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Nick Schnebelen

Live in Kansas City

Écrit par

Ce chanteur/guitariste est issu de Kansas City. Il avait déjà rencontré du succès, lors de son aventure vécue au sein du Trampled Under Foots, un groupe familial qui impliquait sa sœur Daniele et son frère Chris. Le band avait d’ailleurs remporté l'International Blues Challenge de Memphis, en 2008, et décroché deux Blues Music Awards, en 2014. Après la séparation de TUF, Nick monte alors son propre band. L’an dernier, il avait publié "Live at Knuckelheads – Vol 1", un album qui préludait la sortie d’une suite. Sous-titrée "Live at Knuckleheads Saloon December 3 2016", elle est parue en avril dernier. Le Knuckleheads Saloon est une salle de concert, sise à Kansas City, dans le Missouri, qui peut accueillir 600 personnes, mais qui jouit d’une solide réputation dans l’univers du blues. Depuis l'an dernier, le line up du band a changé. La chanteuse est partie et le bassiste a été remplacé par Adam Hagerman. Cliff Moore est cependant toujours préposé aux drums. 

Blues lent classieux, "Fool" ouvre le set. Naturellement autoritaire, la voix de Nick passe aisément la rampe. Mais c’est avant tout un remarquable soliste. Il incarne à merveille le power blues trio qui laisse au guitar hero les commandes! Légèrement soul, "Pay in my mind" est imprimé sur un mid tempo ; un morceau ponctué par une sortie remarquable des cordes. Une nouvelle démonstration de technique évoluée émerge de l'arrangement aventureux pratiqué sur "Herbert Harper's Free press news", une compo qui figurait sur l’opus anachronique de Muddy Waters, "Electric Mud", paru en 1967. Il était considéré, à l'époque, comme l’œuvre psychédélique du grand bluesman. Signé par la famille Schnebelen, "You call that love" s’inspire du Westside de Chicago, un remarquable blues lent caractérisé par les accords de gratte parfaitement maîtrisés, tout en retenue, afin d’en concevoir de nouveaux, tout aussi créatifs. Les percussions de Moore introduisent "Bad woman blues", une plage qui nous entraîne dans le Delta et au cours de laquelle la slide s’autorise une intervention remarquée. Produit et composé par Tony Braunagel, ce titre figurait sur "Wrong side of the blues", un LP gravé par TUF. Passé à la slide, Nick se déchaîne. Il nous réserve une version fulgurante et implacable du "Mean Town Blues" de Johnny Winter, manifestant la même rage vocale que l'albinos texan. A nouveau issu du répertoire de TUF, le boogie offensif "Johnny Cheat" se charge d’intensité et devient carrément incandescent. "Bad disposition" opère un retour au blues lent chargé d’accents dramatiques, hendrixiens… Plus paisible, "School night" baigne au sein d’une ambiance swing jazz nightclubbienne. Un climat qu’on retrouve lors de la finale instrumentale "Conformity Blues", et dont l’approche est digne des prestigieux solistes de l’Allman Brothers Band, Duane Allman et Dicky Betts. Epatant!

 

Nick Schnebelen

Live at Knuckleheads Vol 1

Écrit par

Chanteur, guitariste et compositeur, Nick Schnebelen est aujourd’hui établi à Kansas City. Il vivait encore à Philadelphie, lorsqu’il fonde son premier groupe, Killing Floor. En 2003, il monte alors le Trampled Under Foot (TUF), un trio impliquant son frère Kris à la batterie ainsi que sa sœur Danielle au chant et à la basse. En 2008, ils remportent le célèbre International Blues Challenge de Memphis. Après avoir publié plusieurs elpees, le band grave "Wrong side of the blues", en 2011, sur le label Vizztone, un disque produit par Tony Braunagel. Enfin, le précédent LP, "Badlands", est paru en 2013, chez Telarc. Depuis, Nick a décidé de se produire en solitaire ou flanqué d’un nouveau backing group, le NS Band, au sein duquel participent la chanteuse/guitariste Heather Newman, le drummer Joe Voye et le bassiste Cliff Moore. Ce long playing a été immortalisé ‘live’, en février dernier, au Gospel Lounge du Knuckeleheads Saloon, à Kansas City.

Le NSB s’embarque sur un "I’m goin’" endiablé. Un blues qui rocke allègrement, en consommant un maximum de swing. Nick et Heather se partagent les vocaux. Mais c’est Schnebelen qui tire son épingle du jeu à la guitare. Rapide, technique, c’est loin d’être un manchot. Heather chante "Willie James", une autre plage bien rythmée ; et Mrs Newman est tout à fait convaincante derrière son micro, alors que Nick en remet une sérieuse couche aux cordes. "Crazy" est imprimé sur un mid tempo. Soul, la voix de Heather est chargée de passion ; et elle sert de tremplin à l’envolée de Nick, une envolée qui ne manque ni de panache, ni de sens mélodique. Et il brille à nouveau tout au long du blues lent "Desperate heart". La montée en puissance des cordes est progressive, et elle atteint son sommet, en libérant un max de sensibilité. "Break of day" nous entraîne sur les rives du Mississippi, un delta blues que chante remarquablement Nick, d’une voix particulièrement autoritaire. Joe et Cliff forgent une telle trame rythmique, qu’elle en devient un tremplin idéal pour mettre sur orbite le sixcordiste toujours aussi bien inspiré. "Bad disposition" est un titre au cours duquel Schnebelen excelle. Il y injecte une telle dose de feeling pour développer ses interventions ; des interventions brillantes, soutenues par celles –plus solennelles– de Joe Voye aux percus. "Tailgate swing" opère un retour dans le Delta. Miss Newman est derrière son micro, alors que Nick glisse son bottleneck sur son manche. Et il ne manque pas d’imagination lors de cet exercice. Cool, "Who will comfort me" est sculpté dans les cordes acoustiques. En fin de set, la troupe s’attaque à plusieurs covers, dont une du célèbre "Spoonful" de Willie Dixon, une version très réussie au cours de laquelle les deux vocalistes se succèdent afin de favoriser une sortie exaltante de Nick au cordes, soutenu par sa section rythmique. Et il passe à la pedal steel pour interpréter "Sleepwalk", un hit instrumental décroché par Santo & Johnny, en 1959. Heather adresse un clin d’œil à la country, en chantant le "Jolène" de Dolly Parton, dans un climat de bonne humeur communicative. Le concert s’achève par "New Orleans", une piste qui y conduit depuis le Mississippi. La slide est largement amplifiée et les deux chanteurs participent généreusement aux vocaux. Un deuxième volume est en préparation…