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Plajia

Fetch

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Plajia nous vient de la rive sud de Montreal, au Canada. Un projet monté par Patrick Pleau. Il compose, chante, joue de la guitare sèche et du piano. Pour enregistrer ce premier album, il a quand même reçu le concours de Bryan Ortiz à la basse, de Denis Charbonneau à la guitare électrique, de Jean-François Lefoll aux drums et percussions ainsi que de Philippe Leclecq-Gagné au violon. Il a également collaboré au mixing et à la mise en forme, en compagnie du producteur Jocelyn Poitras. La musique de Plajia est atmosphérique (NDR : pour ne pas dire cérébrale). Dans ses moments les plus planants, elle pourrait incarner le fruit d'une rencontre hypothétique entre un Godspeed You ! Black Emperor non violent et un Sigur Ros qui aurait délaissé ses archets (sauf celui du violon) au profit d'une texture sonore tramée entre instrumentation acoustique et traditionnelle. Une impression accentuée par le falsetto de Patrick, qui me fait plus penser à Jon Thor Birgisson qu'à Thom Yorke. D'autant plus qu'il y vocalise, plutôt que d'y chanter. Même sur " Artificial born killer ", le seul fragment chargé d'intensité électrique. Sous sa forme la plus conventionnelle, Plajia lorgne plutôt vers la britpop. Davantage celle d'Unbelievable Truth que de Radiohead. Encore une fois parce que l'instrumentation acoustique prend le pas sur les interventions plus électriques. Et puis à cause de la voix de Patrick, dont le timbre au naturel n'a plus rien de surnaturel. A l'instar du contagieux " Sleeping " et du reptilien " Fetch " (OK Computer ?). Et puis curieusement chez " Love song for everyone ", déchiré entre douceur et agitation, comme à la belle époque du postcard des Pastels. A suivre. Et de très près !