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Quintron & Miss Pussycat

Everyone is a badass!

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Auteurs d'un des albums de rock les plus furibards de l'année 2006, Quintron & Miss Pussycat avaient été contraints d'annuler, il y a deux mois, leur seule et unique date belge… De passage à Strasbourg ce mardi 17 octobre, les deux dégénérés de la Nouvelle-Orléans ont offert l'occasion aux irréductibles d'effectuer un petit crochet par la capitale alsacienne afin d'apaiser leur frustration…

La Laiterie, 17 octobre 2006. Une file interminable s'allonge depuis l'entrée de la célèbre salle strasbourgeoise jusque dans la rue avoisinante. Battant le pavé en cette douce soirée d'été indien, de jeunes filles en fleurs batifolent sous le regard concupiscent d'un groupe d'adolescents boutonneux. Un peu plus loin, plusieurs couples proches de la quarantaine se tiennent par la main, tout excités à l'idée d'avoir laissé les enfants à la maison pour une soirée musicale dont ils risquent de se souvenir… Impressionnant, vraiment, tout ce monde… Et diablement étonnant… Quoi, les Quintron & Miss Pussycat, sortes de Jon Spencer et Nico de bas quartier allumés à la benzédrine seraient donc 'famous in Strasbourg' ? Trônant en face des vestiaires, c'est l'antipathique receveur qui donne la réponse à cette interrogation bien légitime… ´Quintron & Miss Pussycat? C'est de l'autre côté ! Ici c'est The Divine Comedy...' dit-il en désignant une ruelle sombre au bout de laquelle luit une enseigne aux couleurs blafardes… Aaaah, c'était donc ça, les jeunes filles en fleur, les couples souriants… Et en effet, 200 mètres plus loin, à l'intérieur du club 'La Laiterie', la situation est quelque peu différente. Accoudés à un bar derrière lequel un barman à l'allure de Hell's Angel se tient raide comme une crosse de fusil, deux junkies, l'air paumé, sirotent une bière tout en avisant DJ Pasta, l'homme censé 'chauffer' la salle avant le concert. Pour le reste, l'endroit est vide… Ambiance glauque… Les paris sont pris. 20 ? 30 personnes pour ce concert programmé au bout du monde?

Master of Puppets

22H00. Après une heure d'attente, le petit théâtre de marionnettes installé sur la scène mais caché par la pénombre s'illumine. Le rideau se lève devant la quarantaine de spectateurs présents et laisse la place à de petites figurines vicieuses s'exprimant dans un anglais gras comme une dinde de Thanksgiving. Commencent alors 15 minutes d'abysse durant lesquelles se succéderont diables en rouleau de papier toilette et chaussettes en forme d'arbres bavards à la fenêtre de ce guignol pour enfants nourris, dès le placenta, aux Lucky Strike arrosées de whisky bon marché… 15 minutes, le temps nécessaire sans doute à Mister Quintron pour se préparer ; puisque le petit spectacle terminé, c'est bien lui qui monte sur scène et s'installe derrière son orgue décoré d'un pare-choc emprunté à une vieille Américaine. Arrive ensuite Miss Pussycat, satisfaite semble-t-il de son petit spectacle de marionnettes… Le show va pouvoir commencer.

'No more beer please…'

Pendant une heure et demie, Quintron & Miss Pussycat vont enchaîner les morceaux rock and roll à souhait. S'échinant derrière ses machines, Quintron est l'homme à tout faire d'un combo dont la folie fait plaisir à voir. Jonglant d'un air halluciné avec son orgue, de vieilles boîtes à rythme, deux micros sursaturés et un mellotron aux sonorités spatiales, l'homme chante aussi et surtout diantrement bien. A ses côtés Miss Pussycat agite maracas et popotin tout en s'égosillant à produire des chœurs hystériques. Le duo, s'il est parfois approximatif, n'en a pas moins la classe et réussit à faire danser le maigre public qui n'en demandait pas tant… Visiblement heureux de cette réaction positive, Quintron n'hésitera d'ailleurs pas à descendre dans la fosse pour accompagner ses fans dans une gigue éthylique, épisode auquel participera aussi une Miss Pussycat éclusant bière sur bière au point de se faire rappeler à l'ordre par un service de sécurité lui intimant un 'No more beer or the concert is over' pas vraiment à propos… 'You're a badass… I'm a badass… He's a badass' répète Mister Q. tout en pointant du doigt chaque membre du public lors d'un final qui le verra allumer les phares de sa voiture-orgue démoniaque le temps d'un aller simple pour l'enfer. Un enfer pavé de bonnes intentions par cette formation complètement dingue…

 

Quintron & Miss Pussycat

Swamp Tech

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Attention, attention, attention... Préparez-vous, bande de fous furieux en vue, ça va décoiffer. « Quintron & Miss Pussycat » ou comment arriver à faire rocker deux claviers moogs et une boîte à rythme cheap ? Un aveu : ce disque entrera sûrement dans l’histoire comme un des plus barrés de ces dix dernières années, au moins. Vous trouvez The Kills ‘Super géééniaaal, vraiment rock and roll’, les White Stripes ‘Tellement folklore américain quoaaaa’ ? Allez plutôt vous laver les oreilles et prenez-vous ce « Swamp Tech » en plein dans le bas ventre, entre le foie et la rate, là où ça fait le plus mal… Vous l’aurez bien mérité ! ! ! Parce que, chers amis, le vrai Rock and Roll pétage de plomb mâtiné de folklore américain façon série Z ne vit pas auprès de ces chantres poussifs d’un rock garage bien mal en point… Non… Il s’est au contraire réfugié, en ces temps difficiles, dans le cerveau dérangé d’un couple de dingos ‘coming directly from New Orleans’ qui, de leur union bénie par les moustiques et les alligators, ont donné naissance à un véritable OVNI. Il est dès lors vraiment difficile de décrire clairement la musique de « Quintron & Miss Pussycat ». Pour faire bref, elle pourrait procéder d’un croisement improbable entre le Jon Spencer Blues Explosion (pour la voix et la manière de chanter de Mister Quintron) et les Shadows ou autres Trashmen (surtout leur rock garage 60’s), qui auraient beaucoup écouté une compilation des plus grands titres moogs de Marek Bilinski. Ajoutez y la voix d’entremetteuse hystérico-paranoïaque de Miss Pussycat, plongez le tout dans une ambiance digne d’un remake 70’s de Nosferatu, et vous obtiendrez peut être une description plus ou moins correcte des 13 titres qui figurent sur cette plaque. Un opus qui ne fera probablement, et malheureusement, jamais parler de lui, tant il est inclassable. Depuis « Shoplifter » agrémenté de bruitages dignes de la version initiale du jeu « Frog » sur Spectrum à « Witch in the club » en passant par un « Fly like a Rat » taillé pour le dance-floor, Quintron & Miss Pussycat réussissent à mettre l’auditeur à genoux en une quarantaine de minutes. Des minutes souvent éprouvantes mais ô combien jouissives. En tirant parti de quelques claviers pourris et en manifestant une sérieuse dose de folie, nos deux nouveaux amis arrivent à sonner plus punk et plus rock que la plupart des ersatz garago/punko/new-wave actuels. C’est déjà beaucoup…