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Projet A7

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Anorak Supersport est un des derniers labels à avoir fait son apparition dans le paysage musical belge. Suite à une judicieuse politique artistique, il peut déjà se vanter d'avoir signé une série de projets musicaux qui ont déjà rencontré un succès critique et public. On peut citer Showstar (fortement influencé par la pop anglaise), Jéronimo (et ses comptines désabusées) ou encore Starving (baigné dans une électro-pop sur fond d'affres sexuelles féminines).

A l'instar des deux derniers projets cités, Projet A7 a uniquement recours à la langue de Molière. Les sept membres du collectif proposent une dizaine de morceaux teintés d'électro estampillée années 80, sur lesquels plusieurs voix racontent plus qu'elles ne chantent (NDR : habitude fastidieuse et récurrente de la chanson française d'aujourd'hui) leurs vicissitudes. A cheval entre Alain Chamfort et Jean-Louis Murat (en moins inspiré), on a bien du mal à entrer dans l'univers froid de Projet A7 ; et l'abus de vocoder et de vocalpitch utilisés sur les voix n'arrange pas les choses. Musicalement peu inspiré, la multiplication de tics sonores faisant référence aux années 80 (comme par exemple ces guitares funky façon Gainsbourg période " You're under arrest "), même si cette tendance semble être à la mode aujourd'hui, ne rend pas aisée l'écoute de l'album, plongeant l'ensemble dans une désagréable uniformité.

Projet A7

Projet A7 (Ep)

Pour expliquer le concept fumeux de ce maxi 7 titres, reposons-nous sur le dossier de presse : ‘Le Projet A7 est un collectif de 7 personnes ayant un lien étroit avec la musique (…) Chacun des 7 participants crée un son, une mélodie, un événement sonore. C'est le premier tour. Les 7 embryons de morceaux passent ensuite d'un joueur à l'autre, chacun traitant la matière reçue à sa façon, en ajoutant, retirant ou modifiant les éléments qu'il veut’. Et cetera. Si c'est un ‘jeu’, autant dire qu'il n'amuse que ces géniteurs, 7 ‘anonymes’ qu'on pense avoir déjà croisés chez Anoraksupersport sous le nom de Jeronimo, Crystal Palace, Pink Satellite, Starving, Showstar, Nietzsche et Gagarine…. Les sept groupes signés par le label huttois ! Attention : c'est une supposition, en rien une certitude… Les sept zozos qui ont signé ce maxi n'ont en tout cas pas peur du ridicule : voilà de l'électro-pop de basse classe, sans inspiration ni séduction, aux relents snobs nauséabonds. Du foutage de gueule, pas moins : 7 titres dont 5 remixes pour illustrer ce concept à la masse, parfait pour se flatter l'ego entre potes, mais nul pour accrocher l'auditeur. On espère que cette flatulence pleine de suffisances les fera réfléchir quant à l'intérêt de leur démarche collective, peut-être louable sur papier, mais au final d'un nombrilisme affligeant.