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Paul Rishell & Annie Raines

Moving to the country

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J'attendais tellement de ce nouvel album, après avoir craqué sur le sublime "I want you to know", qu'autant l'avouer de suite, je suis déçu. Oh, la qualité n'est pas en cause, au contraire, mais le titre de l'album nous met immédiatement au parfum. Il est tourné vers le country blues. Ce qui, sans doute, n'est guère surprenant ; car Paul Rishell est avant tout un artiste de country blues.

"Kansas City blues" ouvre le bal et nous permet de découvrir une nouvelle facette du talent d'Annie Raines. Elle joue de la mandoline. La plage titulaire suit. Imprimée sur un tempo solide, marquée par les baguettes de Marty Richards du Duke Robillard Band. Annie chante "I got the blues" de Bo Carter manifestant infiniment de respect pour la tradition. Une tradition à laquelle Paul reste très attaché. Mais comme il est surdoué, ça passe sans problème. Sa reprise de "Keep your hands off her" de Leadbelly est admirable, très roots ; sa guitare amplifiée se conjugue à la mandoline d'Annie. L’éclair, la claque survient à mi-parcours. A travers le très nerveux instrumental "Sweet tooth". Un tour de force à l'harmonica. Annie chante alors « Good women have bad days », une de ses compositions au titre tellement évident, avec à la clé, un solo d'harmonica chromatique, très Little Walter. Elle chante aussi son "Turning corner", tout en pianotant un Fender Rhodes électrique. Paul y décoche son meilleur solo. Beauté et pureté pour l'instrumental "Tears" de Django Reinhardt et Stéphane Grapelli. Annie y joue la partie violon sur son instrument chromatique. Voilà, c'est tout, c'est un bon album mais je m'en vais remettre "I want you to know" dans ma platine.