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Nat Baldwin

In the Hollows

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Nat Baldwin est le bassiste attitré de la formation new-yorkaise Dirty Projectors. Ce qui ne l’empêche pas de mener parallèlement une carrière en solitaire. Qu’il a entamée en 2003, par la publication de « Solo Contrabass ». Excellent musicien, Baldwin jouit également d’une voix envoûtante, qui rappelle, pour ceux qui connaissent, celle de Jude. Il possède donc toutes les aptitudes pour embrasser une aventure individuelle. Qu’il vient de ponctuer d’un cinquième elpee. Un disque qui s’intitule « In the Hollows ».

Baldwin s’est chargé, bien entendu, de l’écriture du chant et la basse. Lors des sessions, il a notamment reçu le concours du violoniste Rob Moose au violon (Anthony and The Johnsons, Bon Iver). Le violon et le violoncelle forgent d’ailleurs le fil conducteur de cet opus. Evidemment on pense immédiatement à Andrew Bird et Owen  Pallett. D’ailleurs, la technique de Nat est irréprochable. Pas de quoi discuter ! Et vocalement, il parvient à maintenir le ton sur des rythmes que l’on imagine difficiles à dompter. Mais côté atmosphère, il faut bien reconnaître que la musique de l’Américain ne s’excite guère et ne nous excite que trop rarement. Hormis le morceau maître et « Cosmos Pose », on reste largement sur sa faim ; à tel point que, parfois la combinaison entre la voix et les cordes devient carrément assommante. Des pistes comme « Sharpshooter » ou encore « A Good Day to Die » sont, par exemple, capables d’endormir le plus incurable des hyperactifs.

Bref, si « In the Hollows » n’est pas de mauvaise facture, il manque clairement d’accroches et d’énergie. Dans le style, mais en plus pop, je vous invite à plutôt vous tourner vers Andrew Bird. Vous ne serez pas déçus.