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Neil Halstead

Sleeping on roads

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Au cours des nineties, Neil Halstead a sévi chez Slowdive avant de fonder Mojave 3. Une formation dont il est d'ailleurs toujours le leader. " Sleeping on roads " constitue sa première expérience en solitaire. Un disque dont les mélodies raffinées, délicates, trempent au sein d'un climat paisible, intimiste. Neil Halstead a longtemps été un disciple de My Bloody Valentine. C'était tout à fait évident chez Slowdive. Sous une forme country en compagnie de Mojave 3. De nature plus folk en solo. Enfin, tout au long de ce " Sleeping on roads ". En extrapolant, on pourrait imaginer l'âme de Nick Drake envahir l'imagination d'un Jason Pierce (Spiritualized). Parce que Neil possède l'art d'écrire des chansons complexes avec une simplicité désarmante. Des chansons d'amour tantôt tristes, tantôt douloureuses, mais toujours teintées d'espoir, qu'il nous chuchote au creux de l'oreille d'une voix douce, enchanteresse. Pour commettre cet opus, il s'est quand même entouré de quelques collaborateurs : un pianiste, un drummer, un claviériste, un bassiste, un violoncelliste et même un trompettiste. Pas n'importe qui, puisqu'il s'agit de Mark Arsmstrong. Sur deux titres cependant : " Seasons " et " Driving with Bert ". Et à l'instar des interventions de Neil à la six cordes acoustique (NDR : le plus souvent en picking !) ou électrique, tous ces musiciens apportent leur concours par petites touches, un peu comme s'ils peignaient un tableau sonore impressionniste. Rafraîchissant !