Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Peter Thomas

Moonflowers & Mini-skirts

Compositeur allemand de musiques de films et de séries tv des Swinging Sixties, Peter Thomas n'a jamais récolté les lauriers d'une gloire pourtant amplement méritée. Ses œuvres pour le grand et petit écran (Edgar Wallace Mysteries, Jerry Cotton, Space Patrol,…) n'ont de fait pas à rougir face aux standards illustres de ses collègues, Burt Bacharach (" Casino Royale ") et Henri Mancini (" The Party ") en tête. Cette compilation devrait donc remettre les pendules à l'heure. Dès l'ouverture, " Opium " donne le ton : psychédélique et colorée, la musique de Thomas se savoure à la petite cuillère, sans aucune modération. Trompettes enchanteresses, soupirs féminins lascifs, gimmicks jazzy oniriques : l'immersion dans la culture pop des années soixante est totale. Même l'égérie disco Donna Summer est de la fête, déroulant sa voix câline sur une rythmique culottée, pleine de flûte et de d'arrangements félins (" Black Power "). Fort de ses origines teutonnes, Thomas fait aussi la cour à deux stars d'outre-Rhin, Senta Berger et Uschi Glas : imaginez Brigitte Bardot ou Claudine Longet susurrer avec panache des mots d'amour dans la langue de Goethe. Exquis ! A l'instar d'un Michel Legrand, Peter Thomas ose donc le format chanson, mais aussi les incartades plus délirantes, genre SF (" Malaparte Sinus ", à la Manfred Hübler, un compatriote). Entre easy-listening jazzy et fusion sophistiquée, Thomas étonne encore, trente ans plus tard. A (re)découvrir au plus vite, le temps de ressortir les mini-jupes et les chemises cintrées façon Austin Powers.