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Queens of the Stone Age

Era Vulgaris

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A l’issue de l’écoute du premier et décapant single « Sick, sick, sick », extrait de la nouvelle livraison des Queens, un seul mot nous venait à la bouche : jouissif ! Si son prédécesseur « Lullabies to Paralyse » (2005) marquait déjà un recul fortement marqué par rapport à l’indéracinable et très metal « Songs for the Deaf » (2002), « Era Vulgaris » s’aventure encore bien plus loin dans l’expérimental et le rock barré. Il remportera encore davantage l’enthousiasme d’un public ‘branché’ qui l’ignorait à ses débuts, à une époque où le combo se produisait dans des clubs devant 80 fans de Stoner et de Heavy rock.

Mais le groupe, même s’il est originaire du désert, ne croit pas au mirage, et malgré la pression médiatique qui l’a conduit à être exposé au plus grand monde, « Era Vulgaris » se caractérise aussi par un retour à un son garage et rugueux comme du papier de verre.

Pauvre en mélodie, l’œuvre se veut bruitiste, complexe dans ses structures, stoner dans l’esprit. La présence de Chris Goss -responsable des joyaux de feu Kyuss- derrière les manettes n’est certes pas étrangère à ce joli bordel organisé.

« I’m Designer », « River in the Road » ou « 3’s & 7’s » trahissent le climat qui a prévalu tout au long des sessions d’enregistrement : le combo s’est bien amusé en studio. Mark Lanegan fait une apparition sur « Into the Hollow », d’où cette sensation de mélancolie qui se dégage de ce morceau en demi-teinte. On s’étonnera de la présence de « Make it Wit Chu », excellent titre issu des fameuses « Desert Sessions », que la formation a pris l’habitude d’interpréter lors de chacune de ses prestations.

Un bon album vu dans son ensemble, mais il faut se faire à l’idée que QOTSA a bien évolué, sans craindre de prendre de gros risques commerciaux, et que l’idée de voir sortir dans un futur proche un « Songs For the Deaf 2 » tient de la pure utopie. Rockers graisseux dans une autre vie, les Queens ont des allures de dandys chics qui s’éclatent en jouant du bon rock n’roll !

Queens of the Stone Age

Lullabies to paralyse

Écrit par
Responsable en 2003, de l’album incontournable ‘Songs for the deaf”, Q.O.T.S.A. nous revient avec un quatrième opus. Trop absorbé par ses Foo Fighters, Dave Grohl n’est plus de la partie. Nick Olivieri, non plus. Viré comme un malpropre, le bassiste charismatique du groupe californien a décidé d’embrasser une carrière solo. Seul aux commandes, Josh Homme a quand même réussi à convaincre quelques artistes de gros calibre de venir participer à l’enregistrement de ce « Lullabies to paralyse ». Et en particulier Marc Lanegan. Son timbre fantomatique, grave et pénétrant hante ainsi la première plage de l’opus, une ballade paradoxalement glacée et envoûtante. Le calme avant la tempête. Car dès le deuxième titre on retrouve ce style si caractéristique, sombre, saignant, électrique, musclé, exacerbé par la voix possédée de Homme. Malheureusement, les compos paraissent moins explosives. Les guitares rugissent, mais elles ne claquent plus. Et au fil de l’elpee, elles deviennent plus complexes, plus élaborées même, s’égarant même parfois dans une sorte de prog rock lorsqu’elles ne se repaissent pas des dépouilles de Smashing Pumpkins. Et ce n’est pas la présence d’autres invités de marque qui y change quelque chose. Celles de Shirley Manson (Garbage) et de Brody Dale (Distillers), sur le fragment maléfique « You got a killer scene there man… », passent totalement inaperçues. Quant à Chris Gross et Jack Black, il faut se référer aux notices de la pochette pour se rendre compte de leur participation. Seul le bon vieux Billy Gibbons de ZZ Top marque l’excellent boogie « Burn the witch » de son empreinte. Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de Q.O.T.S.A., vous risquez fort d’écouter ce disque en boucle. Pour les autres, ce sera une petite déception…

Queens of the Stone Age

Songs For The Deaf

Certain qu'avec cet album, les QOTSA ont écrasé toute la concurrence rock de cette année : rythmiques du feu de dieu (Dave Grohl en guest-star), refrains incendiaires, mélodies en béton… " A Song For The Dead ", " Go With The Flow ", " No One Knows " : autant de tubes taillés dans le roc le plus dur, qui ne sombrent jamais, pourtant, dans le métal risible. Imparable.