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Pinetop Perkins & Jimmy Rogers

Genuine Blues Legends

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Ces deux légendes du Chicago blues ont milité, à des moments différents, au sein du Muddy Waters Band.

Chanteur, harmoniciste et compositeur, Jimmy était avant tout guitariste. Il militait au sein du backing group de Muddy Waters, au cours de la grande époque des 50’s. Il est parti trop tôt, des suites d'un cancer, en 1997. Il était âgé de 73 ans.

Joseph William ‘Pinetop’ Perkins était pianiste. En 1969, il avait remplacé le remarquable Otis Spann, au sein du groupe de Muddy Waters. Plus tard, il va sévir chez le Legendary Blues Band. Il est mort dans son sommeil en 2011. Il avait 97 ans.

Ces deux artistes mythiques se connaissaient, bien entendu, depuis longtemps. Un soir de mai 1988, au Grand Auditorium d'Ellsworth (NDR : c’est dans le Maine), ils se retrouvent au sein de l'excellente formation, Little Mike and The Tornadoes, un combo drivé par l'harmoniciste Little Mike Markowitz. La même année, ce combo va participer aux sessions d’enregistrement du premier opus solo de Pinetop, "After hours", paru chez Bling Pig.

Les quatre premières plages sont réservées à Pinetop Perkins, flanqué des Tornadoes. L'harmonica de Little Mike introduit le "Kidney stew" d'Eddie 'Cleanhead' Vinson. Pinetop chante et se consacre aux ivoires, mais le premier envol est accordé par le gratteur des Tornadoes, Tony O'Melio, rapidement suivi par Little Mike. Tout au long du classique de Tommy Tucker, "High heel sneakers", ainsi que du remarquable "Had my fun" de St Louis Jimmy Oden (NDR : un long blues lent), on assiste à de très beaux échanges entre le piano et les cordes d'O'Melio. Perkins chante enfin le boogie woogie "For you my love". Jimmy Rogers entre enfin en scène pour chanter trois morceaux. Tout d’abord le célèbre "Big boss man" de Jimmy Reed. Puis le superbe blues lent "All in my sleep", au cours duquel, parcimonieux, les accords de grattes libèrent un maximum de feeling. Et enfin, son plus grand succès, "The last time", un titre qu'il avait enregistré en 1952. Pinetop reprend le micro pour aborder le tendre "When I lost my baby", avant qu’il n’attaque son hit intemporel "Pinetop's boogie woogie", bien épaulé par les cordes de Rogers et l'harmo de Little Mike. "Pine and Jimmy's Jump" clôt cet LP. Les deux légendes du blues ainsi qu’un étincelant Little Mike en profitent pour prendre leur pied…

 

Pinetop Perkins

Heaven

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Le blues est plus que centenaire. Pourtant, je ne connais, à ce jour, aucun bluesman qui soit devenu centenaire. Le plus grand espoir à ce titre était Willie ‘Pinetop’ Perkins, né en juillet 1913. Hélas, il est décédé, dans son sommeil le 21 mars 2011, à près de 98 ans! Il sera désormais difficile à un bluesman authentique de fêter ce jubilé.

Perkins était pianiste. A ses débuts, il a joué auprès des légendaires Robert Nighthawk et Sonny Boy Williamson. Son premier passage en studio date de 1953, il enregistre en compagnie de Earl Hooker, la reprise de “Pinetop’s boogie woogie” du mythique Clarence ‘Pinetop’ Smith, qui avait créé ce thème en 1928. C’est à partir de ce moment que Perkins va se voir attribuer le sobriquet de Pinetop. Il connait sa période de gloire quand il rejoint le groupe de Muddy Waters, en 1969, une aventure qu’il va vivre douze longues années. Il succède alors à l’incomparable Otis Spann. Il passe ensuite au sein du Legendary Blues Band au sein duquel militent d’autres anciens du Waters Band. Son premier opus personnel “After hours”, sort en 1988.

C’est toujours Blind Pig qui nous propose, sur cet elpee, une séance inédite remontant à 1986, des sessions qui s’étaient déroulées au studio Chelsea Sound, à New York. Perkins démarre par “44 blues”, un blues lent empreint d’émotion au cours duquel il s’accompagne, tout naturellement, de ses 88 touches d’ivoire. “4 o’clock in the morning” demeure dans le même climat. Un frisson nous parcourt l’échine, quand il nous conte ses aventures nocturnes, des aventures authentiques, empreintes de réalisme, qui nous plongent dans une infinie tristesse. Instrumental, “Relaxin” baigne au sein d’une atmosphère sereine. Son jeu à deux mains est distinct. La gauche assure les basses. La droite explore au gré de l’inspiration. “Sitting on top of the world” est un classique signé par deux membres des Mississippi Sheiks. Ce morceau date de 1930. Des vocaux ont été ajoutés. Et c’est son comparse de toujours, Willie ‘Big Eyes’ Smith (NDR : ils militaient déjà ensemble, au sein du Muddy Waters Band) qui s’y colle. C’était en juillet 2011, et deux mois plus tard, il décédait à son tour! Une partie chantée a également été greffée, sur le “Since I fell for you” de Buddy Johnson. Un rôle dévolu au vocaliste de soul/blues, Otis Clay. Il brille de mille feux sur ce blues nightclubbien. Tout au long de cet elpee, on est envahi par un sentiment de nostalgie. Et des pistes bourrées de charme, comme “Pinetop’s blues” ou le superbe “Ida B”, balayé par l’harmonica de Mike Markowitz (NDR : c’était le leader de leader de Little Mike & The Tornadoes), en sont les plus belles illustrations. Enfin, pour être complet, cet opus recèle encore le thème éculé “Sweet home Chacago”, dans une énième reprise de “Pinetop’s boogie woogie”.

 

Pinetop Perkins & Willie ‘Big Eyes’ Smith

Joined at the Hip

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Les bluesmen de la première génération sont presque tous disparus. Et pourtant il en reste un qui passe avec un réel bonheur, à travers les âges et générations : Joseph William Perkins. Il est né le 7 juillet 1913 à Belzoni, dans le Mississippi. Il a donc 97 balais et reste fidèle au poste, derrière les 88 touches en ivoire de son instrument. Ce grand spécialiste du blues et du boogie woogie s'était fait largement connaître en succédant, dès 1969, à Otis Spann, au poste de pianiste du Muddy Waters Band. Il est largement sexagénaire lorsqu'il publie son premier album solo. En fréquentant Muddy Waters, il rencontre le drummer Willie ‘Big Eyes’ Smith, en compagnie duquel il fondera plus tard le Legendary Blues Band. Depuis 2004, il vit à Austin, au Texas. Perkins avait déjà sorti sur Telarc, "Pinetop Perkins and friends" en 2008. Un œuvre pour laquelle il avait reçu la collaboration de BB King, Eric Clapton et Jimmie Vaughan.

Le Perkins nouveau implique son ami Big Eyes Smith, au chant et à l’harmonica, son fiston Kenny Smith aux drums, Bob Stroger à la basse, John Primer (un autre ancien membre du Muddy Waters Band) ainsi que le jeune et prometteur Little Frank Krakowski, aux guitares.

La mise en route est parfaite. Un solide Chicago shuffle intitulé "Grown up to be a boy". Une plage introduite par l'harmonica de Smith. Maître Perkins est bien fidèle au piano. Il est le premier à se réserver un billet de sortie. La guitare de Little Frank ouvre le "Cut that out" de John Lee Sonny Boy Williamson 1. Le tempo est assez vif. Le vieux Pinetop répond au chant de Big Eyes, tandis que les accords de gratte adoptent un profil jazz plutôt remarquable. Le vieil artiste semble s'amuser comme un gamin derrière ses ivoires. Et dire qu’il fait partie de ces pionniers originaires du Mississippi, qui sont montés dans le Nord pour gagner leur croûte. Atterrissant à Chicago, après avoir transité par Memphis et St Louis. Les musicos nous invitent à prendre un bain de Chicago Southside, en exécutant "Take your eyes off my woman". Proches ici de "Got my mojo working" et d’"I can't be satisfied", ils nous rappellent les meilleurs jours du Muddy Waters Band. Et la suite rencontre un même ravissement. A l’instar de "Walkin' down the highway", un blues lent au cours duquel Pinetop réincarne Otis Spann, Willie Smith enfile le costume de Little Walter alors que l'ami John Primer a ramené ses cordes. Smith est un excellent musicien. Et le démontre en soufflant comme Sonny Boy Williamson, lorsqu’il introduit "Gamblin' blues". Encore une plage de toute bonne facture. Nouveau blues lent, "Take my hand, Precious love" est dépouillé à l'extrême. Un remarquable dialogue s’instaure entre le piano et l'harmonica, pendant que le vieil homme se charge du chant, en personne. Toute l’équipe semble heureuse de partager ces instants privilégiés en studio. Un sentiment illustré sur "You'd better slow down", une compo au cours de laquelle, elle participe collectivement aux vocaux. Instrumental, "Minor blues" met en exergue le talent de Big Eyes Smith sur l'instrument chromatique. Le timbre de Smith est empreint de passion tout au long de l’indolent "Lord, lord, lord", une plage au cours de laquelle Little Frank joue tout en feeling (NDR : à mon humble avis, il serait judicieux de ne pas manquer la prochaine sortie du premier album de Little Frank & the Premiers). La voix de Pinetop est bouleversante lorsqu’il interprète "Grindin' man", un autre slow blues aux lyrics autobiographiques. D’excellente facture, cet opus s’achève par un véritable brûlot : la cover du "Eyesight to the blind" de Sonny Boy Williamson 2. Pinetop rêve de devenir le premier pionnier du blues à fêter son centenaire. C'est tout le mal qu’on lui souhaite. D’abord, parce qu’il se révèle toujours aussi sémillant ; en outre, à cause de sa générosité. Le vieil homme a ainsi fonder la Pinetop Perkins Foundation pour aider les jeunes artistes blues. Et pour que votre info soit compète, sachez, qu’en août prochain, se déroulera un piano masterclass, au club Ground Zero, à Clarcksdale (NDR : c’est dans le Mississippi !)

Pinetop Perkins

Ladies man

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Nonobstant ses 91 balais, Joe Willie "Pinetop" Perkins a toujours bon pied bon œil (NDR : et bonne oreille !). Né en juillet 1913, à Belzoni (NDR : dans le Mississippi), ce vétéran est probablement un des bluesmen les plus âgés qui soit encore capable de se défendre sur la scène musicale. Pas pour rien qu’il continue d’enregistrer des disques et de se produire sur les planches. Guitariste à ses débuts, il a dû se résoudre à s’asseoir derrière le piano, suite à une mauvaise blessure. A cette époque, il vivait à Helena. En 1943, il travaille en compagnie du guitariste Robert Nighthawk et de Sonny Boy Williamson. Dans les années 50, il côtoie Earl Hooker. Il faudra cependant attendre 1969 pour connaître son heure de gloire. En fait, il succède alors au regretté Otis Spann au sein du Muddy Waters Band. Plus tard encore, il sévira chez le Legendary Blues Band. Depuis, il s’est multiplié pour collaborer à la confection d’une multitude d’elpees. Surtout comme musicien de studio. Après avoir signé pour le label MC en 2003, il participe aux "Memphis Barbecue sessions" en compagnie de Big Jack Johnson et de Kim Wilson.
 
"Ladies man" constitue donc son premier opus solo commis pour l’écurie MC. « Ladies man » est un hommage aux dames. Et en particulier aux blueswomen qui apprécient le vieux pianiste ou le reconnaissent pour influence. Le "Meanest women" de Muddy Waters ouvre le disque. Une compo féline qui met en exergue le talent de la chanteuse guitariste Deborah Coleman. Face à sa section rythmique de prédilection, au sein de laquelle on retrouve des vieux loups tels que le bassiste Bob Stroger et le drummer Willie "Big Eyes" Smith, Pinetop s'y montre souverain. Susan Tedeshi chante de sa douce voix au timbre fausset le "Since I lost my baby" d'Ivory Joe Hunter. Une interprétation bien sentie, au parfum cabaret, soulignée par le sax feutré de Jerry Vivino. "He's got me goin" libère énormément de swing. Madeleine Peyroux y chante d'une voix délicate, proche de Billie Holiday en s’accompagnant d’une guitare jouée avec finesse et doigté. Une excellente surprise ! Long Chicago slow blues, "Chains of love" est chanté par la remarquable Ruth Brown. Une plage empreinte de force et de passion, qu’elle shoute avec une facilité déconcertante. Deborah Coleman et Jimmy Vivino s’y partagent les cordes. Interprété par Miss Odetta, une autre vocaliste noire douée d’un timbre grave et puissant, le "Trouble in mind" de Big Bill Broonzy est un autre blues lent digne d’intérêt. Au cours des sessions d’enregistrement, Pinetop a été victime d’un accident de circulation. En fait, sa voiture a percuté un train. Sérieusement blessé et incapable de jouer du piano, il est quand même revenu terminer son travail. Il chante ainsi "Big Fat Mama" et "Kansas City", deux fragments qu'il assurait si souvent jadis, lorsqu’il épaulait Muddy Waters. Pour la circonstance, il a reçu le concours de deux charmantes musiciennes blanches : la pianiste Lisa Otey (NDR : particulièrement douée, elle vit en Arizona) et la guitariste Carmen Getit (NDR : sa six cordes sévit aujourd’hui chez Steve Lucky and the Rhumba Bums). Leurs exercices de style jump accordés à "Big Fat Mama" sont tout bonnement remarquables. Pinetop chante "How long" de Leroy Carr. Un blues lent auquel Lisa et Carmen participent encore ; mais également Elvin Bishop aux guitares. Il n’existe pas d’album de Mr Perkins sans boogie woogie. Le "Pinetop's new boogie woogie" confirme donc la règle. Pour la circonstance, on à droit à un duel entre Pinetop et la longiligne louisianaise Marcia Ball. Instrumental allègre, "Careless love" propose un duo de pianistes, échangé entre Pinetop et Ann Rabson. Et en finale, on retrouve les mêmes musiciens pour l’interprétation de "Chicken Shack". L’œuvre recèle, en outre, un hommage au vieux maître : "Hey Mr Pinetop Perkins". Il n’y participe pas. Un morceau écrit par la texane Angela Strehli qu'elle chante en compagnie de Lisa et de Carmen. Agréable, mais loin d’être renversant, cet elpee recèle heureusement quelques bonnes surprises.

Pinetop Perkins

Back on Top

Écrit par

Joe Willie ‘Pinetop’ Perkins est un vieillard sémillant de 86 ans. Il reste une des dernières légendes vivantes du blues, à fouler notre bonne vieille terre. Il affichait déjà 75 ans au compteur lorsqu'il a sorti son 1er album sous son nom. Depuis, et surtout ces dernières années, il est manifestement devenu un des bluesmen les plus prolifiques. "Back on top" constitue son 2ème album pour Telarc, après "Born in the Delta". S'il sévissait déjà dans les années 30, notamment en compagnie de Robert Nighthawk, il est surtout connu pour sa participation de 1969 à 80 au Muddy Waters Band. Il assurait alors la succession du bouleversant Otis Spann.

"Back on top" débute par un blues lent écrit jadis par Earl Hooker, "Anna Lee". Sa voix est reposée et les échanges entre le piano et la steel guitare de Corey Harris sont une parfaite manière d'aborder cette nouvelle oeuvre. Cap ensuite sur le boogie woogie de "Down in Mississippi". Sugar Ray Norcia est à l'harmonica et Corey démontre tout sa versatilité aux cordes. Pinetop interprète de nombreux canons du blues. Entre autres "Kansas City" et "Five long years", un très célèbre slow blues écrit par un autre pianiste, Eddie Boyd. D'une sobriété exemplaire, l'accompagnement est tout à fait efficace. Denny Breau est à la guitare et la section rythmique de luxe est composée de Mudcat Ward et de Per Hanson. "Hi heel sneakers" reçoit ce même type de traitement. Seule la guitare, quasi acoustique, est discrètement amplifiée. L'ambiance est donc plutôt roots. C'est avec beaucoup de respect pour ses compositeurs, Leroy Carr et Scrapper Blackwell, que Corey Harris et Sugar Ray entrent en communion sur "How long blues". Et pour être tout à fait complet, sachez que l'opus recèle deux titres chers à Perkins, "Pinetop's boogie woogie" et "Pinetop's blues", mais sous de nouvelles versions. Une bonne production de plus pour Telarc.