins.

Mon grand plaisir ici est la présence de George Smith à l'harmonica. Le regretté Georges est devenu aujourd’hui une référence. A cause de l'influence majeure qu'il a exercé sur la génération actuelle de souffleurs californiens ; Rod Piazza et William Clarke principalement.

Deux guitares, celles de Pee Wee Madison et Sammy Lawhorn entourent bien entendu la slide du boss. La section rythmique est composée de Calvin ‘Fuzz’ Jones et de Willie ‘Big Eyes’ Smith. 10 titres, pratiquement tous les plus connus de Muddy.

Priorité au slow blues, le rythme n'étant réservé qu'à "Walking thru the park", "Trouble no more" et "Got my mojo working". Le concert s'ouvre sur un majestueux "Honey Bee". Le festival continue au fil de ces canons du blues que sont "Hoochie Coochie man", "Long distance call" et "Mannish boy". Le sommet est incontestablement "She's 19 years old" introduit par Muddy, compo qu’il partage avec tendresse et excitation auprès de son public. Le climat est dépouillé à l'extrême. Et c’est dans ce vide relatif que l'on goûte le mieux les notes produites par George Smith (à pleurer !), Pinetop et Muddy. L'album ne semble pas pour l’instant destiné à l'exportation; mais il est à espérer qu'il soit disponible à tous au plus tôt, car c'est bien 50 bonnes minutes intenses du meilleur des blues.