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Phantom Buffalo

Cement Postcard With Owl Colours

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On ne peut pas dire que les membres de Phantom Buffalo soient vernis. Le sort et la malchance semble d’ailleurs vouloir s’acharner sur le groupe. Et pour cause. Jusqu’en 2004, le combo répondait au patronyme de The Ponys. Mais le quintet issu de Portland (NDR : c’est dans le Maine, à ne pas confondre avec la grande ville située dans l’Oregon) doit changer de nom, car une formation de garage rock issu de la région de Chicago le revendique également. Après avoir publié plusieurs albums, bien accueillis par la presse spécialisée, le band se rebaptise donc Phantom Buffalo. C’est encore sous l’appellation The Ponys que le groupe avait sorti, ce qui reste à ce jour, leur meilleur album : « ShiShiMuMu ». Chez Rough Trade, en 2002. Malgré les excellents échos recueillis, le succès n’est pas au rendez-vous et l’écurie anglaise remercie la formation. Celle-ci publie encore quelques elpees sur différents labels, mais le public reste insensible aux charmes, pourtant évidents, des Américains.

« Cement Postcard With Owl Colours » constitue donc le dernier-né du quintet. Et pour la circonstance, difficile de tomber plus bas, car ce long playing n’est même pas sorti aux States, et ne doit sa publication qu’à un label européen, qui croit encore en leur étoile.

Quoique ne bénéficiant pas d’une production haut-de-gamme, « Cement Postcard With Owl Colours » tient la route. Sculptées dans la pop lo-fi, les compos sont excellentes, de petites pépites qui auraient pu naître d’une hypothétique rencontre entre Pavement et les Byrds, même si la voix du chanteur rappelle plutôt celle de Stuart Murdoch (Belle & Sebastian). Esthétiques, émouvantes, elles font mouche à chaque fois. Un coup de cœur ? « Bad Disease », une compo qui devrait mettre tout le monde d’accord.

Si Phantom Buffalo ne jouit guère de la reconnaissance, il a le mérite de ne pas laisser tomber les bras. Et cette persévérance est tout à son honneur. D’autant plus que cet album est de toute bonne facture. Qu’on se le dise !

 

Phantom Buffalo

Shishimumu

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Avant d’opter pour le patronyme Phantom Buffalo, cette formation de Portland (NDR : dans le Maine !) avait choisi celui des Ponys. Commettant même un premier elpee. Pas une très bonne idée, puisqu’il existait déjà un groupe qui répondait à ce nom. D’autant plus que le détenteur de l’appellation leur a signifié l’intention de porter l’affaire devant les instances judiciaires. Il ne leur restait donc plus qu’à s’incliner. Et de sortir cet opus une deuxième fois. En le signant « Shishimumu ». Un disque fort intéressant. Tour à tour lo-fi, atmosphériques (Durutti Column ?), baroques, souvent capricieuses, psychédéliques, chatoyantes, parfois arides, stridulentes (« Catfish »), vaudevillesques (« Domestic pet growing seeds » et son concert de kazoos manifestement contaminé par l’esprit délirant de Ringo Starr ), toujours séduisantes et poétiques, les 13 plages qui découpent l’opus s’inscrivent dans la lignée de l’ordre des grands excentriques britanniques : Syd Barrett et Robyn Hitchcock en tête. Encore que les titres les plus minimalistes s’aventurent également dans la country alternative (Wilco ?), une steel guitar ou une pedal steel à l’appui. Mais l’originalité de leur expression sonore procède de la voix de Jonathan Balzamo-Brookes, dont le falsetto campe un hybride entre Robert Wyatt et Stuart Murdoch (Belle & Sebastian), une voix qui donne une coloration toute personnelle à l’ensemble. Rafraîchissant !