Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Pleasant Grove

Auscultation Of The Heart

La country de Pleasant Grove sent bon le Midwest sauvage, là où Pat Garrett et Billy le Kid livraient un duel à mort, il y a trente ans, dans le film éponyme de Sam Peckinpah. Dans ce chef-d'œuvre justement, on retrouvait Bob Dylan en cow-boy mystérieux, scrutant l'action tel un ménestrel fantôme, chantant parfois, comme le fait ici Marcus Striplin. Billy le Kid, lui, était interprété par Kris Kristofferson, dont le " Me and Bobby McGee " est devenu presque aussi célèbre que les premiers albums de Dylan. Tout ça pour dire que " Auscultation Of The Heart " sonne comme un croisement fiévreux entre la BO dudit film et les compos racées de son acteur principal, avec parfois quelques pointes plus pop (" Only A Mountain ", entre un Pixies country et Grandaddy). Les pieds bien au plancher, Pleasant Grove nous gratifie donc d'une musique plaisante, entre légèreté et sophistication. Pas de quoi fouetter un chat en plein désert texan, certes, mais suffisamment bon pour titiller tout amateur d'" alternative country " digne de ce nom.

 

Pleasant Grove

Pleasant grove

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Cet opus éponyme ressemble davantage à une compile qu'à un véritable album. Un curieux assemblage réunissant des extraits d'un premier mini CD et des compositions plus récentes, commises sous un nouveau line up. Au sein duquel l'ex UFOFU, Joe Butcher, a joué un rôle majeur. Préposé depuis peu aux claviers, mais surtout à la steel guitar, il a apporté davantage de fluidité à la country atmosphérique, éthérée, de cet ensemble texan, de Dallas pour être plus précis. Une country qui, à l'instar de Palace, Low, Wilco ou même de Lambchop, est capable de vous plonger en état de léthargie, A croire que tous ces groupes jouent sous les mêmes tranquillisants. Encore que sur cet opus, " Nothing this beautiful " et " The ballad of James Snyder " manifestent une intensité électrique beaucoup plus marquée ; sans oublier le remarquable et complexe " Reset the code ", un fragment de près de sept minutes réminiscent des Flaming Lips circa 1993. C'est à dire lorsque la guitare de Ronald Lee Jones hantait encore leur univers sonore. Et pour refermer l'ouvre, Pleasant Grove s'abandonne dans le minimalisme presque parfait, partagé entre une voix gémissante et un piano énigmatique, mais tellement sonore…