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Pussy Sisster

Pussy Sisster

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Pussy Sisster est un groupe plutôt atypique au sein du catalogue de Black Bards Entertainment. Alors que les signatures habituelles du label trahissent de nettes affinités pour le heavy/viking/folk/black/gothic métal, ce quintet allemand, lui, verse carrément dans le hair/glam/sleaze rock tel qu’on le pratiquait au milieu des eighties. Sur le site officiel du label, Pussy Sisster est même présenté comme la réponse allemande à Mötley Crüe et Guns'n'Roses. Formé en 2002, alors que ses membres étaient à peine sortis de l’adolescence, Pussy Sisster a tourné en Allemagne et aux Etats-Unis. Il a même chauffé les salles pour des noms prestigieux tels que Stephen Percy (Ratt), Billy Idol, Gilby Clark, Y&T, Quireboys et bien d’autres.

A l’écoute de cet album éponyme (NDR : il s’agit de la première sortie du groupe pour B.B.E., mais déjà du quatrième opus de la formation, tout de même), on ne peut pas vraiment dire que nous soyons trompés sur la marchandise. Si ce n’est qu’à la place des influences de Guns’n’Roses scandées par le label, nous aurions plutôt cité en référence, leurs concurrents directs de chez Poison. Déjà, au niveau du look, Pussy Sisster ne trompe personne : jeans déchirés, t-shirts moulants, lunettes noires, foulards, képis militaires ou stetsons vissés sur la tête, nous sommes carrément revenus à la grande époque du ‘hair métal’, quand le blond Bret Michaels et sa clique faisaient la loi sur MTV.

Mais le look n’est pas tout, et, côté musique, pas de problème : ‘what you see is what you get’ comme on dit outre-Atlantique. Du hard rock’n’roll qui fait secouer les cheveux et taper du pied, des refrains entraînants, et surtout, pas de prise de tête. La voix nasillarde d’Alex ‘Sex’ Nad rappelle Bret Michaels, bien sûr, mais aussi Vince Neil (Mötley Crüe). Les guitares, simples et efficaces comme un direct dans le bide nous renvoient à la grande époque du hard rock made in Los Angeles, pratiqué au cours des eighties.

Les ballades (« Melody Of Pain », « Back Again ») aussi sirupeuses que l’était le « Every Rose Has Its Thorn » de Poison sont de véritables pièges à jouvencelles (NDR : enfermez vos filles, vos sœurs et leur ‘pussy’ si le groupe transite un jour, par votre région !)

Pussy Sisster, c’est le retour inespéré de la ‘philosophie sex, drugs & rock’n’roll’ qui fera l’affaire des groupies, des dealers et des amateurs de bonne musique !