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My Vitriol

Chronique d’un retour inattendu

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Les Anglais de My Vitriol se sont distingués en 2001 par la confection de « Finelines », un premier ouvrage acclamé par la presse, le public sans oublier de nombreux artistes dont certains allaient jusqu’à décrire le combo comme ‘le meilleur groupe rock du début de siècle’. Très discret, le quatuor a publié en 2002 une version double de sa plaque, réintitulée « Finelines / Between The Lines » avant de prendre l’étonnante décision de retourner dans l’anonymat. En 2007, la formation publie « A Pyrrhic Victory », un Ep inespéré, et annonce son retour. Mais il aura fallu attendre deux années supplémentaires avant les revoir sur scène. Chose faite ce lundi sur les planches du VK.  

La première partie était assurée par Daktari, un jeune groupe belge officiant dans un rock plutôt standard et pas vraiment transcendant. La formation n’a d’ailleurs pas réussi à rassembler plus de 50 quidams dans la salle. Le moment idéal pour aller faire un tour au bar.

Un bar quasi désert. Ne serions-nous donc qu’une petite cinquantaine à s’être réunis pour fêter le retour des anglais de My Vitriol ? Ceux-ci attaquent la scène vers 21h30 et la salle s’emplit un tout petit peu plus qu’au moment de l’avant-programme. En tout et pour tout, une centaine de personnes seulement se sont donné rendez-vous dans la salle molenbeekoise. 8 ans d’absence, ça se paie. Ce qui n’a pas eu l’air de contrarier Som Wardner et ses collègues qui entament leur set sur une fausse note avant de se reprendre et envoyer un « Moodswings » surpuissant aux oreilles de l’assistance. My Vitriol joue fort. Très fort. Des boules Quiès auraient d’ailleurs été les bienvenues. Le quatuor interprète principalement des morceaux de « Finelines », leur premier ouvrage. Un classique qui n’a pas pris une ride même si la formation semble parfois un peu rouillée. A deux ou trois reprises, le quatuor dérape avant de se reprendre, très dignement et professionnellement. Entre deux tubes, il propose quelques nouveaux morceaux, promettant un second recueil à la hauteur de « Finelines / Between The Lines ». Les Anglais offriront également au public belge une reprise décente de « Hey Hey, My My », le classique de Neil Young avant de clôturer le set de près d’1h30 par un « Always : Your Way » très attendu.

My Vitriol a encore besoin de se roder sur les planches avant d’effectuer un retour digne de ce nom ; mais le show auquel les quelques fans fidèles ont assisté laisse présager le meilleur pour le quatuor.   

Organisation : VK

My Vitriol

Finelines

Écrit par

Imaginez un peu une formation susceptible d'épouser le profil mélodique et hymnique d'Ash, de manifester la vulnérabilité juvénile et tourmentée de Placebo, d'afficher l'audace psychédélique de My Bloody Valentine, en libérant un taux d'adrénaline, sur l'échelle métallique, aussi élevé que Smashing Pumpkins, tout en se réservant, à l'instar d'un Sad Lovers & Giants, l'un ou l'autre détour par l'éther stratosphérique. My Vitriol répond à ces critères. Ou plus exactement son premier album. Un disque qui a bénéficié du concours de Chris Sheldon (Foo Fighters, Feeder), à la production. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la musique de ce quatuor londonien est très électrique. Une électricité tour à tour chatoyante, sauvage, tendre, décapante, gémissante, écorchée, capricieuse ou trempée dans le feedback, consommée par deux guitares qui se conjuguent en harmonie ; une électricité mélodique épurée par le timbre vocal diaphane de Som Wardner et balisée par une section rythmique solide, pulsante, fruit de la collaboration entre ligne de basse ténébreuse et drumming particulièrement inventif. Un must !