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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Nadine

Oh My

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Derrière ce patronyme se cache un trio (NDR : issu de Minneapolis) réunissant deux membres d’Ava Luna (Julian Fader et Carlos Hernandez) ainsi que Nadia Hulett, mieux connue sous le pseudo de Phantom Posse. « Oh My » constitue le premier essai de ce collectif inédit, un disque publié sur le label anglais, Memphis Industries (Field Music, Papercuts, Poliça, …)

Dès les premières notes de « Nook », on a la confirmation que Nadine a de la bouteille. La formation yankee pratique une forme de pop-lounge classieuse aux accents jazzyfiants, à l’instar de « Not My Kinda Movie ». Les arrangements sont subtilement brodés. Les claviers, la basse et les percus font bon ménage. Et la voix sensuelle de Nadia Hulett vient se poser naturellement sur l’expression sonore. Et elle devient même originale et visionnaire sur plusieurs plages, dans une atmosphère réminiscente des pianos-bars. Malheureusement, au fil de l’elpee, les morceaux commencent à se mordre la queue. Et par conséquent à manquer de relief. Suscitant quelque peu l’ennui. Dommage, car le début de parcours était particulièrement riche et plaisant…

Nadine Shah

Love Your Dum and Mad

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Je m'attendais à retrouver Nadine Shah dans bien plus de tops pour l’année 2013. La presse, surtout anglaise, s'était en effet enthousiasmée sur ces deux premiers maxis et la bombardait, avec sa mesure habituelle, nouvelle PJ Harvey.

Originaire de Whitbur, petite bourgade au nord de Sunderland et née de parents norvégiens et pakistanais, la Londonienne propose en effet des atmosphères sombres et tourmentées que ne renierait pas Polly Jane.

Produit par Ben Hiller, collaborateur entre autres de Blur et Depeche Mode, "Love Your Dum and Mad" peut se décomposer en trois parties. L'album débute par les titres les plus rock, entre post-punk et rock sombre dans une veine Bad Seeds (le single qui l'a fait connaître "Aching Bones", "To Be a Young Man", l'épique "Runaway"). Puis guitares et basses s'apaisent sur le folk crépusculaire de "The Devil" et le délicieux et fort bien intitulé "Floating" aux relents  jazzy.

La suite laisse la place centrale au piano, l'instrument de prédilection de Nadine. Le chant sombre et profond de la jeune Anglaise devient plus lyrique. Les arrangements de cette fan de Scott Walker sont raffinés, les ambiances poignantes ("Dreary Town", "Remember"). Les notes gothiques du clavier sont soutenues par quelques sonorités feutrées de cordes et d'instruments à vents. Le propos est de plus en plus intimiste, sorte de folk de chambre glacial et hanté. L'apothéose survient lors du morceau final, le déchirant "Winter Reigns".

Des notes agressives de la première plage jusqu'aux dernières, évanescentes, Nadine Shah maintient une tension permanente. Inspiré en partie par les suicides de deux amis proches, "Love Your Dum and Mad" ne respire la gaieté mais il interpellera certainement celles et ceux qui comptent parmi leurs compagnons de route des artistes comme Cat Power, Scout Niblett ou Emily Jane White.