Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Piano Magic

Part-Monster

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En dix années d’existence, Piano Magic a enregistré la bagatelle de sept albums studio (on passera donc sous silence les éventuelles compiles) ; « Part-Monster » constituant le septième. Un disque qui fête le retour de la collaboratrice ponctuelle/habituelle (biffez la mention inutile) et membre de Klima, Angèle David-Guillou, dont la voix me rappelle parfois celle d’Anneli Drecker. Le solennel « Soldier song » évolue ainsi dans un registre fort proche de Bel Canto, même si les samples, sont ici remplacés par de véritables cordes acoustiques. Elle ne chante pas sur tous les morceaux, mais son timbre troublant apporte, à chacune de ses interventions, une sensibilité davantage mélancolique. Et on imagine la dose d’émotion libérée sur cet opus, lorsqu’on sait que celle de Glen Johnson est à la fois fragile et torturée. Glen est également le leader de la formation et surtout le compositeur. Souvent autobiographiques, ses lyrics n’hésitent pas à vilipender le système social et politique en Grande-Bretagne. Et au vu de son vécu, il en a des choses à raconter. Au sein du line up de Piano Magic, on recense pour l’instant trois Français et deux Britanniques. Une formule à géométrie variable qui n’influe guère sur le style du groupe, résolument focalisé vers le début des eighties. L’ombre de Sad Lovers & Giants plane ainsi sur le très atmosphérique « The king cannot be found » ; mais surtout sur le fantastique « The last engineer », une plage sculptée dans les cordes de guitare chatoyantes, éthérées, effervescentes et envoûtantes. Celle de Luna hante les contagieux « Incurable (reprise) » ainsi que le pastoral et mystérieux titre maître, même si cette chanson qui clôt l’opus privilégie les tonalités acoustiques. De Durutti Columnn, tout au long de l’instrumental épique « Great escapes ». Et même de My Blooddy Valentine lorsque « Saints preserve us » nous immerge dans sa noisy nébuleuse. Une impression qui n’est pas surprenante, lorsqu’on sait que c’est Guy Fixsen (Laika, Pixies, Moonshake, Breeders, Stereolab, Lush, Slowdive, Chapterhouse, Moose et surtout la bande à Kevin Shields pour l’album incontournable « Loveless ») qui en assure la production. Dans un registre différent, embué de trompettes aériennes, « England’s always better (as you’re pulling away) » campe un requiem douloureux et intimiste que n’aurait pas désavoué Nick Cave. La voix de Simon Rivers, le chanteur de The Bitter Spring, invité pour la circonstance, se révélant aussi profonde et abrasive que celle du crooner australien.

Piano Magic

Writers Without Homes

Son mariage unique de noisy feutrée, d'électro diserte et de cold-wave inquiétante ravira tous les oiseaux de nuit et les cinéphiles imaginaires. Son romantisme échevelé séduira les plus endurcis, calmera les plus endoloris. Ses voix aériennes, perdues dans les arpèges les plus sibyllins, achèveront de convaincre les plus anxieux. La musique de Piano Magic s'approche souvent du silence, mais ne tombe jamais dans les abîmes de l'oubli : une voix, un son, une note, une ambiance, chacun s'y accrochera, sûr de tenir là la vérité. Post-rock ambitieux parce que toujours à l'affût du moindre détail, le son magique de ce " Writers Without Homes " emplit le moindre recoin de notre pensée, détrône Mogwai et Low au tableau des musiques qui torturent et qui blessent. On ne sort pas indemne de cette aventure en cinémascope de rêve, le noir et blanc remplaçant la couleur et la bande son jouant de sacrés tours aux habitués des musiques THX… Pop nue mais pas 'nu'-, la musique de Piano Magic se révèle de la poésie pure, une cathédrale de sons fantômes et de rythmes éthérés, une oasis en plein désert rock où viennent se rafraîchir Tarwater (" Modern Jupiter "), Cocteau Twins (" Shot Through The Fog ") et le folk de Nick Drake (Vashti Bunyan sur " Crown Of The Lost "). Mais attention : cet album est loin d'être un mirage. C'est un miracle.