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Muziek de Singe

Les Nuages ne font pas de lait

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J’avoue ne pas être un grand amateur de musique manouche et encore moins de jazz. C’était donc en manifestant une certaine appréhension que je me suis attaqué à cet album de Muziek de Singe. « Les Nuages ne font pas de Lait » constitue leur premier opus. Il est le fruit de plusieurs années de dur labeur.

L’album s’ouvre par quelques notes de guitare et de contrebasse. Progressivement, un saxophone vient s’immiscer dans le jeu de quilles et instinctivement, sans trop savoir pourquoi, on se met taper du pied. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les cinq musicos nous invitent à accomplir un périple à l’Est de l’Europe. On survole les paysages balkaniques si chers à Emir Kusturica. On pense à Beirut, A Hawk and A Hacksaw. Quelques morceaux plus tard, on se retrouve sur la place Troubnaïa à Moscou (NDR : ce n’est pas votre serviteur qui l’affirme, mais les notes de la pochette !) lors d’une plage au titre évocateur : « La maison de la rue Troubnaiä ». Quant aux dialogues échangés sur « Pispot’douille », elles évoquent carrément la poésie allemande ! Chaque morceau et une nouvelle étape dans ce voyage sonore. Ce premier elpee transite par toutes les humeurs, tous les genres. Personnellement j’avoue avoir un petit faible pour « Cheval ». Il débute paisiblement avant de nous entraîner dans un tourbillon sans fin, comme lors d’une soirée haute en couleurs, oscillant de la jouissance à la dérive et s’achevant par un dernier sursaut d’orgueil, avant de rentrer se coucher effondré.

Cette bande de gais lurons se produira ce 29 janvier au Petit Théâtre de la Grande Vie à Namur. Soirée festive en perspective.