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Pops Staples

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Roebuck ‘Pops’ Staples était chanteur de gospel et de R&B. Véritable légende, il est né dans une plantation de coton du Mississippi, en 1914 ; et il est décédé en décembre 2000. Il était le patriarche et le fondateur du groupe vocal, les Staple Singers, au sein duquel militaient son fils Pervis et ses filles, Mavis, Yvonne et Cleotha. Jeune, il avait côtoyé les bluesmen mythiques Charley Patton, Robert Johnson et Son House. Pops avait enregistré ses dernières chansons en 1998. Sa fille Mavis lui avait promis de les graver sur disque. Et elle a tenu parole. Elle a donc achevé les sessions originelles de son père afin de publier cet elpee posthume. Si Mavis a reçu le concours de son producteur, Jeff Tweedy, par ailleurs leader du groupe Wilco, elle s'est chargée pratiquement de tout le reste.

"Somebody was watching" ouvre l’opus. Une plage empreinte de douceur et de beauté. La voix de Pops est limpide. Il gratte parcimonieusement sa guitare électrique. Jeff Tweedy se charge de la basse, et son fils Spencer des drums. Mavis et feu son paternel échangent leur voix désespérées sur "Sweet home", face aux cordes raffinées de Tweedy. Caractérisés par les accords de gratte délicats de Pop, "No news is good news" adopte un tempo plus enlevé. Spencer se réserve les percus, et Scott Ligon le piano électrique. Pas de Pops pour "Love on my side". Mavis chante face à ses deux frangines. Excellente vocaliste, douée d’une voix naturellement puissante, Mavis rencontre aujourd’hui un franc succès. L’émotion est palpable, lorsque Pops, seul, uniquement armé de sa gratte, chante le traditionnel "Nobody's fault but mine", un morceau enregistré à l'origine par Blind Willie Johnson, en 1926. Plus rythmé, "The lady's letter" est balisé par les ivoires. Pops y est entouré de ses trois filles, comme à la belle époque des Staple Singers. Mais de toute évidence, Pops est au sommet de son art, quand il chante dans un climat mélancolique. Son timbre angélique est envoûtant. A l’instar de "Better home". Il interprète encore le traditionnel "Will the circle be unbroken". D’excellente facture, cet LP s’achève par un témoignage ‘live’, la reprise du "Gotta serve somebody" de Bob Dylan. Pops et ses trois filles chantent face à la basse, l’orgue et deux batteries. C'est lui qui est annoncé comme guitariste ; et si c'est bien le cas, il est vraiment brillant !